Critique Ciné : LAZARUS EFFECT de David Gelb

 

The Lazarus Effect

 

Difficile de garder le compte dans les productions horrifiques de Blumhouse Pictures tant il en sort tous les mois. Que ce soit au cinéma ou directement en DVD, Jason Blum ne semble pas manquer de moyens pour produire tout un tas de long métrages qui peuvent aller du très bon au très anecdotique. En sortant sur les grands écrans, on peut penser que Lazarus Effect fera parti du meilleur mais qu’en est il vraiment ?

 

 

AVERTISSEMENT

DES SCENES, DES PROPOS OU DES IMAGES PEUVENT HEURTER LA SENSIBILITE DES SPECTATEURS

 

Au moment où Zoe et Frank ont enfin réussi à perfectionner leur sérum Lazarus en ressuscitant un chien, le laboratoire qui sponsorise leurs recherches décide de tout leur confisquer. Afin de ne pas perdre l’ensemble de leur travaux, ils doivent clandestinement reproduire l’expérience. Dans l’urgence, Zoe commet une imprudence et meurt électrocutée. Refusant de perdre celle qui l’aime, Frank décide d’utiliser le sérum Lazarus sur elle mais on ne joue pas impunément avec la mort…

Un film d’horreur accompagné d’un simple avertissement, cela ne présage rien de très effrayant ou gore. Pourtant le générique nous propose déjà quelques images assez étranges de fluides guère appétissants mais qui pourront réjouir les amateurs de gore. Ils resteront cependant rapidement sur leur faim car pour voir de l’hémoglobine et ressentir quelques frisonns, il va falloir prendre son mal en patience.

Lazarus Effect

On dit souvent que l’Histoire est un éternel recommencement, cela semble également vrai pour le cinéma qui ne fait bien souvent que recycler les mêmes idées. Le réalisateur David Gelb ne cherche même pas à cacher les influences du  film culte L’Expérience Interdite, se disant peut être que la majorité des spectateurs qui iront voir Lazarus Effect sont trop jeunes pour connaître le film de Joel Schumacher. Les deux films partent exactement de la même idée de base, celle de jeunes étudiants menant une expérience de résurrection, et ne diffère très peu dans son déroulement.

Lazarus Effect commence plutôt comme un film de science fiction avec les expérimentations de ces scientifiques. Rien de franchement original lorsqu’on a déjà vu Hollow Man, Splice ou n’importe quel Frankenstein. On attend donc que l’histoire bascule dans l’horreur pour enfin proposer quelque chose d’un peu original mais la suite n’est pas plus inspiré croisant Carrie et Lucy. En ressuscitant, Zoe est désormais capable d’utiliser les capacités totales de son cerveau comme l’héroïne de Luc Besson et se venge de ses anciens collègues à la manière du personnage inventé par Stephen King.

Lazarus Effect

Dans le rôle de Zoe, Olivia Wilde est une nouvelle fois bien mal exploitée dans ce long métrage. Souvent considérée comme une belle plante en second rôle, ce rôle central dans Lazarus Effect ne lui permet pas vraiment de briller tant le scénario manque de profondeur. Nous n’aurons même pas le droit à une scène sexy pour compenser. Elle se ferait presque voler la vedette par la moins connue Sarah Bolger (Les Tudors) dans son rôle de jeune stagiaire. Etonnant de retrouver Mark Duplass, plus habitué aux comédies dramatiques indépendantes, dans une production de ce genre. Inquiétant dans American Horror Story, Evan Peters est lui aussi bien mal exploité dans son rôle de scientifique Nerd.

Certainement pour des raisons budgétaires, David Gelb a choisi de faire de Lazarus Effect un huis clos qui se déroulera pour la plupart du temps uniquement dans le laboratoire. Le film se prive du coup d’ambition en se contentant de filmer des couloirs sombres. Cela n’explique pourtant pas pourquoi il reste aussi sage et laisse la place plus souvent à la suggestion qu’à des executions gores qui auraient pu lui donner un peu d’originalité et plus de frisson.

 

Lazarus Effect

 

 

MON AVIS :

 1/5 

Si vous avez déjà vu L’Expérience Interdite, Lucy et Carrie, alors inutile de perdre votre temps à aller voir Lazarus Effect. Cet honteux mélange d’influences non dissimulées destine le film à un public de pré- adolescents qui pour une fois pourront voir un film d’horreur avant leur 12 ans. Les véritables amateurs du genre ne pourront être que consterné par le manque d’ambition du film de David Gelb dont l’horreur n’a jamais été la spécialité. Un long métrage qui appelle à se méfier encore une fois de se méfier de Blumhouse Pictures capable de produire à la fois d’excellents films tel que Insidious et des navets comme celui-ci.

 

 

FICHE TECHNIQUE :

  •  – TITRE ORIGINAL : The Lazarus Effect
  •  – REALISATEUR : David Gelb
  •  – AVEC : Olivia Wilde, Mark Duplass & Sarah Bolger
  •  – SCENARISTES : Luke Dawson & Jeremy Slater
  •  – GENRE : Horreur
  •  – DUREE : 1h23
  •  – MUSIQUE : Sarah Schachner
  •  – NATIONALITE : Américain
  •  – DISTRIBUTEUR : Metropolitan FilmExport
  •  – SITE OFFICIELhttp://relativitymedia.com/film-detail/lazarus-effect/
  •  – DATE DE SORTIE : 11 Mars 2015

 

 

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