Chronique CD : METALLICA – THROUGH THE NEVER

Tout bon film a sa bande originale et le le film live 3D Through The Never ne déroge pas à la règle. En plus de l’expérience cinématographique, il est désormais possible pour chacun de revivre ce concert mémorable avec un double CD au son exceptionnel. L’occasion de prolonger le plaisir avant la sortie du blu-ray du film.

A l’exception des coffrets collector Live Shit : Binge & Purge, Français Pour Un Soir et Orgullo Pasion Y Gloria regroupant CD et DVD, Metallica n’avait jamais sorti de CD live seul. Le groupe avait bien sorti son concert symphonique S&M avec Michael Kamen en double CD et mis en vente quasiment toutes les dates de ces récentes tournées en téléchargement sur leur site mais c’est bien la première fois qu’un veritable live sort au format CD. Deux éditions sont disponibles pour ce Through The Never : un sublime digipack que l’on trouve que dans certaines boutiques et sur le web et un boitier simple assez vilain, faîtes le bon choix !

Depuis le Black Album, Metallica a divisé ses fans sur sa discographie. Chacune des sorties a demandé aux fans de s’y habituer ou non. Si certains de ces disques sont maintenant bien adoptés, d’autres comme Lulu, leur collaboration avec Lou Reed, ou St. Anger et sa batterie au son de poubelle n’ont toujours pas trouvé leur place dans le coeur d’une majorité des fans. Cependant si il y a un endroit où le groupe fait encore l’unanimité c’est bien sur scène avec des concerts sold out même dans les coins les plus reculés de la planète, Through The Never en sera certainement le meilleur témoignage.

 

La setlist de ce concert est d’ailleurs conçu comme une sorte de best of du groupe explorant quasiment tous les albums du groupe. Trois titres de Ride The Lightning, Master Of Puppets et du Black Album, Deux titres de …And Justice For All et Reload et seulement un seul titre de Kill’Em All et de Death Magnetic. Si James Hetfield annonce en début du 2ème CD qu’ils joueront des titres de chaque album, il manque cependant des titres de St Anger et Lulu. Deux albums totalement délaissé des dernières tournée du groupe. Si pour Lulu on comprend qu’il s’agit d’une sorte de projet parrallèle assez décrié, le malaise dans lequel a été enregistré St. Anger semble avoir donner l’envie au groupe de ne plus s’attarder sur ce disque. On sait que quatre autres titres dont Seek & Destroy ont du être coupé dans le long métrage et qu’ils reviendront dans l’édition blu-ray en revanche le morceau Through The Never qui a donné son nom au film est lui bel et bien absent.

Through The Never n’est cependant pas tout à fait un live comme les autres mais bien une bande originale. On peut en effet y entendre les faux problèmes techniques que l’on peut voir dans le film : panne de micro sur Ride The Lightning et le gros accident sur la fin de Enter Sandman. Mais à la différence du film, on gagne sur le CD la version complète de Wherever I May Roam dont seulement l’intro est conservé dans le long métrage et la dernière partie de Battery. Autre raison de posséder ce double CD, la réinterpretation d’Orion qui sert de générique de fin au film. Une sorte de version 2013 un peu moins réussi que l’originale mais qu’il est cool d’entendre en live.

De tous les enregistrements disponibles du groupe aucun n’avait jusque là sonné aussi bien. Le son est chaud et puissant pour coller aux spectaculaires images de la version Imax du film. Le groupe semble s’etre particulièrement appliqué pour l’interprétation des chansons. James Hetfield chante vraiment très bien même si il se permet quelques changement dans les paroles, Kirk Hammett semble cette fois ci avoir révisé ses solos, Lars Ulrich est cependant le plus approximatif avec des simplification de ses parties comme sur …And Justice For All. Le CD est l’occasion d’entendre les différents arrangements de Robert Trujillo sur le répertoire du groupe, enrichissant certaines lignes de basses. Certains crieront au scandale mais c’est quasiment les seules variations sur les arrangements que se sont permis le groupe en trente ans de carrière.

Cet album est avant tout un objet collector indispensable pour tout bon fan qui se respecte, certes on aurait préféré quelques chansons un peu plus rares mais avec sa setlist en forme de best of c’est aussi un bon moyen de découvrir le groupe plus que le film en lui même dont le volume et les images chocs pourraient effrayer les néophytes.

MON AVIS : 5/5

TRACKLISTING :

CD 1  CD 2

01. The Ecstasy of Gold

02. Creeping Death,

03. For Whom the Bell Tolls

04. Fuel

05. Ride the Lightning

06. One

07. The Memory Remains

08. Wherever I May Roam

        01. Cyanide

02. …And Justice for All

03. Master of Puppets

04. Battery

05. Nothing Else Matters

06. Enter Sandman

07. Hit the Lights

08. Orion

 

LINE UP :

  • JAMES HETFIELD : Chants & Guitares
  • LARS ULRICH : Batterie
  • KIRK HAMMETT : Guitares
  • ROBERT TRUJILLO : Basse

 

FICHE TECHNIQUE :

A LIRE AUSSI :