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SCREAM 7 de Kevin Williamson [Critique Ciné]

Scream 7 de Kevin Williamson

Le retour de Neve Campbell dans Scream 7 n’empêchera pas la franchise de continuer à creuser sa tombe.

Ma8s combien a été payée Neve Campbell pour finalement accepter de revenir dans un septième épisode de la saga Scream ? C’est la question principale que tout le monde s’ est  forcément posé à l’annonce de son retour dans Scream 7. Déclarant haut et fort que c’est parce qu’elle s’estimait insuffisamment payée qu’elle n’a pas repris son rôle emblématique dans  Scream 6, c’est pas moins de sept millions de Dollars que la Paramount n’a pas hésité à débourser pour la faire revenir, lui offrant même à nouveau le premier rôle et un poste de productrice exécutive. Un investissement qui se montre lucratif car Scream 7 semble bien parti pour battre tous les records au Box Office. Mais comme le précédent, ce septième épisode risque bien de faire autant de déçus que le précédent.

Les multiples bandes annonces et le fait que le film ne soit pas présenté en avance à la presse, pas même lorsque Neve Campbell vient elle même le promouvoir à Paris, donnait déjà peu d’espoir que ce Scream 7 relève le niveau d’une saga qui ne sait plus comment se renouveler. Le retour de son héroïne et de Kevin Williamson, créateur de la saga, à l’écriture et à la réalisation de Scream 7 aurait du être l’occasion de voir les choses en grand et de nous offrir le meilleur épisode de la saga. Mais comme s’ils renfilaient leurs vielles pantoufles, ce septième épisode manque tellement d’inspiration qu’il ne laisse qu’une furieuse impression de déjà vu.

Scream 7 de Kevin Williamson

Scream 7 débute déjà mal par un improbable prologue où un couple de fans de la tragédie vécue par Sydney a pu louer la maison de Woodsboro où tout a commencée qui a été transformée en maison de l’horreur pour une expérience immersive. Une fascination morbide qu’ils vont payer cher comme le dévoile déjà la bande annonce. Sydney vit elle bien loin de là mais un coup de fil anonyme venant de Woodsboro, la poussera à répondre pour se retrouver en face time avec Stu Macher. Censé pourtant avoir été tué il y a 30 ans, celui ci compte finir ce qu’il a commencé et s’en prendre aussi à sa fille ainée Tatum.

Franchise meta se jouant des codes du slasher, Scream 7 tire sur la corde avec une galerie de nouveaux personnages ressemblant tellement aux habituels slashers que nous pourrions croire être devant une parodie de slasher. Nourri à la saga Stab, adaptation cinématographiques des malheurs de Sydney, Ils ont tous des têtes de suspects potentiels comme dans une sorte de whodunnit à la Agatha Christie et semble s’amuser de la situation sans avoir conscience qu’ils pourraient tous être les futures victimes du nouveau Ghostface. Si eux mêmes n’ont pas peur, comment en tant que spectateurs pourrions nous nous soucier de leur sort et croire encore à cette histoire. D’autant plus que le scénario de Scream 7 est bourré d’incohérences trop nombreuses pour être cités. Pourquoi un tueur qui cherche à assassiner la fille de Sydney préfère toujours au final s’attaquer à ses amis présents au même endroit que directement à elle ? Scream 7 cherche dans son intrigue à dénoncer les dangers du deepfake mais son scénario donne lui même l’impression de n’être qu’une simple fanfiction écrite par ChatGPT tant il semble ne compiler des choses vues dans les précédents épisodes.

Scream 7 de Kevin Williamson

C’est vraiment se moquer des fans qui se précipiteront sans doute pour voir cette suite de leur servir cette nouvelle histoire sans aucune surprise ni aucune cohérence. Une fois de plus la révélation de l’identité du tueur vire au grand n’importe quoi avec un motif totalement tiré par les cheveux qui n’a plus rien à voir avec la tuerie de Woodsboro. Cette conclusion nous fera nous poser bien des questions sur tout ce que nous avons pu voir dans Scream 7 tellement rien ne tient la route et chaque mort paraitra totalement injustifiée. Pourquoi chaque tueur se sent obligé de toujours porter à chaque fois ce costume de Ghostface absolument identique rendant impossible de distinguer une photo du tueur dans Scream 7 par rapport à ceux des autres films. Ils leur suffirait pourtant de s’approcher d’elle incognito et de lui mettre une balle dans la tête pour en finir pour de bon avec elle ! Et comment Sydney fait elle pour ne pas se poser de cas de conscience en voyant le nombre de gens morts pour rien à cause de l’obsession qu’elle provoque chez certains psychopathes ?

Maintenant qu’elle est revenue visiblement pour de bon, combien de fois encore verrons nous Neve Campbell incarner ce personnage dans des suites qui se ressemblent toutes où l’actrice n’est pas prête de prouver qu’elle peut jouer mieux que les « final girl ». Et que penser aussi d’une Courteney Cox qui apparaît dans que très brièvement dans Scream 7 avec toujours les mêmes ambitions du scoop du siècle au lieu plutôt de chercher à tourner la page après avoir encore frôlé la mort dans le précédent épisode. Du soft reboot initié dans Scream 5, l’actrice principale Melissa Barrera s’est fait dégager sans ménagement pour avoir simplement pris le parti des victimes Palestiniennes dans le conflit les opposant à Israël poussant Genna Ortega à quitter à son tour le projet par solidarité. Rien ne sera évoqué pour expliquer leur absence dans Scream 7 comme si  les producteurs n’excluaient pas de les faire revenir. Elles se font remplacer ici par une Isabel May incarnant la fille de Sydney de manière tellement insipide que nous ne verrons même pas l’intérêt de la voir revenir dans un huitième film qui semble déjà inévitablement dans les tuyaux.

Scream 7 de Kevin Williamson

Il fallait bien le retour de Neve Campbell pour nous pousser à aller voir alors Scream 7 alors que le précédent film nous avait pourtant dissuadé de continuer à s’infliger cette saga. Par respect pour Wes Craven et les spectateurs, il serait vraiment bon de mettre un terme à cette histoire qui n’a déjà plus rien à raconter depuis son troisième épisode. L’heure de la retraite à définitivement sonner pour Kevin Williamson incapable de se renouveler dans son écriture et de susciter le moindre frisson en tant que réalisateur avec ses effets spéciaux numériques ratés. De plus en plus incohérentes, il sera difficile de trouver  une sacrée bonne raison pour nous donner encore envie de suivre les mésanventures de Sydney.

MON AVIS :
Noté 2 sur 5

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