THUNDERBOLTS* de Jake Schreier [Critique Ciné]
À cours de vrais super-héros, Marvel racle les fonds de tiroirs pour former les Thunderbolts*
En voyant l’astérisque derrière le titre du nouveau film des Marvel Studios, Thundebolts*, il y a de quoi se demander où est l’arnaque ? Après tant de déception causées par les derniers films du Marvel’s Cinematic Universe, il a de quoi légitimement se poser la question. Mais nous aurons beau chercher rien sur l’affiche viendra nous donner d’explications sur la présence de ce petit symbole. Il faudra donc se coltiner ce trente-sixième film de la saga qui vient enfin conclure la Phase 5 du M.C.U. pour le découvrir.
Cela fait déjà un moment que nous nous interrogeons sur le réel intérêt des derniers films Marvel à se focaliser sur des super héros de seconde catégorie dont nous n’avons rien à faire. Ce nouveau Thunderbolts* donne carrément l’impression qu’ils sont allés gratter les fonds de tiroirs pour réunir la plus improbable des bandes dans l’espoir de faire aussi bien que Les Gardiens De La Galaxie ou du Suicide Squad de DC Comics malheureusement sans James Gunn dans les parages pour les aider dans cette tâche.
Thunderbolts* semble être une sorte de suite du film Black Widow que nous n’attendions clairement pas. Forcément sans Scarlett Johansson, le film réunit sa sœur Yelena (Florence Pugh) et son père Alexsei Shostakov alias Red Guardian (David Harbour). Nous y retrouvons aussi Bucky Barnes (Sebastian Stan) alias le Soldat De l’Hiver qui était curieusement absent du dernier Captain America : Brave New World. Il y a aussi Ghost (Hannah John-Kamen) principale protagoniste d’Ant-Man Et La Guêpe et John Walker (Wyatt Russell), l’ersatz de Captain America de la série Le Faucon Et Le Soldat De L’Hiver que nous espérions pourtant ne plus jamais revoir. Des seconds couteaux qui ne méritaient clairement pas de devenir les têtes d’affiche d’un long métrage tout Comme Miss Marvel, la remplaçante de Black Panther ou même le nouveau Captain America. Un choix d’équipe assez curieux puisque cette équipe ne sont même les vrais Thunderbolts du comic book.
Pour un fois, Thunderbolts* fait directement suite au dernier Captain America mais ce n’est encore pour ne rien faire d’autre que d’installer des personnages en vue d’encore plus de suites. Le principal protagoniste du film est Valentina Allegra De Fontaine (Julia Louis-Dreyfus) aperçue en post-générique de Black Widow et dans Black Panther : Wakanda Forever. C’est elle qui sera la cause de cette réunion d’anti-héros après qu’elle ait cherché à se débarrasser des toutes les preuves du Projet Sentry qui pourrait lui coûter sa place de directrice de la CIA. Malheureusement, ils seront aussi à l’origine du réveil de ce nouveau super-héros plus puissant que tous qui va plonger New York dans les ténèbres avec ses pouvoirs.

Thundebolts* donne vraiment l’impression d’un film écrit en plein Covid comme si le snap de Thanos en était l’allégorie . Nous sommes aujourd’hui un peu tous aussi dépressifs que les personnages de film suite à cette pandémie, marqué par la mort de proches et avec l’impression que la vie n’a pas vraiment de sens. Thunderbolts* est un film qui broie du noir et parle beaucoup trop. Toutes les scènes du film paraissent se trainer en longueur et auraient mérité un beau coup de ciseau au montage.
Thundebolts* est réalisé par Jack Shreier qui nous avait séduit avec son premier film très précurseur Robot And Frank sorti en 2015. S’il n’est pas un spécialiste de l’action, il arrivera à nous surprendre avec un premier grand combat très graphique. Malheureusement le reste des scènes d’action ressembleront bien trop à toutes celles des précédents films du Marvel’s Cinematic Universe. Le grand affrontement entre les Thunderbolts* et Sentry ne tiendra vraiment pas sa promesse de combat titanesque et s’achèvera encore avec l’impression d’un nouveau volet qui aura une fois de plus servi strictement à rien.

Véritable suicide commercial, la bien mauvaise idée de réunir cette brochette de second couteaux dans Thunderbolts* est bel et bien une nouvelle déception dans cette bien inutile phase V du Marvel’s Cinematic Universe. Porté par le trio Florence Pugh, Sebastian Stan et David Harbour, il y avait pourtant du potentiel mais les acteurs semblent être en pilote automatique dans cette histoire au scénario anémique et leur faux accent russe qui ne devrait plus être autorisé est vraiment insupportable.
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