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COLD STORAGE de Jonny Campbell [Critique Ciné]

Cold Storage

Bien qu’amusant, Cold Storage s’est clairement trompé de route en sortant au cinéma ce mercredi.

La longue grève des scénaristes Hollywoodiens en 2023 semble encore lourdement se faire ressentir trois ans plus tard sur les sorties de nouveaux films américains,  permettant ainsi aux production hexagonales de squatter tranquillement les premières places du Box Office français en ce début d’année. La moindre sortie d’une production américaine suscite forcement l’envie au point de se précipiter même sans grandes convictions pour voir des films tels que Cold Storage. Une nouvelle comédie entre horreur et science fiction qui n’aurait pourtant pas mérité mieux qu’une sortie directe sur plateforme mais qui tente sa chance en salles ce mercredi 18 février 2026, espérant profiter des vacances. Mais à l’instar de Présume Innocent ou du très réussi Send Help, ce n’est pas encore certain qu’il trouve son public. 

Sans donner plus de détail l’affiche de Cold Storage nous annonce que ce film est écrit par le scénariste de Jurassic Park. Plutôt méfiants, nous découvrirons qu’il s’agit bien de David Koepp, scénariste des deux premiers et du dernier épisode de la saga, qui est derrière ce nouveau long métrage. Un nom qui aurait bien mérité d’être mentionné directement sur l’affiche puisqu’il est également le scénariste de bien d’autres films à succès tels que le  premier Spider-Man et un fidèle collaborateur de Steven Spielberg. Cold Storage est même l’adaptation d’un de ses propres romans publié en 2019. Egalement réalisateur entre autres d’Hypnose ou Premium Rush, il aurait très bien pu lui même porter cette histoire sur l’écran mais il a préféré confié cette tâche à Jonny Campbell. Un réalisateur quasiment inconnu qui a tout de même mis en boite des épisodes de Westworld et de la série Dracula de Netflix.

Cold Storage

Cold Storage débute en 2005 alors qu’une capsule issue d’une station spatiale de la NASA a été retrouvée dans un petit village perdu d’Australie. Elle contient un champignon qui servait pour des expérimentations. Le problème circoncit non sans difficultés, un échantillon de ce parasite va être conservé dans une base souterraine de l’armée qui a fini par être revendue vingt ans plus tard et transformée en boxes de stockage. C’est là que travaille Tea Bag qui intrigué par une alarme va se mettre à explorer le complexe à la recherche de l’origine de ce bip inquiétant qui résonne de manière inquiétante

Cold Storage donnera un peu l’impression de suivre deux histoires en une. D’un coté une comédie sci-fi très amusante dans laquelle Tea Bag et sa nouvelle collègue Naomi vont explorer le complexe et devrons faire face aux humains infectés par le champignon parasite dans des scènes souvent drôles et dégoutantes. Ce Tea Bag est incarné par Joe Keery qui retrouve ici un rôle pas si éloigné de celui qu’il tenait dans la série phénomène Stranger Things dans ce mélange entre horreur et comédie. Il fait équipe avec Georgina Campbell connue pour son rôle dans le film Barbarians qui se révélera être une très bonne acolyte pour ce genre d’histoire.

Cold Storage

Mais en parallèle, nous suivrons aussi Robert Quinn. Un agent du gouvernement spécialisé dans le bioterrorisme qui était déjà présent lors de la collecte du champignon en Australie en 2005 et qui va venir à nouveau tenter de sauver la situation. Il  est incarné par un Liam Neeson qui du lire le scénario en diagonale car il se prend curieusement bien trop au sérieux dans une sorte d’autoparodie mélange entre ses personnages de Bryan Mills de la saga Taken avec sa grosse voix et de  Franck Drebin Jr du reboot raté de Y a-t-il Un Flic Pour Sauver Le Monde dans ces attitudes. N’importe quel acteur plus ou moins connu aurait été sans doute plus crédible dans ce rôle qu’un Liam Neeson qui semble avoir perdu tout estime de lui-même.

Nous avons connu David Koepp plus inspiré que cela. Son Cold Storage manque clairement d’ambition en terme d’histoire mais aussi probablement de budget. Le gros de l’histoire se déroulera à l’intérieur du complexe sans que le parasite ne puisse vraiment se propager. Au final, il faudra se contenter d’une poignée d’infectés qui ne représenteront pas une grosse menace. Il manque clairement au film un véritable climax et certaines pistes semblent ne pas avoir été exploitées complétement. Il y  a visiblement un haut gradé joué par Richard Brake, terrifiant dans le 31 de Rob Zombie, qui aurait dû être le principal antagoniste de l’intrigue mais il ne sera au final pas plus dangereux qu’un chien de garde facilement dupé. C’est à se demander si le montage de Cold Storage n’a pas totalement sacrifié ce personnage potentiellement prometteur.

Cold Storage

Divertissant mais inabouti, Cold Storage manque d’ambition dans le développement de son amusante histoire n’apportant cependant rien de bien neuf dans le genre. Si Georgina Campbell et Joe Keery y sont vraiment très bons, Liam Neeson vient malheureusement tout gâcher en s’autoparodiant de manière pathétique. En manque d’inspiration David Koepp aurait dû revoir sa copie avant de se lancer dans cette adaptation de son roman qui ne fera sans doute pas long feu sur les écrans mais trouvera peut être son public sur les plateformes où il aurait dû directement atterrir. 

MON AVIS :
Noté 3 sur 5

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