Critique Ciné : LES POINGS CONTRE LES MURS de David Mackenzie

CritiqueCiné2014

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Réalisateur de deux histoires d’amour sur fond de rock ou de science fiction en 2011, David McKenzie change radicalement de style avec son nouveau film Les Poings Contre Les Murs. Une immersion dans une prison anglaise pleine de désespoir et de scènes chocs comme si il avait eu besoin d’exorciser un trop plein de romantisme.

 

 

INTERDIT AUX MOINS DE 12 ANS

A 19 ans Eric se retrouve transféré dans un prison pour adultes pour homicide. Dur à cuire, le jeune homme va jouer des coudes pour se faire une place parmi les détenus. C’est surtout aussi l’occasion de retrouver son père emprisonné dans l’établissement depuis des années et qu’il n’avait pas revu depuis ses cinq ans.

Le film carcéral n’a pas attendu la série Prison Break pour exister mais semble être à nouveau à la mode ces dernières années avec des films en provenance de différents pays comme Bronson, Dog Pound, Un Prophete ou R. Alors qu’avant on nous racontait plutôt des histoires d’évasion, ce sont maintenant plutôt des films quasi documentaires qui nous plongent dans l’enfer des prisons et nous montrent à quel point la loi du plus fort est la seule encore en cours dans l’univers carcéral.

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Difficile dans ces conditions de réussir à proposer un peu de sang neuf dans cette profusion de films. L’histoire  du film de David Mackenzie commence comme toute les autres par l’habituelle fouille au corps et l’installation en cellule. Elle va se distinguer petit à petit par le parcours singulier du personnage principal qui va en retrouver en prison l’autorité d’un père qu’il n’a jamais connu. Déçu de retrouver son fils ici, celui ci aimerait le conseiller pour lui éviter le même parcours mais Eric a la tête dur et compte bien faire à sa manière pour s’imposer ici malgré son jeune age.

A le voir comme ça, Eric ne semble pas être un mauvais garçon. Pourtant on ne tarde pas à voir qu’il a déjà l’habitude de l’incarcération et qu’il aussi toutes les techniques pour survivre dans ce monde impitoyable. Un garçon perdu qui inconsciemment a du souhaiter retrouver son père mais qui a aussi un passé très lourd qui lui a forgé une voie toute tracée sur les traces de son paternel. Comme Bronson, ni la prison ni personne ne semble lui faire peur et aggraver son cas ne semble pas être une crainte pour lui.

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Les Poings Contre Les Murs c’est aussi en parallèle l’histoire d’Oliver, un éducateur bénévole qui voudrait prendre Eric sous son aile pour l’aider à s’en sortir. Il est le dernier rempart d’humanité dans cet univers carcéral où lorsque les matons ne sont pas aussi voyous que les prisonniers, ils sont souvent des crapules encore pire près à se débarrasser des fortes têtes de manière expéditive. Un personnage qui est quelque part un peu autobiographique pour le scénariste Jonathan Asser qui s’est servi de son expérience de thérapeute dans les prisons de Londres pour écrire cette histoire.

Déjà dur à cuire dans le film d’horreur Eden Lake, dans lequel il torturait un couple d’amoureux, Jack O’Connell tient le rôle du jeune Eric. Une prestation violente dans les paroles et les actes qui a permis au jeune comédien d’aller conquérir Hollywood avec des rôles dans la suite de 300 et dans la prochaine réalisation d’Angelina Jolie. Son père est joué par Ben Mendelsohn, acteur spécialisé dans les seconds rôles remarqués entre autre dans Animal Kingdom mais aussi à l’affiche de The Dark Knight Rises. Enfin c’est Rupert Friend qui incarne l’éducateur zélé, un personnage différent dans la filmographie de l’acteur jusque là célèbre pour ses rôles romantiques. 

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MON AVIS

3/5

Si une impression de déjà-vu domine tout le long du film de David Mackenzie, cela n’empêche pas de suivre avec intérêt l’histoire d’Eric. Jeune homme à la vie brisée par une éducation laxiste qui l’a poussé tout droit vers le même destin que son père. La preuve que l’histoire est un éternelle recommencement et qu’il n’est pas forcement possible de changer son destin lorsqu’on est parti avec les mauvaises cartes dès le départ.

 

FICHE TECHNIQUE :

 – TITRE ORIGINAL : Starred Up

 – REALISATEUR : David Mackenzie

 – AVEC : Jack O’Connell, Ben Mendelsohn & Rupert Friend

 – SCENARISTE : Jonathan Asser

 – GENRE : Drame

 – DUREE : 1h45 

 – SITE OFFICIELhttp://www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/les-poings-contre-les-murs/

DATE DE SORTIE : 04 Juin 2014

A LIRE AUSSI :

 – la critique de PERFECT SENSE de David Mackenziehttp://xav-b.over-blog.com/article-102741836.html

 – la critique de 300, LA NAISSANCE D’UN EMPIRE avec Jack O’Connellhttp://xav-b.over-blog.com/article-122846226.html

 – la critique de BRONSONhttp://xav-b.over-blog.com/article-34417029.html

 – la critique de UN PROPHETEhttp://xav-b.over-blog.com/article-35809562.html

 – la critique de MESRINE, L’INSTINCT DE MORT : http://xav-b.over-blog.com/article-23051877.html

 – la critique de MESRINE. L’ENNEMI PUBLIC N°1http://xav-b.over-blog.com/article-23083496.html

 – la critique de EVASIONhttp://xav-b.over-blog.com/article-121170392.html