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VENOM : THE LAST DANCE de Kelly Marcel [Critique Ciné]

Venom : The Last Dance

Avec Venom The Last Dance, Tom Hardy repart pour une troisième et dernière aventure dont nous aurions très bien pu nous passer.

Après un premier épisode qui restait une bonne surprise même s’il avait été charcuté sur la table de montage, la saga Venom s’était poursuivie avec un deuxième épisode totalement raté malgré la promesse d’une confrontation avec Carnage.  Si nous nous serions bien arrêté là, ce n’est pas l’avis de Sony Pictures prêt a tout pour exploiter ce qui lui reste des droits de l’univers de Spider-Man en nous pondant des films qui ne mériteraient pas d’exister. Après le catastrophique Madame Web et en attendant le très mal barré Kraven The Hunter, le producteur Avi Arad continue de vider les caisses de la Columbia avec Venom : The Last Dance. La fin annoncée d’une trilogie qui n’aura fait que nous décevoir de plus en plus au fil des épisodes.

Après Ruben Fleischer et Andy Serkis, c’est cette fois ci Kelly Marcel la coscénariste de la trilogie qui passe derrière la caméra pour ce troisième volet Venom : The Last Dance dont elle reste aussi la scénariste avec Tom Hardy pour l’épauler. Peu importe au fond qui peut bien tenir la caméra puisqu’au final ce sont de toute manières les équipes d’ effets spéciaux qui dirigent en réalité la majorité du film. Et à voir défiler l’interminable générique, il est assez hallucinant de voir le nombre colossal de personnes impliquées dans un tel ratage.

Venom : The Last Dance

Venom : The Last Dance débute en introduisant Knull. Un nouvel ennemi effrayant piégé par les symbiotes dans une dimension obscure qui va envoyer d’affreux aliens à la poursuite d’Eddie Broke / Venom détenteur d’un vortex qui lui permettrait de se libérer de cette prison. Alors que le dernier Spider-Man : No Way Home avait fait atterrir Eddie Broke dans le même univers que le Peter Parker incarné par Tom Holland, Kelly Marcel a choisi de se débarrasser de cet encombrant et compliqué Multiverse en ramenant son héros dans son univers régulier. Malgré les années écoulées entre les trois films, nous serons surpris d’apprendre que seulement un an s’est écoulé entre le début de la trilogie et ce troisième volet.

Enchaînant les répliques et scènes débiles, ce Venom : The Last Dance débute comme la pire des comédies dans laquelle Tom Hardy se ridiculise totalement. Alors que son personnage aura bien du mal a décuver d’une sévère cuite pendant au moins la première demi heure du film, c’est à se demander si l’acteur n’a pas tourné tout le film en état de totale ébriété afin de supporter de s’être ainsi enchaîné à cette médiocre franchise en échange d’un juteux chèque. l’humour vole tellement bas que nous pourrions croire que ce troisième volet est destiné aux enfants fans de Spider-Man même s’il se montrera parfois un peu trop violent. Il démontre surtout que tout le monde n’est pas capable d’écrire une bonne comédie et que ce n’est pas le fort de Tom Hardy et Kelly Marcel qui se moquent aussi d’écrire une véritable histoire qui tienne la route et soit capable de satisfaire les amateurs de l’univers Marvel.

Venom : The Last Dance

Alors qu’Eddie Broke et Venom ont pour ambition de se rendre à New York pour échapper aux autorités qui les recherchent à San Francisco à la suite des événement du précédent film, ils se feront stopper en plein vol par une des créatures lancé à leur recherche par Knull. Un soulagement pour le budget car ces scènes ont pu être tournées en Espagne plutôt qu’aux États Unis. L’occasion de séquences d’action bourrine où les équipes d’effets numériques pourront s’en donner à cœur joie. Et pourtant, s’il s’agit d’un des rares films à encore être projeté en 3D au cinéma, rien de ce que nous verrons dans une projection normale 2D  ne nous donnera l’impression que le film mérite de payer un supplément pour la 3D. Cela apportera surtout un effet de profondeur de champ  accentuée et quelques gros plans ratés de la tête de Venom s’approchant des spectateurs.

Ce sera finalement entre la base militaire secrète  de la Zone 51 et Las Vegas que s’achèvera ce pitoyable Very Bad Trip. Et si nous espérions toujours voir débouler Spider-Man, ce ne sera qu’avec une poignée de symbiotes sortis d’on ne sait où que Venom finira par régler leur compte aux bestioles qui le traquent sans que Knull n’entre en action dans le film. Au lieu d’être le climax de Venom : The Last Dance, nous ne le reverrons uniquement que dans la première scène post-générique pour préparer son retour dans un autre long métrage Marvel qui devra avoir de meilleurs arguments pour nous donner envie de le voir.

Venom : The Last Dance

Alors que cette trilogie Venom s’inscrit dans le Marvel’s Cinematic Universe par son apparition dans Spider-Man : No Way Home comme toutes les aventures des trois Peter Parker de Sony, nous serons surpris de retrouver ici Chiwetel Ejiofor en commandant militaire bas de plafond alors qu’il joue déjà Mordo dans Doctor Strange. De même pour Rhis Ifans qui jouait déjà le docteur Curt Connors alias Le Lézard dans The Amazing Spider-Man face à Andrew Garfield et qui revient ici en hippie voyageant avec toute sa famille à la recherche d’extraterrestres. Hollywood ne manque pourtant pas d’acteur pour éviter de revoir les mêmes acteurs dans de nouveaux rôles.

Dans les nouvelles recrues, Juno Temple est au cœur du film dans une intrigue malheureusement très mal écrite de scientifique qui ne s’est jamais remis de la mort de son frère sans que l’on voit le lien avec Venom. Moins connue Clark Backo viendra un peu remplacer Michelle Williams qui a réussi à échapper à ce troisième épisode. Ce ne sera malheureusement pour eux pas le cas de Stephen Graham de retour pour pas grand chose et de Peggy Lu pour une scène de danse avec Venom sur du Abba totalement ridicule.

Venom : The Last Dance

 Entre un scénario très mal écrit et un humour lourdingue, la saga touche vraiment le fond avec ce Venom : The Last Dance. Columbia peut remercier les cartes d’abonnement illimitées pour trouver encore des spectateurs pour aller voir ces spin-offs de Spider-Man tous plus ratés les uns que les autres. De véritables casseroles pour Tom Hardy que nous savons parfaitement capable de bien mieux et que nous espérons enfin débarrassé de cette honteuse franchise.

MON AVIS :
Noté 1 sur 5

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