VICKY de Denis Imbert [critique ciné]

 

Vicky

 

Dans la famille Bedos, je demande la fille ! Encore peu connue par rapport à ses illustres père et frère, Victoria Bedos rêve d’émancipation dans Vicky son premier film en tête d’affiche dont elle a aussi écrit le scénario en grande partie inspiré de sa propre vie.

 

 

SYNOPSIS : A bientôt 30 ans, Vicky est obligé de retourner vivre chez ses parents après avoir renoncé à se marier juste devant l’église. Bien décidée à montrer à son père, grand acteur de théâtre, et à son frère, célèbre animateur radio, qu’elle peut elle aussi devenir quelqu’un, elle décide de se lancer dans la chanson. Mais son style rock et décomplexé va bouleverser sa famille à un point qu’elle n’aurait jamais pu imaginer.

 

Malgré le succès du film La Famille Bélier dont elle a écrit le scénario, Victoria Bedos ne bénéficie pas encore de la même reconnaissance que peuvent avoir son père Guy Bedos où même son frère Nicolas.  Avec son aspect très biographique, Vicky a des allures de revanche pour la jeune femme qui avait commencé plus dans l’ombre en tant que journaliste et romancière. Cependant la scénariste a tout de même arrangé sa propre histoire pour en faire une sorte de fable pleine d’humour et un brin féministe qui lui permettra probablement de ne pas se fâcher avec toute sa famille.

 

Vicky

 

Lorsque le film commence, Vicky est une jeune femme fragile et un peu paumée qui s’est toujours laissé bercé par les choix que les gens faisaient pour elle. Que ce soit son père qui usait de ses influences pour lui trouver un travail jusqu’à son fiancé dont elle ne s’est rendu compte qu’il n’était pas fait pour elle juste devant la porte de l’église où ils devaient se marier. Elle aimerait bien se révolter mais n’ose pas s’imposer face à son père si charismatique et désespère comme sa mère qui n’a que la décoration intérieur de leur appartement comme occupation pour ne pas dire obsession.

Ce n’est qu’en découvrant l’orgasme avec un coup d’un soir que Vicky va trouver la force de s’émanciper enfin. Les textes des chansons qu’elle écrivaient depuis des années vont devenir un exutoire à sa condition de petite fille trop sage lorsqu’elle va fonder le groupe Vicky Banjo. Le succès du groupe ne sera franchement pas au goût de son père et son frère qui de trop protecteurs finissent par dévoiler leur coté macho. Les deux hommes n’apprécient pas de se faire voler la vedette et trouvent les textes de la jeune femme trop crus. En plus son envie de liberté va aussi influencer sa mère qui s’était aussi laissé écraser pendant de nombreuses années par son mari.

 

Vicky

 

Pour ce premier grand rôle au cinéma, Victoria Bedos démontre un vrai talent pour la comédie. Elle se montre particulièrement touchante et amusante dans la première partie en jeune femme fragile. En revanche si elle se montre plus sexy dans la seconde partie, son émancipation l’a rend moins attachante même si on comprendra bien ses motivations et qu’on aura envie de la soutenir face à l’injustice de son père et son frère.

Vicky doit aussi beaucoup pour son humour à ses seconds rôles avec un François Berléand qu’on avait pas vu ainsi depuis trop longtemps et une Chantal Lauby, toujours aussi drôle. Ce rôle de mère d’une rockeuse est d’ailleurs pas si loin non plus de sa propre vie puisqu’elle est la mère de Jennifer Ayache, la chanteuse de Superbus. La mauvaise idée du casting est sans aucun doute le chanteur Benjamin Biolay dans le rôle de l’idole de Vicky, un serial baiseur qui donne l’impression que le chanteur joue son propre rôle.

 

Vicky

 

Vicky commençait bien dans sa première partie qui montrait le pendant féminin d’une histoire qu’on a l’habitude de voir d’habitude du coté masculin. Le film perd malheureusement beaucoup de son humour lorsque l’émancipation de la jeune femme pose problème aux mâles de la famille. Même si on ne peut qu’encourager l’envie d’émancipation et de reconnaissance de Vicky, on se demande en permanence ce qui est vrai ou pas dans ce film en grande partie biographique où Victoria Bedos semble vouloir en profiter pour faire en même temps la promo de son véritable groupe Vicky Banjo dont le disque sort en même temps.

 

MON  AVIS : 2/5

 

 

FICHE TECHNIQUE :

  • RÉALISATEUR : Denis Imbert
  • AVEC : Victoria Bedos, Chantal Lauby, François Berléand et Jonathan Cohen
  • SCÉNARISTES : Victoria Bedos et Denis Imbert
  • COMPOSITEUR : Olivier Urvoy de Closmadeuc
  • GENRE : Comédie
  • DURÉE : 1h28
  • NATIONALITÉ  : Française
  • DISTRIBUTEUR : Gaumont Distribution
  • SITE OFFICIELhttp://www.gaumontpresse.fr/vicky/
  • DATE DE SORTIE : 8 juin 2016

 

 

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