JUNGLE CRUISE de Jaume Collet-Serra [Critique Ciné]
JUNGLE CRUISE de Jaume Collet-Serra [Critique Ciné]
Dwayne « The Rock » Johnson repart dans la jungle en emmenant avec lui Emily Blunt dans l’adaptation de l’attraction Disney Jungle Cruise.
Faute de trouver de quoi nourrir à nouveau la franchise Pirates Des Caraïbes, Disney est reparti chercher dans les attractions de ses parcs de quoi donner naissance à une nouvelle saga. C’est finalement sur l’attraction Jungle Cruise, imaginée en 1955 par Walt Disney en personne pour le parc Disneyland en Californie, que la firme aux grandes oreilles a porté son choix. Confié au réalisateur Jaume Collet -Serra, cette adaptation semble être aller puiser son scénario dans des scripts abandonnés d’épisodes d’Indiana Jones et de Pirates Des Caraïbes pour nous offrir une grande aventure qui devrait réussir sans peine à divertir sans peine petits et grands.
Un film Disney qui commence par une chanson de Metallica, cela semble inimaginable mais pourtant c’est bien par une version de Nothing Else Matters revisitée par le compositeur James Newton Howard et les Four Horsemen eux mêmes que commence Jungle Cruise. Cela est tellement surprenant pour un fan du groupe qu’il pourra avoir du mal à suivre ce que raconte le prologue du film tant il restera scotché sur cette nouvelle version du morceau. Passé cette introduction, le film débute vraiment par la première apparition de la doctoresse Lily Houghton, jouée toujours aussi brillamment par Emily Blunt, dans une scène très réussie mêlant humour et action qui donne vraiment l’impression de voir une Indiana Jones au féminin.
Sa quête d’un lieu perdu au milieu de la jungle amazonienne lui fera croiser la route du capitaine Frank Wolff, interprété par un Dwayne Johnson visiblement pas encore blasé de jouer dans la jungle après Bienvenue dans la Jungle et deux Jumanji. Le début de leur aventure à bord du bateau semble vraiment être une reconstitution de l’attraction tellement les décors artificiels du port donnent l’impression d’avoir été tourné dans un parc Disneyland.
C’est sur un rythme aussi lent que le fleuve amazonien que se déroulera la majorité de cette aventure. De trop nombreuses scènes de discussions assez inutiles viendront en effet régulièrement ralentir le rythme du film, histoire de le faire durer deux heures. Les scènes d’action n’ont rien d’originales mais elles auront au moins le mérite de rendre l’histoire un peu plus trépidante. Il est amusant de constater qu’elles ont clairement étés conçues pour une projection en 3d alors que les séances utilisant cette technologie se font de plus en plus rares au cinéma.
Dans sa volonté de ne plus faire tourner de vrais animaux, Disney nous sert encore des versions en image de synthèse loin d’être toujours bien convaincants. La scène du jaguar dans le bar aurait certainement gagner en réalisme avec des animatroniques au lieu du digital. Toujours dans cette même bienveillance propre à notre époque, les scénariste ont tenu à donner à l’héroïne un frère homosexuel joué par Jack Whitehall pour l’accompagner dans cette aventure. Ce n’est cependant qu’à demi mots qu’il confiera ses penchants renforcés par contre par une tonne de clichés éculés qui risque de susciter la colère des militants LGBT.
Il y a une belle galerie de méchants dans Jungle Cruise. Tout d’abord Paul Giamatti en riche promoteur, Jesse Plemons en officier nazi tout droit sorti d’Indiana Jones et Édgar Ramirez en conquistador fantôme que nous aurions pu voir dans un épisode de Pirates Des Caraibes. Ils auront cependant tendance à disparaître un peu trop souvent et de ne pas pouvoir donner du coup tout leur potentiel.
Jungle Cruise est le blockbuster estival parfait pour toute la famille. Du pur Disney taillé pour le succès en promettant évasion et divertissement. Si vous êtes fans d’Indiana Jones et Pirates Des Caraïbes, vous ne pouvez pas passer à coté du film de Jaume Collet Serra à voir si possible en 3D pour profiter pleinement des effets de mises en scène.
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