THE MONKEY de Osgood Perkins [Critique Ciné]
Sept mois à peine après la claque Longlegs, le réalisateur Osgood Perkins est déjà de retour avec The Monkey.
Cette année 2025 nous a déjà donné un film de singe cauchemardesque avec l’affreusement raté Better Man, le biopic du chanteur has-been Robbie Williams. Mais si vous voulez franchement frissonner et aussi bien rire, rien ne vaudra The Monkey. Le nouveau film du réalisateur Osgood Perkins qui nous avait bien surpris avec son incroyable thriller Longlegs il y a seulement sept mois.
Pour The Monkey, Osgood Perkins a choisi cette fois-ci d’adapter une célèbre nouvelle de Stephen King. Ce nouveau long métrage est produit par James Wan, le réalisateur des premiers Conjuring et Insidious qui a aujourd’hui perdu en réputation avec un virage très commercial. Fort heureusement, Osgood Perkins s’inspire très peu de son producteur même si celui ci est également à l’origine des films Dead Silence et d’Annabelle dans le genre des jouets tueurs. Mais par son humour et son ton décalé l’influence majeure de Osgood Perkins pour The Monkey semble plutôt être Sam Raimi le réalisateur d’Evil Dead et Jusqu’en Enfer que nous aurions bien vu à la tête de cette histoire.

The Monkey débute dans le magasin d’un préteur sur gages où un pilote de ligne au costume recouvert de sang veut à tout prix revendre une marionnette de singe battant un tambour. Alors que le vendeur a du mal à le croire, il aura durement l’occasion de se rendre compte que le pilote ne mentait pas en disant que cette marionnette était dangereuse. Mais la véritable histoire débute après cette introduction avec Bill et Hal, les deux fils de ce pilote qui a désormais disparu de la circulation en les laissant seuls avec leur mère.
Loin de s’apprécier, ces deux frères jumeaux ne cessent de se chercher querelle voir même de carrément vouloir s’éliminer. La réapparition de ce singe dans leur vie va être la cause d’étranges accidents mortels autour d’eux. En comprenant que la marionnette semble être responsable de ces tragédies, les deus frangins chercheront a s’en débarrasser. Mais vingt cinq ans plus tard, ce singe diabolique va à nouveau se mettre a frapper de manière de plus en plus fréquente.

Nous savourerons le soin porté une nouvelle fois à l’image de The Monkey et l’utilisation de coiffure et maquillage qui semblent prêter à certains personnages un aspect simiesque. C’est avec la plus grande curiosité que nous suivrons cette histoire en attendant patiemment chaque fois que le singe tape sur son tambour maudit. Une certitude de bien se marrer face au cote très Grand Guignol de ces meurtres très sanglants qui rappelleront vraiment ceux des meilleurs épisodes de la saga Destination Finale. Là où nous sentirons bien en revanche que The Monkey est effectivement une adaptation d’une nouvelle de Stephen King, c’est dans son dernier acte qui ne se montrera clairement pas à la hauteur de nos attentes. Un fin tellement abrupte qu’elle semble appeler à une suite qu’il faudra peut être s’imaginer par soi-même.
Quelle drôle d’idée d’avoir confié le premier rôle de The Monkey à l’acteur Theo James connu pour la saga Divergente. Récemment revenu en grâce par son rôle dans la série The White Lotus, il se montre assez bon dans ce double rôle de frères jumeaux à la personnalité très différente mais il aurait certainement été possible de trouve meilleur comédien. Il suffit de voir ce qu’arrive à faire Elijah Wood dans le tout petit rôle qui lui a été donné pour ne pas en douter. Il est si bon que nous en viendront à espérer le revoir dans une suite voir même dans un spin-off focalisé sur lui. Si nous nous étonnions de ne pas voir Tatiana Maslany en She-Hulk dans Captain America : Brave New World, c’est pour mieux la retrouver ici dans le rôle bien plus intéressant de la mère de ces deux jumeaux qui se montrera très touchante.

Moins percutant que Longlegs, The Monkey sera cependant sans aucun doute l’un des meilleurs films d’horreur que vous pourrez voir cette année. Magnifiquement mis en scène, gore à souhait et souvent très drôle, très peu de films du genre peuvent se vanter d’être aussi réussi ces derniers temps. Il n’aurait fallu qu’une meilleure fin et d’acteurs au niveau de Longlegs pour faire de The Monkey une réussite absolue.
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