Critique Ciné : METRO MANILA de Sean Ellis

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FICHE TECHNIQUE :

 – REALISATEUR : Sean Ellis

 – AVEC : Jake Macapagal, Althéa Vega et John Arcilla

 – GENRE : Drame / Thriller

 – DUREE : 1h55

 – SITE OFFICIELhttps://www.facebook.com/pages/Metro-Manila-Film/222304481196095

 – DATE DE SORTIE : 17 juillet 2013

 

 

BANDE ANNONCE :

 

SYNOPSIS : Ne pouvant plus continuer à vivre de la culture du riz,
Oscar et Mai décident de partir pour Manille avec leurs enfants. Là bas, ils éspèrent pourvoir trouver du travail pour mener une vie de famille paisible. Mais la
ville est impitoyable et le couple va aller de galère en galère jusqu’a ce qu’Oscar décroche un poste de convoyeur de fonds. Alors que les choses semblent enfin s’arranger, tout
va déraper à nouveau…

 

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CRITIQUE : L’échec de son second film à été un véritable coup dur pour le réalisateur Sean Ellis. Révélé par
Cashback, premier long métrage très prometteur, le réalisateur s’était égaré dans une histoire trop ambitieuse pour ses épaules de jeune metteur en scène et scénariste. Après
cinq ans de réflexion et de remises en question, le revoici avec un film très différent. Une plongée dans l’enfer de Manile dont on ne revient pas indemne.

Sean Ellis marcherait il sur les traces de Danny Boyle ? Les films des deux réalisateurs partagent en effet beaucoup de points communs. Son premier film Cashback
avait parfois des faux airs de Trainspotting (le match de foot), son second film The Broken etait un film d’horreur cinq ans après 28 Jours Plus Tard et les
bidonvilles de Manille rappelle ceux de Slumdog Millionnaire. Le réalisateur s’expatrie totalement avec son troisième long métrage Metro Manila
qu’il a carrement tourné dans la langue locale.

Loin de la poésie des difficultés amoureuses quasi-autobiographiques du héros de Cashback, Metro Manila nous plonge dans une réalité qui fait mal.  La vie
misérables d’une famille qui tente le tout pour le tout en allant s’installer à Manille. Le bruit et la fureur de la ville ne tarde pas à se montrer hostile aux couples et leurs
jeunes enfants. Alors qu’ils pensaient déjà être dans la mouise la plus totale la situation ne vas faire qu’empirer après une brève éclaircie. Le drame devient alors un thriller nerveux et
implacable dans sa dernière partie surprenante.

 

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Les rôles principaux de Metro Manila ont étés confiés a des acteurs locaux Jake Macapagal et la jolie Althea Vega qui s’expriment
majoritairement dans leur langue natale et de temps en temps en anglais. Seul John Arcila qui joue le collègue convoyeur d’Oscar a eu une petite experience international en
apparaissant dans Jason Bourne L’Héritage. Tous ces acteurs tiennent parfaitement leurs rôles, on y croit à fond et tremble pour leur malheur.

Cette descente aux enfers de la famille Ramirez rappelle aussi un peu Requiem For A Dream, on suit leur parcours en pensant que les choses finiront par
s’arranger mais un malaise régne. L’ambiance du film est poisseuse et glauque. C’est sale et très bruyant. Sean Ellis n’en oublie pas pour autant son passé de photographe en
ménageant quelques respirations « touristique » et une très belle image.

Metro Manila confirme le talent d’un réalisateur / scénariste qui s’est fait trop rare ces dernières années. Trois films en sept ans c’est peu. Espèrons que ce nouveau long
métrage permettra enfin à Sean Ellis de pouvoir mettre en chantier les projets dont il rêve et notamment peut être de réaliser l’adaptation de Lunar Park, avant
dernier roman de Bret Easton Ellis (American Psycho). En tout cas ne ratez pas ce Metro Manila qui vous mettra une bonne claque dans la
gueule. 

 

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MON AVIS : 3/5

 

 

A LIRE AUSSI :

 – la critique de CASHBACK de Sean Ellishttp://xav-b.over-blog.com/article-5298157.html

 – la critique de SIN NOMBRE de Cary Fukunagahttp://xav-b.over-blog.com/article-36863317.html

 – la critique de ONLY GOD FORGIVES de Nicolas Winding Refnhttp://xav-b.over-blog.com/article-118122720.html