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DESTINATION FINALE : BLOODLINES de Zach Lipovsky et Adam B. Stein [Critique Ciné]

Destination Finale : Bloodlines

Attendu depuis quatorze ans, Destination Finale : Bloodlines déçoit par sa bêtise effarante.

Conscient d’avoir déjà peut être un peu trop tiré sur la corde, la franchise Destination Finale s’était achevée en 2011 au bout de cinq films. Mais comme toute saga lucrative, la New Line à cours de nouvelles idées aurait eu tort de ne pas chercher à la relancer. Car si nous ne nous serions peut-être pas précipité pour voir un sixième épisode à l’époque, l’idée de retrouver la saga quatorze ans plus tard est bien plus excitante. Malheureusement, ce Destination Finale :  Bloodlines n’est juste que l’exploitation d’une marque qui ne cherchera jamais à égaler ou surpasser le précédents épisodes.

Dès le début cela part très mal. Une reconstitution des années 60 bien trop clinquante et numérique pour être crédible. Nous découvrirons Iris et  Paul un jeune couple de sortie pour assister à l’inauguration d’un restaurant d’inspiration futuriste situé en haut d’une grande tour ressemblant à la Space Needle de Seattle. Comme d’habitude, il s’agit de la grande scène de prémonition qui débute chaque histoire. Mais au lieu de rester à la même époque, l’histoire de ce Destination Finale : Bloodlines se déroule près de cinquante ans plus tard avec pour héroïne principale la petite fille d’Iris .

Destination Finale : Bloodlines

De manière totalement irréaliste, celle-ci revit chaque nuit en cauchemar la scène de prémonition vécue par sa grand-mère qu’elle ne connait même pas. Comme inspiré par la Laurie Strode du reboot d’Halloween, Iris est désormais une sorte de mamie zinzin qui  vit retranchée dans un chalet au milieu de la forêt protégé comme une véritable forteresse afin de ne pas se faire rattraper par la mort. Et pourtant nous serons effaré de voir que malgré ses précautions, il y a un nombre impressionnant d’objets ultra dangereux dans les décors qui pourraient facilement créer un accident.

C’est bien là que nous verrons la débilité de ce nouveau Destination Finale : Bloodlines. Car là où la franchise avait réussi à chaque épisode à rendre de plus en plus plausible la mise en place de petits éléments conduisant à la catastrophe, les scénaristes de ce nouvel épisode renouent ici avec le coté totalement irréaliste du premier épisode. Résultat, chaque mort perdra du coup en puissance tant leur mise en place parait d’une débilité sans nom. Il faut dire que ce sixième volet destiné à l’origine à la plateforme Max est réalisé par Zack Lipovksy et Adam Stein deux réalisateurs choisis parmi 200 candidats au poste. Ils avaient réalisé auparavant l’adaptation live de Kim Possible là où les précédents étaient dirigés par James Wong et surtout David R. Ellis qui avait dirigé les meilleurs épisodes.

Destination Finale : Bloodlines

Face à la débilité de chaque scène, nous pourrons nous empêcher de rapidement trouver le temps long devant ce Destination Finale : Bloodlines. Le film prend tellement de temps à rentrer dans le vif du sujet qu’il semblera interminable à la vue du nombre de membres de la famille d’Iris qui doivent se faire dégommer. Au delà des diverses exécutions, c’est tout le scénario du film qui n’a aucune crédibilité avec des victimes qui ont le droit à leur enterrement quasi immédiat. Alors que la famille se fait décimer, les personnages ne sembleront à peine affectés de la mort de leurs proches, se souciant juste de qui sera le prochain.

En plus de son scénario lamentable, Destination Finale : Bloodlines a misé sur des effets spéciaux numériques pour chaque décès. Si les deux réalisateurs ne lésinent par sur les effets gores, la qualité de ces effets numériques nous empêcheront d’y croire. La faute peut être aussi à un casting réunissant une brochette d’acteurs méconnus et sans grand talent auquel il sera impossible de s’attacher. Le film est porté par Kaitlyn Santa Juana dont le seul fait d’armes marquant est une apparition dans la série The Flash le temps de deux épisodes. Ce n’est clairement pas avec ce film qu’elle réussira à plus se faire connaître tant son personnage se  montre exaspérant de bêtise. La seule réussite de ce sixième film est qu’en sortant de projection, nous ne pourrons nous empêcher de nous montrer extrêmement vigilent sur tous les pièges qui pourraient se dresseur sur notre route.

Destination Finale : Bloodlines

Là où la saga avait fini par se montrer brillante dans les exécutions de ses victimes, Destination Finale : Bloodlines est clairement le genre de films à regarder en ayant débranché le cerveau tant il se montre totalement débile. Quel dommage d’en arriver là plutôt que chercher à renouer avec le même niveau de qualité qui avait fait de cette franchise une véritable réussite. Après celui-ci, il n’y a plus qu’à espérer que ce soit cette fois ci réellement le dernier.

MON AVIS :
Noté 1 sur 5

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