POWER RANGERS de Dean Israelite [Critique Ciné]

 

Power Rangers

 

Vingt deux ans après un premier long métrage, Les Power Rangers reviennent au cinéma dans une nouvelle adaptation qui voudrait rivaliser avec les Transformers et les super héros Marvel mais ce reboot sur grand écran arrivera t’il à faire oublier le kitsch de la série télé ?

 

 

SYNOPSIS : Cinq lycéens marginaux qui ne se connaissaient pas vraiment vont se retrouver réunis en trouvant par hasard cinq médaillons qui vont leur conférer une force et un destin hors du commun. Ils sont désormais les Power Rangers, gardiens du cristal et protecteur de la Terre face à la menace extra-terrestre. Mais pour devenir de véritables héros, il devront apprendre à surmonter leur peur.

 

Face au succès insolent des franchises Transformers et Marvel qui dépassent régulièrement le milliard de Dollars de recette au box office mondial, Les producteurs de Saban ont choisi de sortir de la naphtaline les Power Rangers. Ces super héros totalement kitsch inspiré des super sentai japonais tels que X-Or et Bioman. Pour rajeunir cette franchise poussiéreuse mais tout de même un peu culte quelque part et attirer les adolescents en salles, ils ont fait appel au réalisateur Dean Israelite qui avait su leur parler avec son premier film Project Almanach en 2015.

 

Power Rangers

 

C’est clairement avec l’idée en tête de lancer une nouvelle franchise lucrative que sort ce nouveau film car il s’agit là d’une Origin Story qui nous présente les cinq nouveaux héros qui incarneront peut être sur le long terme les Power Rangers. Dépassant les deux heures, le film prend vraiment le temps d’installer cette histoire. Après un prologue qui nous montre très rapidement les origines extra-terrestres des Power Rangers il y a 65 millions d’années, le film nous ramène à notre époque à la rencontre de cinq jeunes marginaux en pleine crise d’adolescence. Sorte de mélange entre le Chronicles de Josh Trank heureusement sans le coté Found Footage et les adaptations de Spider-Man, le film démarre plutôt bien avec un bon mélange d’action, d’humour et un peu de mystère dans la découverte des pouvoirs et de l’univers des Power Rangers.

Le plaisir sera cependant de courte durée car au bout d’une bonne demi heure d’installation, on finira par trouver le temps long car l’histoire ne décolle toujours pas. Marqué par leur jeunesse compliquée, les cinq héros ont toutes les peines au monde à se transformer en Power Rangers, car leur costume ne s’enfile pas, c’est à eux de pouvoir le sortir de leur corps grâce à leurs nouveaux pouvoirs. De scènes d’entraînement sans intérêts aux passages mélodramatiques où les violons sont de sortie, rien ne nous sera épargné alors qu’on a qu’une hâte c’est de voir enfin les Power Rangers passer réellement à l’action pour arrêter l’Extra-Terrestre Rita et son monstre géant en quête d’un puissant cristal caché sous terre. Lorsque le moment viendra enfin, notre déception sera encore plus grande face à l’aspect brouillon des scènes. Le grand monstre tant redouté ressemble à des images de synthèse d’il y a une bonne dizaine d’année et la grande bataille des Power Rangers à bord de leurs robots ressemble à un combat de jouets. Mais le but de Saban n’est il pas justement de relancer les ventes de figurines auprès des plus jeunes ?

 

Power Rangers

 

Il faut reconnaître que le casting de Power Rangers est plutôt bien réussi avec des acteurs qui ne sont pas encore très connus mais qui devraient faire parler d’eux sous peu. Le héros principal Ranger Rouge et chef de la bande est joué Dacre Montgomery, sorte de nouveau Zac Efron qui fera craquer les filles et que l’on reverra déjà dans la seconde saison de Stranger Things. Même si cela paraîtra un peu caricatural RJ Cyler déjà épatant dans This Is Not A Love Story nous régale de son humour dans le rôle du Ranger Bleu. Le rôle de l’atout sexy du film est tenu par Naomi Scott vue précédemment dans la série Terra Nova qui joue la Ranger Rose. Les deux autres semblent un peu plus effacés dans le film il s’agit de la chanteuse et actrice Becky G. vue dans la série Empire qui joue ici la Ranger Jaune et Ludi Lin, caution asiatique du film vu dans un petit rôle dans la série Marco Polo, qui est ici le Ranger Noir.

C’est dans les seconds rôles que l’on retrouve les véritables stars du film mais elles sont particulièrement mal exploitées par Dean Israelite. C’est l’immense Bryan Cranston qui joue Zordon qu’on aura bien du mal à reconnaître en dehors de la première scène puisqu’il n’apparaîtra ensuite que sous la forme d’un visage en image de synthèse à peine visible dans le mur du vaisseau. L’excellent Bill Hader, prête sa voix au robot Alpha 5 mais n’apparaît malheureusement pas dans le film. Quand à la grande méchante elle est jouée avec conviction par Elizabeth Banks au début bien inquiétante mais dont le personnage perd en intérêt au fil de l’histoire.

 

Power Rangers

 

Malgré toute sa bonne volonté ce reboot de Power Rangers n’arrive pas à la cheville des productions du Marvel’s Studio. En prenant trop de temps pour installer son histoire pour nous offrir une scène finale bâclée et très mal réalisé, nous sommes loin d’une grande réussite. Le film de Dean Israelite  pourra cependant satisfaire sans peine ceux qui trouvent un intérêt aux Transformers de Michael Bay et au jeune public pas trop exigent. De là à ce que ce renouveau des Power Rangers puisse  devenir une franchise lucrative, c’est vraiment pas gagné.

 

MON AVIS : 2/5

 

FICHE TECHNIQUE :

  • TITRE ORIGINAL : Saban’s Power Rangers
  • RÉALISATEUR : Dean Israelite
  • AVEC : Dacre Montgormery, Naomi Scott, RJ Cyler, Becky G & Ludi Lin
  • SCÉNARISTE : John Gatins, Matt Sazama, Burk SharplessMichele & Kieran Mulroney
  • COMPOSITEUR : Brian Tyler
  • GENRE : Science Fiction, Action
  • DURÉE : 2h04
  • NATIONALITÉ : Américain
  • DISTRIBUTEUR : Metropolitan FilmExport
  • SITE OFFICIEL :
  • DATE DE SORTIE : 05 avril 2017