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VERITY de Michael Showalter [Critique Ciné]

Verity

Anne Hathaway et  Dakota Johnson  sont les deux seules bonnes raisons de perdre son temps devant Verity.

Mettez vous deux secondes dans la peau de Josh Hartnett lorsqu’il a reçu la proposition de jouer dans un pseudo thriller érotique où il pourrait coucher avec Anne Hathaway et Dakota Johnson. Il n’y a pas besoin de lire le scenario pour accepter un rôle pareil ! Surtout lorsqu’on ne croule pas sous les propositions. C’est nous aussi pour ces deux actrices que nous ne manquerons pas l’occasion de profiter de leur charme sur grand écran sans rien n’attendre d’autre de ce Verity.

Mais Verity ne compte pas que sur ses deux actrices pour attirer les spectateurs car il s’agit de l’adaptation d’un roman de Colleen Hoover, autrice à succès de la saga Jamais Plus – It End With Us aussi adapté au cinéma accompagné à l’époque d’un scandale sur la relation tendue entre l’actrice Blake Lively et son réalisateur Justin Baldoni. C’est une toute autre équipe que nous trouvons derrière cette adaptation de Verity réalisé par Michael Showalter qui avait déjà dirigé Anne Hathaway dans L’Idée D’Être Avec Toi sorti directement sur Prime Vidéo.

Verity

Dès les premières images, Verity sent fort l’adaptation standardisée de tous ces pseudo-bestsellers qui ne sont que de la littérature de bas étage. Verity n’est pas autobiographique mais raconte l’histoire de deux romancières dont les écrits ne sont justement que des romans de gare. Le film suit Lowen Ashleigh, une jeune écrivaine dont le premier roman peine à trouver son public qui va recevoir une juteuse proposition pour devenir la prête plume de la romancière à succès Verity Crawford qu’un grave accident empêche de finir sa saga à suspense. Mais en s’installant chez eux pour travailler, Lowen aura rapidement des doutes sur le véritable état de santé de l’écrivaine et ne tardera pas non plus à flasher sur son séduisant mari.

Sans aucune originalité, Verity nous donne vraiment une impression de déjà-vu ou de déjà-lu. Se trainant en longueur pour faire monter un pseudo suspense, l’ennui nous viendra rapidement dans cette succession de scènes de dialogue sans intérêt et dans des flashback de la vie de Verity Crawford qui cherche à nous envoyer vers de fausses pistes. Tout cela pour nous mener à une révélation en dernière partie dont l’intrigue ne tient absolument pas la route.

Verity

Tourner un thriller érotique dans l’ère post #MeToo complique aujourd’hui la donne car la présence sur les plateaux de coordinateurs d’intimité oblige les réalisateurs à justifier chaque scène de nudité. C’est donc uniquement dans des scènes de douche ou de bain que nous pourrons pleinement profiter des charmes des deux actrices qui resteront en revanche toujours habillées dans les scènes de sexe.Plus que son intrigue à deux balles, la seule scène que nous retiendrons sera la scène du bain de Dakota Johnson de retour dans une rôle à la Cinquante Nuances De Grey.

 Difficile de juger en revanche la prestation d’Anne Hathaway au final très peu présente à l’écran de part l’état de santé de son personnage. Troisième film de l’actrice à sortir au cinéma cette année après L’Odyssée et La Fin D’Oak Street, on se demande bien comment elle a pu enchaîner ainsi les tournages tout en étant enceinte mais le pécule est assuré pour le congé maternité. Quand à Josh Hartnett, il fera sans doute le bonheur du public féminin mais Verity ne viendra certainement pas redorer sa carrière.  

Verity

Tout juste bon à satisfaire les fans de Cinquante Nuances De Grey et de La Femme De Ménage, Verity sent vraiment l’adaptation de roman de gare à deux balles qui ne mérite le détour que pour le charme de Dakota Johnson et Anne Hathaway ou de Josh Harnett en fonction du public. Mais vous pourrez largement attendre sa diffusion sur les plateformes plutôt que de mettre de l’argent dans une place de cinéma.

MON AVIS :
Noté 2 sur 5

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