Critique Ciné : RENAISSANCES de Tarsem Singh


 

Renaissances

 

Talentueux réalisateur de clips et publicités, Tarsem Singh avait fait des débuts remarqués au cinéma avec le thriller The Cell à l’esthétique très léchée. Après The Fall sortie directement en DVD, Les Immortels et Blanche Neige n’ont pas réussi à confirmer tout ce qu’on pouvait espérer de ce metteur en scène. Renaissances, le titre français de son nouveau film, sonne comme une volonté d’opérer un come-back en grande forme mais le film qui s’est déjà planté aux Etats Unis vaut il vraiment le déplacement ?

 

 

Alors qu’il ne lui reste plus que quelques mois à vivre, un brillant architecte se voit proposer la possibilité de transférer sa conscience dans un nouveau corps. Avec ce nouveau corps, Damian profite à fond de sa seconde jeunesse. Il va cependant rapidement avoir des flashes d’une vie qui n’est pas la sienne et comprendre que ce nouveau corps n’était pas l’enveloppe vide qu’on lui avait vendue…

Le scénario de Renaissances est signé par David et Alex Pastor, deux réalisateurs espagnols bien connus a qui l’on doit les plutôt sympathiques Infectés tourné aux USA et Les Derniers Jours tourné dans leur pays d’origine. Curieusement, ce n’est pas eux qui ont étés choisis pour porter cette histoire de réincarnation sur le grand écran mais Tarsem Singh, réalisateur indien qui par sa culture pouvait avoir plus d’inspiration sur ce sujet.

Renaissances

Inscrit sur la Black List des meilleurs scénarios hollywoodiens encore non produits, l’histoire de Renaissances pouvait en effet sur le papier se montrer très intéressante. La première partie du film confirme d’ailleurs bien cela, on est rapidement intrigué par le mystère autour de cette entreprise secrète qui permet aux personnes les plus importantes de notre planète de vivre éternellement en changeant de corps. Cependant passé les vingt premières minutes, le film devient ensuite très décevant lorsque Damien découvre que ce corps appartenait à un père de famille qui a laissé seules sa femme et sa petite fille malade.

En délocalisant l’intrigue dans une zone très isolée de la Nouvelle Orléans, Renaissances perd alors quasiment tout élément de science fiction pour se transformer en une espèce de polar où Damien ne pense plus qu’à prendre sous son aile les deux femmes. L’impression une nouvelle fois de s’être fait arnaquer devant un film de science fiction qui ne tient pas ses promesses. Il n’y a alors plus le moindre suspense et on fini par s’ennuyer ferme. De films en films, Tarsem Singh donne l’impression d’avoir perdu toute son inspiration. On ne retrouve plus sa touche que très brièvement dans les scènes de visions et encore sans attendre la beauté visuelle de The Cell.

Renaissances

Alors qu’il nous avait laissé une très bonne impression dans The Voices de Marjane Satrapi, Ryan Reynolds est à nouveau totalement à coté de la plaque dans Renaissances. Tout comme Nicolas Cage, on a l’impression que l’acteur perd tout son talent dès qu’il se prend trop au sérieux. En dehors de son physique, qui peut faire fondre les demoiselles, difficile de comprendre ce que l’on peut trouver à cet acteur la plupart du temps à coté de la plaque. Ben Kingsley incarne le Damian mourrant au début du film dans une prestation qui ressemble à beaucoup de rôles qu’il a déjà tenu.

Parce que la communauté Latino est très importante aux USA, Renaissances inclus dans le rôle de la mère abandonnée la sexy Natalie Martinez dont la plastique de rêve est malheureusement bien mal exploitée ici. Matthew Goode joue le scientifique à la tête du projet, un personnage réellement intriguant comme il avait déjà pu nous le prouver dans Stoker. A noter aussi la présence de Michelle Dockery de la série Downtown Abbey dans le tout petit rôle de la fille de Damian.

 

Renaissances

 

 

MON AVIS :

 2/5 

Malgré un pitch attrayant, Renaissances ressemble fort à un pétard mouillé. De film d’anticipation il passe trop rapidement à un simple thriller sans ambition qui manque clairement d’intensité et de scènes mémorables. Alex et David Pastor aurait au final fait un bien meilleur travail à la réalisation que Tarsem Singh dont le talent des débuts semble aujourd’hui bien loin. Que dire aussi de la prestation catastrophique de Ryan Reynolds en pilotage automatique. De quoi craindre le pire pour le prochain Deadpool.

 

 

 

FICHE TECHNIQUE :

  • TITRE ORIGINAL : Self/Less
  • RÉALISATEUR : Tarsem Singh
  • AVEC : Ryan Reynolds, Ben Kingsley & Natalie Martinez
  • SCÉNARISTES : David & Alex Pastor
  • MUSIQUE : Dudu Aram & Antonio Pinto
  • GENRE : Science Fiction
  • DURÉE : 1h56
  • NATIONALITÉ : Américain
  • DISTRIBUTEUR : SND
  • SITE OFFICIEL : http://selflessmovie.tumblr.com/
  • DATE DE SORTIE : 29 juillet 2015

 

 

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