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JUMPERS de Daniel Chong [Critique Ciné]

Jumpers de Daniel Chong

La studio Pixar revient au sommet de son art avec la très bonne surprise Jumpers réalisé par Daniel Chong.

Apres nous avoir extrêmement déçu avec leur précédent film Elio, qui est de loin ce que le studio Pixar a pu faire de pire, il y avait de quoi s’inquiéter de l’avenir du studio à la lampe. Obligé de corriger le tir après ce naufrage, il leur fallait nous prouver que cet échec artistique n’était qu’une bref passage à vide. Créatures à plusieurs têtes pensantes, le studio Pixar est heureusement capable de produire encore des merveilles pendant que leur collègues s’enfoncent en même temps dans le plus médiocre. il n’aura fallu ainsi que neuf mois pour qu’ils arrivent à nous faire oublier cette sortie de route avec leur nouveau long métrage Jumpers qui vient redorer le blason du studio.

En attendant la toute fin des vacances de février pour enfin sortir Jumpers en salles. Cela laissait à craindre que Disney ne croit pas vraiment au potentiel de ce nouveau long métrage du studio Pixar. Fort des  huit millions  d’entrées de Zootopie 2, il est incompréhensible que la firme aux grandes oreilles a pu se priver de ces six semaines de vacances d’hiver pour faire de Jumpers un succès similaire. Quand on voit le score réalisé par le navrant Marsupilami qui dépasse maintenant les 5 millions d’entrée, Mickey a clairement raté une belle occasion de faire connaitre un Jumpers appelé à devenir un nouveau classique de Pixar.

Premier long métrage réalisé pour Pixar par Daniel Chong, créateur de la série animée We Bare Bears de Cartoon Networks, Il ne ne faudra à peine que quelques minutes pour tomber immédiatement sous le charme de Jumpers. Alors élève de primaire, la jeune Mabel se faisait déjà remarquée pour avoir tenté de sauver tous les animaux de l’école. Jeune américano-japonaise un brin rebelle et sauvageonne, son tempérament de feu va être canalisée par sa grand-mère qui lui apprendra à se poser  pour apprécier la beauté de la nature. 

 Après ce prologue pas loin d’être aussi émouvant que celui de Là-Haut, nous la retrouverons à l’âge de dix-neuf ans devenue une féroce militante écolo en guerre permanente contre les projets d’urbanisation du maire de Beavertown. Alors que la construction d’une nouvelle rocade menace le plan d’eau où  Mabel avait l’habitude de se détendre avec sa grand-mère, elle disposera de 48 heures pour tenter de mettre un terme aux travaux. Pour cela, il lui faut à tout prix faire revenir les animaux en ramenant un castor sur le plan d’eau. Sa recherche finira par la conduire par hasard dans le laboratoire de son université où sa professeur de sciences naturelles a développé une machine permettant de transférer sa conscience dans un robot castor. Sans demander la permission, elle va s’emparer de cette invention pour réussir à trouver un  vrai castor.

Désamorçant toutes critiques qui pourraient crier au plagiat d’Avatar par un simple réplique évoquant la saga de James Cameron. Cela n’empêchera pas Jumpers de raconter une histoire assez similaire où un faux castor va se mêler aux vrais animaux à leur insu pour sauver leur environnement de la destruction par les humains et devenir ainsi leur nouveau héros. Si le point de départ est en effet similaire, Jumpers se démarque dans le développement de son intrigue pleine de rebondissements mais aussi et même surtout par son humour omniprésent que ce soit dans de nombreux gags visuels ou dans ses dialogues.

Faisant souvent penser au tout aussi réussi Alerte Rouge, le réalisateur Daniel Chong déborde d’idée dans sa mise en scène avec des effets de caméra originaux peut être bien inspirés par Danny Boyle. Plus que jamais les artistes de Pixar ont su imaginer toute une galerie d’animaux totalement délirants de toutes les espèces possibles qui participeront grandement à l’humour du film. Même si elle n’est curieusement pas mise en avant sur aucune affiche, Mabel est pourtant une héroïne très attachante par son caractère indépendant et rebelle correspondant bien au cahier des charges Disney sans pouvoir être taxée ce coup ci de wokisme. Son éternel rival, le maire de Beavertown est lui aussi un sacré personnage auquel John Hamm de la série Mad Men prête sa voix en version originale. Il est cependant certain que le castor robotisé et les autres animaux seront bien plus vendeurs en termes de produits dérivés pour Disney.

Si nous pouvions craindre un nouveau doublage français catastrophique, le choix de Mallory Wanecque, jeune héroïne de L’Amour Ouf s’avère être un choix très judicieux pour incarner Mabel. Contrairement à ce que nous pouvions penser au premier abord, Artus n’incarne pas l’ours de l’affiche du film mais le roi des castors à qui il apporte tout son humour. Mais surtout cette version française évite pour une fois d’abuser des habituels jeux de mots français vaseux que nous pouvons entendre dans de nombreux doublages. En revanche on se demande bien pourquoi ils ont francisé beaucoup de prénoms d’animaux cités dans le film alors que l’histoire de passe aux États Unis.

En attendant un Toy Story 5 qui s’annonce à la hauteur des précédents, le studio Pixar créé la surprise avec un Jumpers sur lequel nous n’avions que très peu d’espoir après l’échec d’Elio. en vétéran du studio, le réalisateur Daniel Chong a su retenir les leçons de John Lasseter pour nous offrir une grande réussite à la hauteur des meilleurs films de Pixar avec une réalisation complétement folle et des personnages plein d’humour. En le sortant au début des vacances, Jumpers aurait eu clairement toutes ses chances pour égaler le succès de Zootopie 2.

MON AVIS :
Noté 5 sur 5

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