DALLAS BUYERS CLUB de Jean-Marc Vallée [Critique Ciné]

 

Il aura fallu vingt ans pour que l’histoire de Ron Woodroof soit porté sur grand écran.

 

 

SYNOPSIS : L’histoire vraie de Ron Woodroof, cowboy du texas totalement macho, déclaré positif au virus du Sida. Pour les médécins, il ne lui reste plus que trente jours à vivre mais Ron n’est  pas prêt à accepter ce coup du sort. Prêt à tout pour guérir, il n’hésite pas à tester des médécines non validées par les Etats Unis et crée le Dallas Buyers Club pour faire profiter d’autres malades de médicaments qui marchent vraiment.

 

Dallas Buyers Club est un projet sur lequel le scénariste Craig Borten s’est accroché et a vu défiler pas moins de cinq réalisateurs et acteurs principaux différents. C’est finalement Jean-Marc Vallée, réalisateur de C.R.A.Z.Y., qui hérite du poste et donne à Matthew McConaughey son plus grand rôle. Une prestation déjà récompensée du Golden Globe du Meilleur Acteur dramatique et qui est en bonne route pour les Oscar.

Pour incarner Ron Woodroof, Matthew McConaughey a du perdre plus de vingt kilos afin de prendre l’apparence d’un malade du sida en phase terminale. Une transformation qui fera mal à toutes les filles qui ont bavés sur son corps dans Magic Mike. En quête de crédibilité ces dernières année, l’acteur n’a pas hésité à se mettre en danger pour le rôle et cela est vraiment payant. On souffre vraiment rien qu’en voyant son apparence physique. Un personnage qu’on pourrait presque imaginé être le cousin du texas du courtier qu’il interprétait dans Le Loup De Wall Street. Même assurance, même addiction et un genre très similaire.

Les événements de Dallas Buyers Club s’étale sur sept ans entre 1985 et 1992, Jean-Marc Vallée reconstitue les looks et l’apparence des années 80 de manières très convaincantes. D’ailleurs à voir le nombre de films qui copient le style des années 70, 80 ou futuriste, on a de quoi se demander à quoi ressemblera l’apparence des films des années 2010. On suit Ron Woodroof dans sa ville du texas et aussi dans les voyages qu’il a fait pour sa cause.

En plus de devoir se battre contre la maladie, Ron Woodroof a du aussi lutter contre les autorités américaines afin de pouvoir se soigner en toute liberté. Si sa vie mérite aujourd’hui un long métrage c’est qu’il a en partie contribué à ce que les traitements soient améliorés aux Etats Unis et que la recherche contre le sida avance. Si il n’a rien d’un grand homme, son combat était vraiment noble car il n’en a jamais fait vraiment profit en investissant tout ce qu’il a gagné pour tenter de sauver sa vie.

Matthew McConaughey n’est pas le seul à avoir joué avec sa santé pour ce film, Jared Leto a subi lui aussi le même traitement pour interpréter Rayon, un travesti toxicomane. Une prestation bluffante également récompensée aux Golden Globes. Ce film est aussi l’occasion de retrouver Jennifer Garner qu’on avait quasiment pas revu depuis Hanté Par Ses Ex où elle partageait déjà l’affiche avec Matthew McConaughey dans sa période honteuse. Autre recrue d’une autre époque Steve Zahn (Sahara) qui joue un ami policier de Ron Woodroof.

 

L’histoire de Dallas Buyers Club est très intéressante mais ne suscite pas vraiment d’émotion. Le réalisateur Jean-Marc Vallée donne l’impression de ne jamais avoir voulu trop tirer sur la corde sensible pour émouvoir le spectateur. Il faut dire aussi que ce Ron Woodroof n’attire pas la sympathie même si son combat a profiter à de nombreux malades. Le film reste cependant instructif sur les premières recherches contre le Sida et marque avant tout pour les prestations de ses deux acteurs principaux.

 

MON AVIS : 3/5

 

 

FICHE TECHNIQUE :

    •  – REALISATEUR : Jean-Marc Vallée
    •  – AVEC : Matthew McConaughey, Jared Leto & Jennifer Garner
    •  – SCENARISTES : Craig Borten & Melisa Wallack
    •  – GENRE : Drame
    •  – DUREE : 1h57
    •  – MUSIQUE : Danny Elfman
    •  – SITE OFFICIELhttp://www.focusfeatures.com/dallas_buyers_club
    •  – DATE DE SORTIE : 29 Janvier 2014