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THE APPRENTICE de Ali Abbasi [Critique Ciné]

The Apprentice

The Apprentice nous révèle comment Donald Trump est devenu l’homme qu’il est aujourd’hui dans un portrait qui fait froid dans le dos.

Alors que le monde tremble à l’idée de voir Donald Trump être finalement réélu Président des États Unis dans moins d’un mois, le film The Apprentice nous permet de découvrir comment il est devenu cet ignoble personnage que nous craignons de voir revenir au pouvoir aujourd’hui. Un long métrage que Donald Trump cherche à faire interdire qui mérite réellement d’être découvert pour ce qu’il révèle de la personnalité du Business Man et qui pourrait bien encore faite parler de lui aux Oscars par sa réalisation et la justesse dans son interprétation.

Sans remonter jusqu’à l’enfance de l’ancien Président, The Apprentice débute dans les années 80 alors que Donald Trump n’est encore que le fils de son père Fred Trump. Un puissant promoteur immobilier pour lequel il effectue encore de basse œuvres comme aller collecter les loyers impayés en porte à porte. Alors que leur empire est menacé par un procès. C’est là que Donald Trump va faire la connaissance de Roy Cohn. Un avocat tout puissant qui n’a jamais perdu un procès. Apres les avoir sorti de ce mauvais pas, il va devenir une sorte de mentor pour l’ambitieux jeune homme.

The Apprentice

Donald Trump serait-il devenu l’homme à abattre qu’il est aujourd’hui s’il n’avait pas fait la rencontre de Roy Cohn. C’est la question qui se pose en regardant The Apprentice car au début le film nous présente un jeune homme porté par le rêve américain qui a pour objectif de surpasser tous les puissants hommes d’affaire qu’il croise dans le club privé où il vient d’être admis. Sans pouvoir affirmer que tout s’est réellement passé comme présenté dans ce long métrage, nous découvrirons que la manière de se comporter et de parler de Donald Trump avec cette absurde confidence dans les énormités qu’il peut raconter découle directement de l’influence de l’avocat qui lui a enseigné le b.a.-ba du business.

Découvert en Soldat De L’Hiver dans le Marvel’s Cinematic Universe avant d’incarner Tommy Lee, le batteur de Mötley Crüe dans la série Pam & Tommy sur sa Sex Tape avec Pamela Anderson, c’est Sebastian Stan qui incarne ce jeune Donald Trump. Sans y ressembler totalement, l’acteur a suffisamment bien observé l’ancien Président pour imiter à la perfection sa gestuelle et sa manière de parler. À ses cotés, c’est Jeremy Strong connu pour son rôle dans la série Succession qui incarne Roy Cohn comme si c’était le Diable en personnage. Troisième personnage d’importance dans The Apprentice, Maria Bakalova récompensé d’un Golden Globe pour son rôle dans Borat 2, est ici Ivana Trump la première épouse de l’homme d’affaire qui l’aura bien fait ramer avant de l’épouser.

The Apprentice

S’il ne fera probablement pas gagner une voix à Donald Trump lors des prochaines élections, The Apprentice ne cherche pas à être un simple film à charge. Le long métrage s’intéresse uniquement au début de sa carrière en se focalisant sur ses ambitieux projets immobiliers à New York et Atlanta et montre comment l’élève finira par dépasser son maitre  Roy Cohn en matière de fourberie. Il s’achèvera au moment de la mort de l’avocat alors qu’il y aurait encore largement de quoi raconter. Si il a été baptisé The Apprentice d’après le nom de son émission de télévision, le film ne nous mènera pas jusque là et encore moins jusqu’à sa conquête de la Maison Blanche. De quoi nourrir au moins une trilogie complète si ce n’est plus pour raconter près de cinquante ans de carrière.

Le réalisateur Ali Abassi a parfaitement réussi à reproduire l’ambiance des années 80 dans ce long métrage. Non seulement dans le format  de l’image et le grain caractéristique mais aussi dans la manière de filmer qui lui permet d’intégrer de véritables images d’archives dans son film qui se mêlent parfaitement aux scènes qu’il a lui même tourné. C’est avec un peu de nostalgie que nous retrouverons l’ambiance sale et dangereuse du New York de l’époque que nous avons vu dans de nombreux classiques du cinéma et qui semble avoir bien changé maintenant.

The Apprentice

À voir les débuts dans les affaires de Donald Trump, il y a de quoi se dire qu’il y a certainement encore beaucoup de choses de bien enfouis à découvrir sur la vie de l’ancien président. Sans être réellement à charge, The Apprentice dévoile comment il a fini par devenir encore plus fourbe que son mentor dans un portrait glaçant tous les deux très bien incarnés par un étonnant Sebastian Stan et un impeccable Jeremy Strong. À moins qu’Hollywood ne veuille pas célébrer un film sur cet homme, ils mériteraient tous deux clairement d’être nommés aux Oscars.

MON AVIS :
Noté 4 sur 5

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