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STEVEN WILSON – THE OVERVIEW TOUR 2025 – SALLE PLEYEL – PARIS – 24 MAI 2025 [Chronique Concert]

Steven Wilson : The Overview Tour 2025 - Salle Pleyel, Paris - 24 Mai 2025

Steven Wilson démarrait spectaculairement ce samedi 24 mai trois jours de concerts à la Salle Pleyel pour The Overview Tour. 

Apres une parenthèse avec son groupe Porcupine Tree, Steven Wilson est de retour en solo à Paris pour promouvoir son dernier album The Overview sorti en mars. Talentueux multi-instrumentiste anglais officiant dans le genre très niche du Rock Progressif, il est extrêmement réputé chez tous les amateurs du genre mais malgré le soutien régulier de grands médias, il reste encore assez méconnu du grand public français. Cela ne l’empêche pourtant pas de remplir le Zénith avec Porcupine Tree en 2022 et de venir s’installer pour trois soirs de résidence à la mythique Salle Pleyel de Paris, les 24, 25 et 26 mai 2025.

Comme l’implique bien souvent un concept album, Steven Wilson a choisi d’interpréter ce nouveau disque The Overview dans son intégralité. C’est donc sans première partie qu’il effectue cette tournée avec pour mettre l’ambiance une compilation de ce qui pourrait bien être quelques unes de se influences de Radiohead à David Bowie en passant par Black Sabbath et quelques artistes plus obscures. Vers 20h00, cette compilation  a laissé la place à une musique nous plongeant dans l’ambiance spatiale de The Overview faite de nappes de synthé atmosphérique et de petits sons  électroniques.

C est à 20h10 qu’a commencé le concert de ce samedi 24 mai. Steven Wilson et ses musiciens arrivent dans l’obscurité avant qu’un spot unique éclaire le chanteur. Il débutera le premier morceau de The Overview A cappella sur la pointe des pieds pour atteindre les notes les plus aigues. Discrètement chacun de ses camarades s’ajoutera au titre à leur tour. C’est sans interruption qu’ils enchaineront les huit parties de ce premier morceau « Object Outlives Us » très prog avec de nombreux passages mélodiques mais aussi quelques belles envolées dans les lignes de basse et les solos de guitare.

Juste trois mots en Français pour saluer le public et Steven Wilson enchainera le second titre « The Overview » avec sur scène seulement le claviériste et le bassiste passé à la contrebasse jouée à l’archet. Ce titre qui nomme toutes les constellation de la galaxie en les classant par taille nous plongera dans une réflexion sur notre place dans ce vaste univers. Bouclant la boucle, il s’achève presque de la même manière que débutait le premier morceau avec Steve Wilson seul au chant. Comme s’ils étaient le groupe de première partie, les musiciens quitteront la scène au bout de ces 42 minutes de musique très intense pour une entracte de 20 minutes.

Vers 21h15 c’est Steve Wilson et son claviériste seulement qui remonteront sur scène pour deux autres titres très atmosphériques « The Harmony Codex » et « King Ghost« . il ne seront rejoints par les autres musiciens que sur le troisième titre « Luminol« , beaucoup plus rock avec sa superbe intro à la basse où l’écran géant derrière les musiciens restera  noir pour nous permettre de se focaliser sur leur incroyable prestation.

Comme si le concert commençait seulement, c’est seulement après ce troisième titre que Steven Wilson a pour la première fois  pris longuement la parole pour nous présenter le reste de la soirée et le programme de ces trois jours où certains titres joués ne seront pas les mêmes. Révélant un humour que nous n’avions pas encore perçu, il s’excusera auprès des personnes présentes ce soir uniquement pour accompagner quelqu’un  pour ces longs titres complexes auxquels il ne doivent rien comprendre. Il les épargnera avec le titre suivant « What Life Brings » de moins de quatre minutes.

Jusque là très focalisé sur ses albums les plus récents, Steve Wilson nous surprendra en exhumant deux titres des tout débuts de Porcupine Tree alors qu’il n’était que le seul et unique membre du groupe. « Voyage 34 (Phase I) » au riff vraiment très inspiré par le « Run Like Hell » de Pink Floyd baigné dans un éclairage arc en ciel et « Dislocated Day« . deux titres instrumentaux juste accompagnés d’une voix off au lieu du chant. Revenant sur The Harmony Codex pour lequel il n’avait pas pu tourné, Steven Wilson enchaînera avec « Impossible Tightrope » autre titre très Pink Floydien mais aussi bien long et particulièrement complexe.

Alors qu’il manquait encore à ce concert quelques titres les plus marquants de sa carrière solo, Steven Wilson nous fera vraiment plaisir en jouant enfin le titre « Harmony Korine » de l’album Insurgentes. L’un des plus grands moments de cette deuxième partie de concert débutant par une superbe mélodie qui s’envenimera de plus en plus. Cette deuxième partie du concert s’achèvera sur « Vermillioncore« , titre devenu un des incontournables des concerts de Steven Wilson issu l’E.P. « 4½« . Une magistrale chanson mêlant à nouveau Jazz et Rock Progressif et qui commence là encore par une superbe ligne de basse.

C’est sans trop nous faire attendre que Steven Wilson reviendra sur scène une bière à la main pour le rappel. Le chanteur nous dira que comme il n’a pas dans son répertoires de véritables hits incontournables gardés exprès pour le rappel, il peut nous jouer ce que bon lui semble. Il a tout de même choisi deux titres dont il savait qu’ils feront vraiment plaisir aux fans. Le morceau « Ancestral » issu de l’album  » Hand. Cannot. Erase. » Une douce mélodie sur laquelle chaque musicien aura l’occasion de briller dans des prouesses de virtuosité.

Pour finir, Steven Wilson s’installera sur un tabouret sans instrument pour interpréter la sublime chanson « The Raven That Refused To Sing » . Un pur moment d’émotion qui fait monter les larmes et prouve s’il le fallait encore les qualités de chanteur du musicien. C’est un moment comme cela qui devrait être montré au grand public pour prouver tout son talent. C’est sans un mot de plus, que le groupe a salué son public de longues minutes avant que le rideau ne se referme derrière eux à 22h55 après plus deux heures et quinze minutes de concert.

Comme toujours la scène de Steven Wilson est surmonté d’un large écran digne d’une salle de cinéma où sont diffusés les images des clips et autres animations. Les musiciens sont placés en ligne en juste en dessous à commencer tout à gauche par la batterie, suivi de la basse, du poste de Steven Wilson composé de trois claviers et de ses guitares, de l’autre guitariste et du claviériste aux instruments sorti des années 70. Ces musiciens vétérans sont déjà bien connus des fans puisqu’ils accompagnent Steven Wilson depuis ses débuts en solo. Le bassiste Nick Beggs membre de Kajagoogoo ; le claviériste Adam Holzman, le batteur Craig Blundell que Steve Wilson  aime bien charrier voir même torturer en prolongent un passage complexe à la Charley tout en sourdine. Ils sont accompagnés du nouveau guitariste Randy McStine qui assure la plupart des solos. Face à eux, Steven Wilson s’est décrit comme le pire musicien du groupe mais nous aimerions clairement tous être aussi « mauvais » que lui.

Le seul bémol de ce concert ne proviendra pas de Steven Wilson et de ses musiciens mais d’un public pour le moins amorphe. Le chanteur n’hésitera d’ailleurs pas à le dire en nous disant que nous n’étions pas loin de remporter le trophée du pire public de cette tournée. Et s’il finira par dire que nous sommes devenus à la fin l’un des meilleurs, tout le long du concert, les spectateurs se sont montrés très peu enthousiastes et communicatifs, se contentant de regarder le concert dans un silence religieux. Plutôt étonnant pour des fans qui ont quand même dépensé une somme importante de ne pas donner l’impression d’en profiter pleinement. Alors que Steven Wilson demande de ne pas utiliser notre téléphone, le public aurait dû être bien plus en communion avec le groupe mais peut être ont ils été hypnotisés par l’écran géant pour ne pas se montrer plus exaltés. Aux fans présents dimanche et lundi de rattraper le coup !

Concert focalisé sur le tout dernier album, c’est un show bourré de nouveautés que Steven Wilson nous a proposé pour son retour à Paris. Plus basé sur les synthés avec des influences très Pink Floydiennes, ces nouveaux titres nous ont subjugués mais ne valent pas les titres mêlant Jazz et Rock Prog des premiers albums qui auront été les meilleurs moments du show. De quoi avoir envie d’y retourner dimanche et lundi pour voir quels autres titres Steven Wilson va ajouter à sa setlist.

MON AVIS :
Noté 5 sur 5

SETLIST :

1ère partie : 
01. Objet Outlives Us : 
● No Monkey’s Paw
● The Buddha Of The Modern Age
● Objects: Meanwhile
● The Cicerones
● Ark
● Cosmic Sons Of Toil
● No Ghost On The Moor
● Heat Death Of The Universe

02. The Overview :
● Perspective
● A Beautiful Infinity I
● Borrowed Atoms
● A Beautiful Infinity II
● Infinity Measured In Moments
● Permanence

2ème partie :
03. The Harmony Codex
04. King Ghost
05. Luminol
06. What Life Brings
07. Voyage 34 (Phase I) (Porcupine Tree)
08. Dislocated Day (Porcupine Tree)
09. Impossible Tightrope
10. Harmony Korine
11. Vermillioncore

Rappel :
12. Ancestral
13. The Raven That Refused to Sing

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4 réflexions sur “STEVEN WILSON – THE OVERVIEW TOUR 2025 – SALLE PLEYEL – PARIS – 24 MAI 2025 [Chronique Concert]”

  • Concert magique, un son incroyable dans cette salle Pleyel, tout le génie de Wilson entouré de musiciens exceptionnels.
    Tout était au top, une 1ère partie où le dernier album est restitué dans une étonnante maitrise et avec un film captivant visuellement. Des titres plus plus par la suite pour notre plus grand bonheur. Merci pour cet article qui retranscrit bien ce moment d’anthologie…j’aurais tellement aimé y retourner ce soir et demain !!! Si vous y retournez, je suis preneur de la liste des titres !!!

    Répondre
    • Freakin' Geek

      Merci pour votre commentaire. J’aurai bien aimé y retourner tant le concert est riche et meriterait d’etre revu mais malheureusement je n’y serais pas. Il y a le site setlist fm pour retrouver la setlist des prochains concerts.

      Répondre
      • Merci oui je vais aller voir !
        Concernant votre remarque sur le comportement du public, je me suis un peu fait la même remarque que vous…pour l’anecdote, un couple devant moi ma demandé à l’entracte si c’était moi qui tapait le rythme dans la chaise ce qui n’était pas du tout le cas….par contre oui, je tapais la mesure au sol, en communion avec le batteur, et cela en était trop pour eux semble t’il 🙂
        L’échange était cordial bien sur mais j’avoue, je n’ai pu m’empêcher de me demander s’ils n’auraient pas mieux fait de louer un DVD ;o)
        Heureusement, la ferveur a gagné peu à peu le public et les standing ovations tous debout ont monté en puissance au fil du concert.

        Répondre
  • Ne vous inquiétez pas les parisiens, Steven Wilson nous a dit, à nous les lyonnais, juste après Paris, que nous étions « the quiest place of the tour »
    Il faut dire que devant un tel niveau de musicalité, comment ne pas rester bouche bée ?…
    Je souhaite ajouter un commentaire sur le batteur Craig Blundell, quand même.
    C’est un monstre.
    Il est toujours dans la difficulté.
    C’est incroyable ce qu’il accomplit durant tout le show…
    Ça fait du bien de voir des batteurs qui rendent hommage à cet instrument par leur niveau technique mais surtout, leur musicalité : c’était un régal.
    Dommage qu’il n’ait pas été mieux mixé car il est inarretable et il en met toujours plus… Quel tueur !

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