HAKEN – LA MAROQUINERIE, PARIS – 14 MARS 2019 [Chronique Concert]

 

 

Deux ans après leur tournée anniversaire, Haken est de retour à La Maroquinerie à Paris pour promouvoir son nouvel album Vector sorti au mois d’octobre 2018.

 

 

Après avoir célébré leur dix ans de carrière lors de leur dernier passage à Paris en mars 2017 et être revenu en juillet 2017 pour accompagner la Shattered Fortress de Mike Portnoy, Haken reprend du service au grand complet pour le Vector Tour qui s’est posé une nouvelle fois dans la petite salle pleine à craquer de La Maroquinerie  ce vendredi 14 mars 2019. Pour l’occasion ils étaient accompagnés en première partie des groupes Bent Knee et Vola.

 

Bent Knee

 

Il fallait avoir prévu de l’avance si vous vouliez voir Bent Knee, le premier groupe qui devait ouvrir pour Haken ce 14 mars 2019. Alors qu’on nous annonçait le début des festivités pour 20h, les musiciens ont commencé bien plus tôt leur concert au point qu’il s’est fini aux alentours de 20h. C’est d’autant plus dommage que leur musique original entre le métal progressif et le folk avec sa chanteuse énergique avait tout pour mettre l’ambiance.

C’est moins le cas du second groupe Vola dont la musique pouvant aller du Djent énergique à la Meshuggah à la ballade pop à la Blackfield, n’a pas provoqué beaucoup d’entrain dans la salle à l’exception des spectateurs qui les connaissaient déjà.

 

Haken

 

C’est un peu après 21h15 que Haken monte enfin sur scène sur fond de l’Ouverture de Guillaume Tell de Rossini dans sa version revisitée pour la bande originale du film Orange Mécanique. Parce que leur nouvel album Vector sorti en octobre dernier  marque une orientation plus métal que jamais, le groupe a choisi de muscler sa setlist pour leur retour à Paris. Après l’intro Clear joué sur bande, les musiciens enchaînent sur les deux titres qui ouvrent leur dernier album  The Good Doctor et Puzzle Box. Il est ensuite temps de placer un petit classique avec le titre Falling Back To Earth issu de leur troisième album The Mountain.

Avec une tournée baptisé The Vector Tour, Haken semble bien décidé à nous jouer tout leur dernier album. Le concert se poursuit en effet sur les titre A Cell Divides qui clôture le disque et le titre instrumental Nil By Mouth où les musiciens démontrent tout leur talent sur ce titre très agressif et technique. Nouveau break ensuite avec le titre 1985 issu du précédent album Affinity où le chanteur Ross Jennings réapparaîtra sur scène avec des lunettes lumineuses très années 80.

 

Haken

 

Pour en finir avec leur dernier album le groupe enchaînera avec Veil et a visiblement choisi de faire l’impasse sur la seule ballade de l’album, le concert s’achevant au bout d’une heure et demi avec le titre The Architect issu lui aussi d’Affinity. En guise de rappel, les musiciens reviendront nous interpréter le titre Crystallised sur lequel le groupe rend hommage aux groupes des années 70 et 80 qui les ont influencé avec des sonorités rappelant parfois Rush et Genesis.

Question show, Haken semble encore manquer de moyen. La petite scène de La Maroquinerie ne permet pas un light show d’enfer même si le groupe a rajouté des stroboscopes à faire perdre les rétines aux spectateurs du premier rang. On pourra regretter de voir que le bassiste Conner Green reste la plupart du temps en retrait en fond de scène. Même les guitaristes Richard Henshall et Charlie Griffiths ne bougeront pas de leur coin respectif de la scène. Heureusement que le claviériste Diego Tejeida est là pour mettre l’ambiance en délaissant ses nombreux claviers pour venir nous faire régulièrement une démo de guitare synthé. Autre atout du groupe le batteur Ray Hearne impressionne par sa frappe plus forte que la sono et son talent sur les fûts. En plus de cela il joue parfois sur des pads électroniques là où certains se seront contenté de placer un sample.

 

Haken

 

Tant de talent mériterait mieux qu’une petite salle telle que La Maroquinerie. Digne descendants de Dream Theater, Haken impressionne réellement sur scène par la précision et l’efficacité des musiciens pour qui ces morceaux pourtant complexes semblent être joués avec le plus grande facilité.  Il ne manque au groupe que quelques titres capable de devenir de véritables classiques pour installer leur notoriété et gagner un plus large public mais cela n’est qu’une question de temps.

 

MON AVIS : 5/5

 

 

 

 

 

SETLIST

  • 01. The Good Doctor
  • 02. Puzzle Box
  • 03. Falling Back To Earth
  • 04. A Cell Divides
  • 05. Nil By Mouth
  • 06. 1985
  • 07. Veil
  • 08. The Architect

Rappel : 

  • 09. Crystallised