MEGADETH : DYSTOPIA (2016) [Chronique CD]

 

Megadeth : Dystopia

 

Megadeth compte bien corriger le tir après le décevant Super Collider avec leur quinzième album Dystopia qui marque l’arrivée d’un nouveau line u et le retour de l’inspiration.

 

Comme à chaque fois où Dave Mustaine a voulu tenter une incursion vers une musique plus accessible voir peut être plus commercial, il s’est généralement planté. Super Collider comme Risk en sont les exemples les plus flagrants. Souhaitant récupérer ses fans les plus fidèles, le chanteur a souhaiter faire revenir le guitariste Marty Friedman et le batteur Nick Menza pour un revival de la grande époque de Rust In Peace. Si cet événement ne s’est finalement pas concrétisé, cela a causé le départ de Chris Broderick et Shawn Drover que probablement personne ne regrettera.

 

Megadeth

 

C’est avec un nouveau line up que nous revient donc Megadeth pour Dystopia. Dave Mustaine a porté son dévolu sur le guitariste Kiko Loureiro, que les fans de Heavy Metal connaissent déjà bien comme pilier du groupe brésilien Angra, et sur le batteur Chris Adler de Lamb Of God. Porté par cet apport de sang frais, Dave Mustaine semble avoir retrouvé l’inspiration pour créer un nouvel album dans la lignée des œuvres les plus marquantes du groupe.

L’influence du guitariste brésilien semble se faire entendre dès les premières secondes du disque avec une courte intro mystique qui ne reflète pas vraiment vraiment l’univers futuriste de la pochette du disque. Lorsque commence vraiment le morceau The Threat Is Real nous sommes bien dans du pur Megadeth avec un riff saccadé soutenu par une double grosse caisse typique. Le second titre Dystopia qui donne son nom au disque surprend encore par une intro originale mais c’est l’ensemble du morceau en fait qui sonne vraiment comme une nouveauté avec un style assez accessible mais tout de même très énergique et une magistrale conclusion sur les deux dernières minutes qui nous ramènent tout droit à l’époque de Rust In Peace.

 

 

Le troisième titre Fatal Illusion est le premier qu’on avait pu découvrir en teasing de cet album. Le riff de basse de Dave Ellefson qui ouvre ce morceau est un pur moment d’anthologie, c’est en fait le cœur du morceau repris par la suite par les guitares et qui porte tout le morceau. Cette fois ci c’est carrément dans la période Peace Sells que nous ramène la fin de ce morceau avec un riff féroce porté par une pluie de solos et la batterie énervée de Chris Adler. Dans la quatrième chanson Death From Within, c’est les influences blues de Dave Mustaine qui reviennent comme bien souvent dans le riff principal privant ce morceau d’originalité mais pas d’efficacité surtout quand arrive le moment des solos couplées de Dave Mustaine et Kiko Loureiro.

L’intro de Bullet To The Brain avec son roulement de caisse claire a une allure militaire mais c’est aussi là encore un titre vraiment moderne et efficace que nous offre Megadeth qui arrive enfin à nous offrir des titres accessibles sans sombrer dans l’horripilant comme sur le précédent disque. Post American World est peut être le titre le moins inspiré de cet album avec des riffs déjà trop entendus et sans véritable surprise, il faudra encore attendre le passage instrumental des solos pour que le morceau prenne vraiment son envol et gagne enfin beaucoup d’intérêt.

 

 

Poisonous Shadows commence par une très belle intro à la guitare acoustique signée Kiko Loureiro qui inaugure encore ici l’un des plus grand titre de cet album sur lequel les musiciens sont accompagné sur les refrains d’un orchestre à cordes. Le titre n’est cependant pas un ballade car les accords sont puissants et Chris Adler se lâche en double croche à la grosse caisse. Il s’achève par une outro au piano encore joué par le brésilien, un instrument assez rare dans la carrière du groupe depuis leur premier album. Le titre suivant Look Who’s Talking est un des bonus track de l’édition collector, un morceau qui serait de dommage de se passer tant il est énergique et frais.

Encore une autre superbe intro à la guitare inaugure le titre Conquer Or Die, elle fait beaucoup penser à du Angra mais se transformera pourtant en riff 100% Megadeth en passant à la guitare électrique. C’est un morceau totalement instrumental que nous offre ici Megadeth. Autant dire que c’est une pure merveille qui s’enchaîne très bien avec le morceau suivant Lying In State un titre bien rentre dedans qui n’a pas la structure habituelle du couplet refrain pour délivrer un texte incisif.

 

 

The Emperor est encore une des perles de cet album avec son refrain formidablement efficace qui reste en tête. C’est vraiment la batterie qui semble faire toute cette chanson comme si la guitare n’était là pour une fois que pour l’accompagnement. Last Dying Wish, second bonus track est un  des titres les plus rentre dedans de l’album. Dave Mustaine y chante comme dans un vieux haut parleur sur les couplets et reprend sa voix normale sur les refrains. Là encore la section rythmique de Chris Adler et Dave Ellefson apporte une férocité au titre vraiment parfaite. Dernier titre mais pas des moindres Foreign Policy clôture avec une énergie presque punk ce nouvel album comme une bosse grosse baffe histoire de laisser une impression bien marquante. On peut même y entendre Chris Adler jeter ses baguettes et un larsen des guitares en guise de « fuck off ».

 

C’est un véritable plaisir de retrouver un Megadeth au sommet de sa forme avec ce Dystopia. Dave Mustaine semble enfin avoir retrouver la recette pour nous pondre une galette comme il en avait le secret à l’époque où il abusait de substances illicites. Megadeth arrive enfin à allier titres puissants et d’autre plus accessibles sans sombrer pour autant dans la facilité et évite aussi de se montrer trop démonstratif comme il a pu le faire sur Endgame tout en nous collant de sévères baffes dans les passages instrumentaux. Nul doute que ce nouveau line up marquera les esprits aussi fort qu’avait pu le faire celui de la période Rust In Peace.
MON AVIS : 5/5

 

TRACKLISTING :

  • 01. The Threat Is Real
  • 02. Dystopia
  • 03. Fatal Illusion
  • 04. Death From Within
  • 05. Bullet To The Brain
  • 06. Post American World
  • 07. Poisonous Shadows
  • 08. Look Who’s Talking (bonus track)
  • 09. Conquer Or Die
  • 10. Lying In State
  • 11. The Emperor
  • 12. Last Dying Wish (bonus track)
  • 13. Foreign Policy

 

LINE UP :

  • Dave Mustaine : Chant, Guitares
  • Dave Ellefson : Basse
  • Kiko Loureiro : Guitares, Piano
  • Chris Adler : Batterie

 

FICHE TECHNIQUE :

  • PRODUCTEURDave Mustaine
  • MIXAGEJosh Wilbur
  • GENRE : Thrash Metal
  • DURÉE : 54:53 minutes
  • LABELUniversal Music
  • SITE OFFICIELhttp://www.megadeth.com/
  • DATE DE SORTIE : 22 janvier 2016

 

 

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