5 CENTIMÈTRES PAR SECONDE de Yoshiyuki Okayama [Critique Ciné]
le film d’animation 5 Centimètres Par Seconde de Makoto Shinkai devient un mélodrame live encore plus touchant.
Depuis l’énorme succès de Your Name., le réalisateur Makoto Shinkai est clairement devenu le mieux placé comme successeur d’un Hayao Miyzazaki qui n’a cependant pas encore dit son denier mot. Une réussite confirmée par ses films suivants Les Enfants Du Temps et Suzume. Mais avant de remplir les salles de cinéma, il avait déjà réalisé des films où nous sentions déjà tout son potentiel mais qui n’étaient cependant pas encore aussi aboutis. Sorti en 2006, 5 Centimètres Par Seconde était son deuxième long métrage d’après une histoire qu’il avait lui même imaginé qui était sorti par chez nous directement en DVD.
Signe d’une sorte de nouvelle consécration, 5 Centimètres Par Seconde se voit désormais adapté en un film en prise de vue réelles par le réalisateur Yoshiyuki Okayama encore inconnu par chez nous dont il s’agit seulement de son deuxième long métrage. D’un film d’animation d’à peine 62 minutes, il en tire une adaptati9n live de près de deux heures épousant le style très contemplatif de la majorité des mélodrames japonais réservant ce long métrage avant tout aux habitués du genre mais qui aura tout pour séduire également les fans du dessin animé auquel il reste très fidèle.
5 Centimètres Par Seconde, c’est selon la jeune Akari la vitesse à laquelle les pétales de cerisier tombe sur le sol. Jeune collégienne tout juste transférée dans une nouvelle école, elle sera accueillie par Takaki habitué lui aussi à déménager souvent. Rapidement les deux camarades vont devenir inséparables, partageant les mêmes passions jusqu’à finir par tomber amoureux. Malheureusement, Akari va être obligée de déménager à nouveau et après avoir tenté une relation à distance, ils finiront malheureusement par se perdre de vue.
L’adaptation live de 5 Centimètres Par Seconde se démarque du dessin animé par une construction en flashbacks. Le film commence alors qu’ils sont de jeunes adultes de bientôt 30 ans. Akari travaille en tant que vendeuse dans une librairie et Takaki est un développeur informatique dans la même ville. C’est sous forme de souvenirs que nous sera racontée leur rencontre. Centré avant tout sur le personnage de Takaki, le film nous montrera que c’est lui qui semble encore le plus souffrir inconsciemment de leur séparation. Cela sera illustré par un autre flashback dans ses années au lycée où il restera insensible à la tentative de rapprochement d’une camarade pourtant tout aussi charmante. Cela est encore plus souligné par l’ajout à cette adaptation d’une collègue de travail avec qu’il s’est mis en couple mais sans s’impliquer dans leur relation
Comme la majorité dés mélodrames japonais qui ont pu sortir en France ces dernières années, 5 Centimètres Par Seconde demandera encore d’aller imaginer ce qui peut bien se passer dans la tête des personnages durant des scènes très contemplatives. Ce n’est ici pas très dur à faire car nous sommes certainement nombreux à avoir des regrets assez similaires d’histoires d’amour avortées que nous n’arrivons pas à oublier. Mais qui sait si cette relation aurait marché éternellement et si revoir cette personne permettrait vraiment de reprendre cette relation là où elle était restée à l’époque. Est-ce bien raisonnable de rester ainsi dans l’espoir de retrouvailles ou bien ne vaut il pas mieux définitivement tourner la page pour avancer dans la vie ?
Comme cela est dit dans le film, le pourcentage de chance de recroiser par hasard une personne est infime. Pourtant Akari et Takaki auront sans le savoir eu plusieurs occasion de se croiser. C’est donc avec un certain suspense que nous suivrons le film en espérant qu’ils finissent enfin par se retrouver. Cette histoire est d’autant plus touchante qu’elle parle d’amour d’enfance, ce qui fait vibrer en plus une touche nostalgique chez le spectateur. Fidèle au travail de Makoto Shinkai, nous reconnaîtrons des plans comme les affectionne le réalisateur mais aussi une superbe bande originale où Radiohead croise des compositions J-Pop rappelant Radwimps et des musique de Yoshiyuki Okuyama rappelant parfois Joe Hisaichi.
En adaptant en prise de vue réelles 5 Centimètres Par Seconde, le réalisateur Yoshiyuki Okayama nous permet de redécouvrir cette histoire dans une version bien plus aboutie. Une très belle romance emplie de nostalgie porté par des acteurs de plusieurs génération tous épatants et touchants. Capable de parler à beaucoup de spectateurs, sa sortie confidentielle ne permettra pas au film de connaitre le succès qu’il mérite mas sil serait vraiment dommage de passer à coté si vous avez l’opportunité de le découvrir.
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