RESIDENT EVIL : CHAPITRE FINAL de Paul W.S. Anderson [Critique Ciné]

 

Resident Evil : Le Chapitre Final

 

C’est dans l’indifférence générale que la catastrophique adaptation du jeu vidéo culte Resident Evil promet enfin de s’achever dans Resident Evil : Chapitre Final. Peut-on vraiment croire à ses adieux, où s’agit-il d’une manière d’attirer plus de spectateurs ?

 

 

SYNOPSIS : Contactée directement par la Reine Rouge, Alice a peut être encore une chance d’éviter l’extinction totale de la race humaine grâce à un antivirus. Mais pour cela, elle va devoir retourner à Racoon City au cœur de la Ruche, là où tout a commencé…

 

Quel ne fût pas l’erreur de Capcom d’avoir confié au réalisateur Paul W.S. Anderson l’adaptation de leur jeu vidéo culte en 2002 ! Alors que le premier film avait déjà déçu une majorité de fans de ce survival horror, le nombre d’entrées avait suffit aux producteurs pour faire confiance au cinéaste pour porter la franchise pendant les quinze années qui ont suivi. Un acharnement qui a donné cinq films supplémentaires presque tous aussi ratés les uns que les autres en prenant de plus en plus de liberté avec le jeu vidéo. Le calvaire promet cependant de toucher enfin à sa fin avec Resident Evil : Chapitre Final, un sixième film annoncé comme le dernier de la saga. Pour de vrai ?

 

Resident Evil : Chapitre Final

 

Souvenez-vous, il y a un peu plus de quatre ans la scène finale de Resident Evil : Retribution  avait laissé Alice (Milla Jovovich) sur le toit de la Maison Blanche accompagnée des personnages les plus emblématique du jeu vidéo : Chris Redfield, Jill Valentine, Ada Wong et Albert Wesker pour ce qui semblait promettre une grande bataille dans la lignée de celle du Gouffre d’Helm dans Le Seigneur Des Anneaux. Et bien figurez-vous que vous ne verrez jamais cette grande bataille ! Après un bref résumé du début de la saga, Resident Evil : Chapitre Final commence en fait juste après cet affrontement apocalyptique. Tout Washington semble avoir été soufflé par une explosion nucléaire dont Alice est la seule à ressortir des débris. Nous n’aurons aucune explication de ce qu’il s’est passé ni sur ce que sont devenus Chris, Jill et Ada. Le début d’un gros foutage de gueule de près d’une heure et cinquante minute.

Scénariste de tous les épisodes de la saga, le réalisateur Paul W.S. Anderson ne semble même pas capable de suivre son fil conducteur. Le point de départ de Resident Evil : Chapitre Final ne tient déjà pas la route. La soi-disant redoutable intelligence artificielle Reine Rouge décide subitement de prendre le coté d’Alice en lui dévoilant qu’Umbrella Corporation ont eux mêmes développé l’antivirus qui pourrait faire capoter leur grand projet d’élimination de la race humaine par le Virus-T ! Trop contente de cette bonne nouvelle, Alice n’a que quelques heures pour retourner à Racoon City pour aller retrouver cet antivirus. Sans se soucier de ses anciens camarades, elle filera donc sur les routes dévastées des Etats Unis sans jamais regarder devant elle ce qui lui causera deux accidents particulièrement stupides en cours de route.

 

Resident Evil : Le Chapitre Final

 

En chemin elle recroisera Claire Redfield, toujours jouée par Ali Larter, portée disparue dans le quatrième Resident Evil. Un retour qui ne sert en fait à rien en dehors d’inclure tout de même au moins un véritable personnage du jeu vidéo. Même Albert Wesker (Shawn Roberts) est ici réduit simplement à l’homme de main alors qu’il est un important ennemi du jeu. Il n’y en aura en fait que pour le Dr. Isaacs (Ian Glen), le big boss d’Umbrella Corporation, et ses clones contre qui Alice devra se battre encore et encore. De nouveaux personnages feront aussi leur apparition,  ce sont les derniers survivants de Racoon City qui tomberont comme des mouches en voulant accompagner l’héroïne. Parce  qu’elle est la plus connue l’actrice Ruby Rose a cependant le droit à une scène de mort mise en scène de matière dramatique alors qu’on n’a rien à faire de son personnage.

Mais le pire dans Resident Evil : Le Chapitre Final c’est de voir que le réalisateur Paul W.S. Anderson ne progresse pas de films en films ! Ce nouveau volet reproduit exactement les mêmes erreurs que les précédents  en enchaînant les scènes d’action sans se soucier de les lier par une véritable histoire.  Mais le plus ennuyeux est que la plus grande partie de ces scènes se déroulent dans une semi obscurité qui nous donne bien du mal à distinguer ce qu’il se passe à l’écran et nous donne même envie de faire la sieste. Et puis surtout les zombies ne servent une nouvelle fois à rien, ils se déplacent en meute guidé par le Dr Isaacs sans jamais une scène où ils sont vraiment flippants. On est bien loin du Dernier Train Pour Busan ou de The Walking Dead. Enfin, la fin du film reste beaucoup trop ouverte pour une conclusion nous laissant craindre l’éventualité d’un septième épisode.

 

Resident Evil ; Chapitre Final

 

Il faut être au choix sacrement fan des films Resident Evil ou particulièrement maso pour s’infliger ce Resident Evil : Chapitre Final. Entre un scénario qui ne tient pas la route, des personnages mal développés, des acteurs peu inspirés, des scènes d’action se déroulant dans l’obscurité sans véritable enjeu pour susciter la moindre émotion et une fin qui n’en est pas vraiment une, il n’y a strictement rien pour sauver le nouveau film de Paul W.S. Anderson. Comme pour le jeu vidéo, il est temps d’espérer un reboot qui nous fera rapidement oublier cette catastrophe. Et dire que Paul W.S. Anderson s’attaque désormais à Monster Hunter, on craint déjà le pire…

 

MON AVIS : 0/5

 

 

FICHE TECHNIQUE :

  • TITRE ORIGINAL : Resident Evil : The Final Chapter
  • RÉALISATEUR : Paul W.S. Anderson
  • AVEC : Milla Jovovich, Ali Larter, Iain Glen & Ruby Rose
  • SCÉNARISTE : Paul W.S Anderson
  • COMPOSITEUR : Paul Haslinger
  • GENRE : Action, Fantastique, Horreur
  • DURÉE : 1h47
  • DISTRIBUTEUR : Metropolitan FilmExport
  • NATIONALITÉ : Américain, Allemand, Australien, Canadien, Français
  • SITE OFFICIELhttp://www.sonypictures.com/movies/residentevilthefinalchapter/
  • DATE DE SORTIE : 25 janvier 2017

 

 

  • El Barto

    En un mot : OMG. J’irais quand même le voir samedi prochain tout en sachant que je serai 100 % d’accord avec cette critique, en espérant que celui-ci sera bien le dernier. Je n’ai vu que le 1er en 2002 au cinéma ayant vu tous les autres via blu-ray, et le même sentiments à chaque nouvel opus que celui décrit dans cet article, que de gâchis. Une petite pensée pour Milla Jovovich qui aurait mérité une autre carrière que celle-ci à Hollywood.

    • La plus grand force de cette franchise c’est que l’on sait que c’est nul mais on ne peut pas s’empêcher d’aller voir le suivant.