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THE DOG STARS de Ridley Scott [Critique Ciné]

Ridley Scott n’apporte rien de neuf au genre du Survival Post-Apocalyptique avec The Dog Stars.

Nous avons tendance à reprocher à l’intelligence artificielle de  piller dans des œuvres existantes pour créer du nouveau contenu. Mais n’est-ce pas ce que l’humain fait lui-même depuis des siècles ? Il suffit de voir The Dog Stars pour s’en rendre compte. Un nouveau film de survie dans un monde post-apocalyptiqye qui malgré la présence de Ridley Scott derrière la camera n’a strictement rien de nouveau à proposer.

The Dog Stars est une très libre adaptation du roman La Constellation Du Chien de Peter Heller publié en 2012. En tant que romancier on peut s’imaginer un monde post-apocalyptique qui ne ressemblerait pas forcément à tout ce que nous avons vu dans le genre. Mais que ce soit au cinéma, en série ou en jeu vidéo, il semble en revanche bien plus simple pour les « créatifs » d’aller piocher dans tout ce que nous avons vu auparavant dans le genre plutôt que de se creuser la tête pour proposer quelque chose qui sortirait de l’ordinaire. Résultat nous passerons la plupart du film à s’énumérer toutes les œuvres dans lequel l’équipe technique de The Dog Stars est allé puiser sans vergogne. Cela commence par des paysages où la nature a repris le dessus sur fond d’une musique à la guitare acoustique qui rappellera immédiatement The Last Of Us. Puis il y a ce héros qui se promène dans une ville déserte avec son chien comme Will Smith dans Je Suis Une Légende ou bien des bandes malintentionnées qui semblent sortir de Fallout ou Borderland. Nous pourrions ainsi en citer des dizaines

The Dog Stars se déroule en 2035 dans la région de Denver, des années après qu’une épidémie de grippe a décimé la majorité de la population. Nous y suivons Hig,  un mécano et pilote de Cessna qu vit sur une base aéroportuaire avec son chien Jasper et Bangley un vieux soldat bourru qu dégomme tout intrus qui oserait s’approcher de trop près. Apres un violent assaut sur leur base, Hig en a assez de cette vie et décide de s’envoler pour Grand Junction ou il espère trouve un peu plus de civilisation. 

Le scénariste Mark L. Smith a pris de large liberté sur le roman pour apporter beaucoup plus d’action à cette adaptation cinématographique de The Dog Stars mais cependant il ne faudra pas pour autant s’attendre à un film trépident. L’auteur Peter Heller n’a en effet pas pris la peine de s’encombrer ici de bandes de zombies ou autres infectés pour faire passer le même message que la quasi majorité des films post-apocalyptique. À savoir que même lorsque le pire arrive, l’homme reste toujours le plus grand danger pour l’homme. Histoire de leur donner un peu plus d’intérêt, les ennemis inventés par le scénariste frôlent bien souvent le ridicule. Une bande toute droit sortie des derniers Mad Max, une attaque de cowboys et un groupe de survivants qui a décidé de vivre comme dans les années 50 sont les seuls danger auxquels Higs sera confronté.

Face au vide du roman d’origine, Ridley Scott prendra son temps pour dérouler son histoire avec un long passage cousu de fil blanc pour installer une romance entre Hig et une femme qui vit seul dans une vallée où il devra se poser en urgence.  Cette histoire ne sera qu’une succession de déceptions et de scènes improbables qui ne trouvera même pas le moyen de nous offrir un véritable climax explosif. Au lieu de cela, il préférera nous servir une sorte d’Happy End mièvre comme si les héros de cette histoire avaient vraiment une chance de pouvoir vivre d’amour et d’eau fraiche dans ce monde dépeuplé.

Si le rôle principal de The Dogs Stars avait été confié dans un premier temps à Paul Mescal, le héros de Gladiator II, c’est finalement une autre coqueluche du moment qui a pris sa place en la personne de Jacob Elordi. Devenu populaire grâce à son rôle dans la série Euphoria, l’acteur est clairement séduisant mais n’a pas les épaules pour porter ce genre d’histoire. Dans ce monde apocalyptique, il aura la chance de tomber sur Margaret Qualley réduite ici au seul rang de « Love Interest » loin de ce que son talent lui permet habituellement. En militaire bourru, Josh Brolin semble être venu cachetonner dans un petit rôle qui ne lui demandera aucun effort. Pas mieux pour Guy Pearce dont le personnage est tellement  similaire que les deux acteurs ne s’adresseront jamais la parole même lorsqu’ils sont dans la même scène. 

Après un Gladiator II qui n’aurait jamais mieux fait d’exister, Ridley Scott âgé désormais de 88 ans nous donne l’impression d’avoir besoin de tourner pour tourner, histoire simplement de ne pas mourir. Lui qui a longtemps été un cinéaste en avance sur son temps qui nous a offert de nombreux films cultes (Alien, Blade Runner, Gladiator…) qui ont servi de références à tous ceux qui ont suivis dans les mêmes genres ne semble être aujourd’hui plus qu’un suiveur avec ce survival qui n’a rien pour une fois d’horrifique mais surtout absolument rien de nouveau à apporter au genre. Sombrant dans le ridicule dans ses scènes d’action et dans la mièvrerie durant le reste du temps, The Dog Stars est clairement un nouveau film de trop pour le cinéaste qui devrait plutôt désormais penser à la retraite plutôt que continuer à entâcher sa filmographie.

MON AVIS :
Noté 2 sur 5

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