CRAWL de Alexandre Aja [Critique Ciné]

 

Crawl

 

Après La Neuvième Vie De Louis Drax sorti directement en Blu-Ray et DVD, le realisateur Alexandre Aja revient au cinéma avec l’angoissant Crawl.

 

 

SYNOPSIS : Nageuse accomplie qui peine a gagner des compétitions depuis que son père n’est plus là pour l’encourager, la jeune Haley va braver les conseils des autorités pour partir à la recherche de son père qui ne donne plus aucune nouvelles alors qu’une tempête fait rage. Elle le retrouvera blessée au fond de la cave à la merci d’alligators qui les empêchent de sortir de la maison.

 

Parce qu’on ne compte plus les films de requins, le réalisateur Alexandre Aja a voulu faire plus original en 2010 avec son  libre remake du Piranha de Joe Dante, remarquable par son efficacité. Dix ans plus tard le scénario de Crawl lui a donné envie de replonger en mettant cette fois ci en scène de sauvages alligators. Des créatures qui ont fait eux ausi l’objet de nombreux téléfilms bien débiles mais que l’on voit assez rarement au cinéma. Bien sur ce n’est toujours pas en France qu’Alexandre Aja a pu monter un film tel que Crawl. C’est grâce à Sam Raimi que le projet a pu se concrétiser avec un budget suffisant pour signer une bonne série B qui risque bien de remettre ces terribles bestioles au gout du jour.

 

Crawl

 

Que les choses soient claires, Alexandre Aja n’a visiblement pas cherché a révolutionner le genre en réalisant Crawl. Lui qui s’est forgé une solide réputation dans le monde de l’horreur avec des remakes très reussis, se contente de suivre à la lettre le cahier des charges du film de monstre aquatique. Même si le film est plutôt court, il prend tout son temps pour installer son histoire dans un premier quart d’heure de présentation détaillée de son héroïne Haley et de son background familial compliqué assez plombant. Mais lorsque les choses sérieuses commencent enfin, le réalisateur arrive a installer une tension qui vous nouera le bide pendant toute la durée du film.

Alexandre Aja semble avoir vraiment conçu Crawl comme un véritable film d’horreur notamment par l’utilisation fréquentes de jumpscare. Procédé facile mais qui se montre pourtant ici vraiment efficace tant on ne les voit pas venir. À la fois, le film semble se vouloir tout de même plutôt réaliste dans l’ensemble en évitant de transformer les alligators en véritables monstres horrifiques. On saura forcément étonné de voir que contrairement aux requins les dents des alligators ne font pas de gros dégâts sur les victimes. C’est la force de leur mâchoire qui permet en général de tuer leur proies. Cela n’empêchera pas pour autant de ressentir avec intensité la douleur qu’ils procurent aux victimes et de faire plaisir aux fans de cinéma gore avec quelques plans très réussis.

 

Crawl

 

Bien sur comme avec toute bonne Série B qui se respecte, il faudra fermer les yeux sur quelques scènes vraiment stupides dont il vaudra mieux prendre le parti d’en rire plutôt que de s’en offusquer. Dans ce genre de films les personnages ont toujours tendance à faire le contraire de ce qu’il faudrait, histoire de faire monter encore plus la tension et donner envie aux spectateurs de participer à l’action pour les sauver. En revanche, là où le film fait un peu trop américain c’est dans manière de vouloir rajouter encore de temps en temps un peu de pathos avec des dialogues mièvres ou des flashbacks du passé qui n’apportent rien à l’intrigue principal et ralentissent inutilement l’action.

Nouvelle recrue de la saga Pirates Des Caraïbes, célèbre avant tout pour ses rôles dans la série Skins et dans la trilogie Le Labyrinthe, Kaya Scodelario porte cette fois ci le film quasiment entièrement sur ses épaules. Si le rôle ne mérite pas un Oscar, elle prouve ses capacités à tenir la tête d’affiche. Le seul autre rôle d’importance est celui du père joué par Barry Pepper dont la participation reste minimale. Les autres acteurs ne feront que passer le temps d’une scène où deux à l’image de Morfydd Clark qui joue la sœur pour une seule scène de conversation en Facetime, pas de quoi se déplacer pour les fans.

 

Crawl

 

Si vous aviez aimé Piranha 3D, nul doute que le retour d’Alexandre Aja à l’horreur aquatique devrait pleinement vous séduire. Le réalisateur assume complètement le coté Série B de cette histoire en compensant les instants les plus débiles par une angoisse permanente qui vous scotchera à votre fauteuil. Le genre de blockbuster parfait en cette saison estivale pour se changer se divertir sans se poser de questions.

 

MON AVIS : 3/5

 

 

FICHE TECHNIQUE :

  • RÉALISATEUR : Alexandre Aja
  • AVEC : Kaya Scodelario, Barry Pepper, Morfydd Clark & Ross Anderson
  • SCÉNARISTES : Michael & Shawn Rasmussen
  • COMPOSITEURS : Max Aruj & Steffen Thum
  • GENRE : Epouvante-Horreur
  • DURÉE : 1h28
  • NATIONALITÉ : Américain
  • DISTRIBUTEUR : Paramount Pictures France
  • SITE OFFICIEL : https://www.crawl-lefilm.fr/
  • DATE DE SORTIE : 24 juillet 2019