ALIEN ROMULUS de Fede Alvarez [Critique Ciné]
Avec Alien Romulus, Fede Alvarez réussit brillamment à s’emparer de la franchise pour en faire le blockbuster de cet été.
Comme pour toutes les franchises de la 20th Century Fox, nous nous inquieti9ns du devenir de la saga Alien après le rachat du studio par Disney. Alors que son avenir semblait la conduire vers le streaming avec un nouveau film et une sérié annoncée pour Hulu aux états unis comme pour Predator, c’est finalement sur grand écran que nous arrive Alien Romulus le septième film de la saga imaginé par Fede Alvarez, le réalisateur du reboot d’Evildead et Don’t Breathe.
Après les prequels Prometheus et Alien Covenant, ce nouveau Alien Romulus est une sorte de spin off se situant entre le premier Alien, Le Huitième Passager de Ridley Scott et le Aliens de James Cameron. Sans chercher à modifier le canon de cette saga, cette histoire s’y insère pour suivre de nouveaux personnages confrontés aux Xénomorphes. Nous y suivrons Rain et son frère Andy, deux jeunes miniers qui rêvent d’échapper à leur sort. Lorsque leurs amis vont faire la découverte d’une station spatiale décommissionnée où restent encore des Pods d’hyper-sommeil qui leur permettraient de voyager jusqu’à une nouvelle planète plus accueillante, c’est à contre cœur que Rain les suivra, n’ayant de toute manière pas vraiment d’autre espoir de survie dans ce monde

Avec son casting bien plus jeune que dans les précédents film, ce Alien Romulus pourrait presque avoir des allures de teen-movie. Fede Alvarez offre un nouveau regard sur la saga en montrant un peu plus les habitants de cet univers plutôt qu’uniquement des scientifiques ou des soldats. Rapidement embarqué par le suspense de l’exploration de cette base aux multiples rebondissement, nous ne verrons clairement pas le temps passer. Motivé dans la conception de son film par le jeu vidéo Alien Isolation dont l’histoire se déroule à la même période Alien Romulus prend véritablement des allures de survival horror qui raviront les gamers.
Contrairement à ce nous pouvions craindre, nous serons étonné de voir que Disney n’a visiblement pas chercher à édulcorer la saga. Au contraire, Fede Alvarez semble avoir eu toute liberté pour retrouver l’atmosphère de son reboot d’Evildead n’hésitant pas à y aller fort sur les effets gore et les nombreuses allusions sexuelles. Les Face-Huggers semblent être montré quasiment comme des violeurs et la naissance du premier Xénomorphe paraitra également bien osée. Cependant, le réalisateur préférera bien souvent faire monter la tension sur une menace invisible plutôt que multiplier les scènes avec les Xénomorphes. Il gardera ce grand affrontement pour les dernières scènes en guise de bouquet final.

Si l’histoire d’Alien Romulus arrive à se montrer un peu originale et surtout très prenante. Il faudra cependant fermer les yeux sur quelques grosses ficelles scénaristiques et quelques moments assez peu réaliste. Nous pourrons aussi regretter qu’avec son respect du culte de cette saga, Fede Alvarez n’a pas pu s’empêcher de tomber dans le fan service. Des répliques, l’inévitable tète à tète avec le Xénomorphe et même un combat final en petite tenue cependant moins osé cependant que la petite culotte de Ripley.
Dans le rôle principal de Alien Romulus, nous retrouvons Cailee Spaeny, récente héroïne de l’excellent Civil War d’Alex Garland. Une fois de plus, elle se montre parfaitement à la hauteur pour prendre la relève de Sigourney Weaver. Dans un rôle rappelant beaucoup celui de Michael Fassbender dans Prometheus et Alien Covenant, David Jonsson se montre lui aussi très convaincant. Le reste du casting se montrera bien plus secondaire car tout juste bon à être les futures victimes du monstre.

Si même l’intérêt d’un nouvel épisode de la saga Alien pouvait être discuté, Fede Alvarez réussit à nous redonner gout à cette franchise avec un film qui enrichit l’univers avec un aspect Survival Horror hérité du jeu vidéo. et nous propose de bons moments de suspense intense. De quoi en prendre plein les yeux pour les fans de la première heure et séduire une nouvelle génération par son casting rajeuni.
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