WONDER de Stephen Chbosky [Critique Ciné]

 

Wonder

 

Star des Oscars 2016 pour sa prestation dans Room, le jeune Jacob Tremblay va à nouveau faire parler de lui avec son rôle dans Wonder, comédie dramatique sur la famille d’un petit garçon difforme qui ne manquera pas d’émouvoir tous ses spectateurs.

 

 

SYNOPSIS : Victime de malformation lors de son développement, le jeune August Pullman est pour l’instant resté à la maison à suivre les cours de sa mère. Mais alors qu’il doit entrer en « fifth grade », il est grand temps pour lui d’aller étudier dans une véritable école pour la première fois et faire face au regard de ses petits camarades qui peuvent parfois de montrer très durs.

 

Il y a parfois des films dont le succès est totalement inattendu. C’est le cas de Wonder sorti très discrètement aux Etats Unis en novembre et qui tout doucement séduit de plus en plus de spectateurs grâce au bouche à oreille. Sorti tout aussi discrètement en France dans un nombre de salles très limitée, il y a forte chance que le long métrage ne se fasse pas trop remarqué face aux blockbusters sortis pour les vacances de Noël et pourtant il serait bien dommage de passer à coté. Adaptation du roman de Rachel J. Palacio déjà Best Seller écoulé à cinq millions d’exemplaires à travers le monde, Wonder est le second film de Stephen Chbosky cinq ans après Le Monde De Charlie qui s’est aussi illustré avec le scénario de la nouvelle version live de La Belle Et La Bête de Disney.

 

Wonder

 

Au début on pourrait croire que Wonder est un biopic sur la jeunesse d’un des Daft Punk car le jeune August Pullman ne quitte quasiment son casque de cosmonaute. C’est en fait pour masquer la malformation génétique dont il a été victime lors de sa conception qui l’a conduit à subir de nombreuses interventions chirurgicales pour pouvoir voir et entendre le laissant avec un visage encore loin de ressembler à celui d’un enfant normal. Wonder raconte une année de la vie de ce jeune garçon depuis sa première rentrée à l’école jusqu’à la remise de diplômes finale mais aussi de son entourage : ses parents, sa grande sœur, la meilleure amie de celle-ci et les enfants avec lesquels August va finir par sympathiser.

Conçu sous la forme de chapitres qui nous présentera à chaque fois les états d’âmes des personnages, Wonder nous montre a quel point même si on est bien entouré de gens à l’écoute, certains de nos problèmes ne peuvent être résolus ou surmontés que par notre propre volonté. Pour August c’est accepter de se montrer à visage découvert et d’encaisser les railleries de ces camarades de classe. pour sa sœur Via c’est le fait de devoir grandir par elle même car depuis la naissance d’August, sa mère n’a quasiment pas eu d’yeux pour elle. Il y a aussi sa meilleure amie Miranda qui a subitement décidé de ne plus lui parler et Jack Will petit camarade d’August qui va apprendre à surmonter le premier regard qu’il avait sur lui. Sans avoir de chapitres à eux, les parents d‘August traverseront les différents chapitres et évolueront eux aussi durant tous ces mois.

 

Wonder

 

Oui c’est certain, il sera bien difficile par moment de retenir ses larmes devant Wonder car ce que peut vivre tous ces personnages est parfois dramatique ou parfois tellement beau qu’on sera forcement touché. Il y aura toujours quelque chose dans le film qui fera écho à notre vie que ce soit le fait d’avoir pu être victime d’harcèlement à l’école, dans la relation avec ses parents ou la mort d’un proche. Mais Wonder comporte aussi des passages très amusants dont certains mettent étonnamment en scène des personnages cultes de Star Wars. Le film se voulant familial, il ne faudra pas s’attendre à de passages trop dramatiques mais il faut saluer la finesse avec laquelle le réalisateur Stephen Chbosky a su mettre en image cette leçon de courage sans jamais forcer dans le pathos.

Difficile de reconnaître le jeune Jacob Tremblay, découvert dans Room et revu récemment dans The Book Of Henry, sous la tonne de maquillage qu’il a fallu pour lui faire incarner le personnage. Ce masque assez rigide empêche parfois de faire passer quelques émotions, mais il faut reconnaître le talent de ce jeune acteur dont on n’a pas fini d’entendre parler. Ses parents sont incarnés par une Julia Roberts tout en émotion et pleine de naturel et Owen Wilson en papa cool qui vient souvent apporter une petite touche d’humour. Fille de Jason Statham dans Homefront, la jeune Izabela Vidovic devrait pouvoir se servir de Wonder comme un tremplin avec ce rôle de la sœur d’August plus sensible et émouvant. On retiendra aussi la prestation de la très mignonne Danielle Rose Russell qui joue aussi dans la série The Originals et le naturel des jeunes Noah Jupe et Millie Davis qui jouent les amis d’August.

 

Wonder

 

Wonder est un très joli film pour une sortie au cinéma en famille. Une histoire touchante et universelle tant ses sujets feront forcement écho avec des choses que l’on a tous vécu ou auquel on sera confronté un jour. Émouvant sans jamais trop en faire, le film ne pourra laisser personne insensible. Même si on aura bien du mal à le reconnaître derrière le maquillage, le jeune Jacob Tremblay retrouve ici un rôle confirmant tout le bien que l’on pouvait penser de lui après l’avoir vu dans Room. Un rôle aussi difficile aurait permis à un acteur adulte d’être au moins nommés pour les Oscars mais qu’en sera-t-il pour un si jeune acteur ?
MON AVIS : 4/5

 

 

FICHE TECHNIQUE :

  • RÉALISATEUR : Stephen Chbosky
  • AVEC : Jacob Tremblay, Julia Roberts, Owen Wilson, Izabela Vidovic & Danielle Rose Russell
  • SCÉNARISTES : Stephen Chbosky, Steve Conrad et Jack Thorne d’après l’oeuvre de R.J. Palacio
  • COMPOSITEUR : Marcelo Zarvos
  • GENRE : Comédie Dramatique
  • DURÉE : 1h51
  • NATIONALITÉ : Américain
  • DISTRIBUTEUR : Metropolitan FilmExport
  • SITE OFFICIELhttp://wonder.movie/
  • DATE DE SORTIE : 20 décembre 2017