JAPAN EXPO 2026 – PARIS – 9 AU 12 JUILLET 2026 [COMPTE RENDU DU SALON]
Japan Expo célébrait du 9 au 12 juillet son 25ème anniversaire avec une édition plus grande et plus fournie que jamais.
Tout le Japon faisait son retour à Paris du 9 au 13 juillet 2016 pour célébrer comme il se doit le 25ème anniversaire de Japan Expo à l’occasion de sa 25ème édition qui se déroulait comme chaque année au Parc des Expositions de Villepinte. Encore plus grand avec l’ajout d’un nouveau hall et encore plus riche en évenements, arriver à faire le tour complet du festival et réussir à voir tout ce que nous voulions était un véritable challenge. Il faudra vraiment faire le choix entre les nombreux rendez-vous que nous promettait Japan Expo pour ses 25 ans entre manga, animation, musique, jeux vidéo, cosplay, TCG, sports, tourisme et tradition. Comme chaque année, ce compte rendu se focalise sur les nombreuses découvertes ou retrouvailles musicales d’un programme très riche et varié où se croisaient encore légendes de la musique japonaise et talents émergents.
LA MUSIQUE
YOSHIKI
Mythique batteur du groupe de Metal X Japan, Yoshiki est malgré cela un fidèle de Japon Expo. Il n’allait donc certainement pas manquer le 25éme Anniversaire. En pleine préparation de ses grands concerts à Los Angeles, il n’a pas hésité à prendre son jet privé pour faire un saut au festival ce vendredi 10 juillet 2026 pour une nouvelle prestation qui marquera l’histoire de Japan Expo, C’est cette fois ci sur la grande scène Ichigo que Yoshiki donne cette prestation unique. Comme il y a trois ans, c’est sur un film résumant sa vie jusqu’à quelques jours avant le concert qu’il est monté sur scène. Sa troisième opération chirurgicale au cou aurait dû selon ses médecins mettre un terme à sa carrière et pourtant il n’hésitera pas à monter en équilibre sur le tabouret de sa batterie à grand risque comme il en a toujours eu l’habitude avant de commencer un gros solo. Il passera ensuite sur son piano, tout en dorure et transparence pour la partie « classique » de son spectacle. il était accompagné par une soprane japonaise à la très belle voix avec laquelle il nous a offert en titre de X Japan composé pour L’Attaque Des Titans qu’il n’avait pas rejoué depuis 15 ans. Le reste de sa setlist réservait moins de surprises avec les incontournables de son répertoire. Yoshiki est un artiste d’une grande sensibilité qui parle avec tellement d’émotion dans la voix que nous auront bien du mal à retenir retenir nos larmes rien qu’en l’entendant parler. Toujours très accessible, il n’hésitera pas à circuler dans la salle pour une session de questions/réponses avec les spectateurs mais malheureusement les fans un peu pris au dépourvu n’ont pas été très inspirés pour leurs questions. Il se prêtera aussi à une séance de dédicace avant de repartir prendre son avion. Un des grands moment de cette 25ème édition de Japan Expo qui restera à jamais dans la mémoire des privilégiés qui ont pu y assister.
KYARY PAMYU PAMYU
La venue pour un concert unique le dimanche 12 juillet de la reine des Idols Kyary Pamyu Pamyu ne semble pas avoir été promu à sa juste valeur. C’était pourtant l’un des autres grand évènement de cette édition 2026 de Japan Expo de pourvoir revoir la chanteuse 14 ans après sa première venue. Les fans ont tout de même répondu présents en masse pour son bref passage sur la grande scène Ichigo où elle se produisait accompagné de ses fidèles danseurs ressemblant un peu à des Oompa Loompa. Si la chanteuse s’aide sur les couplets de bandes enregistrées elle assure tout de même le show avec dynamisme appuyé par des projections sur les écrans de la salle et son incroyable robe originale dont s’échappait de grosses étoiles. Elle aura le temps d’enchainer sept grands succès en commençant par l’incontournable « Fashion Monster » tout en nous glissant quelques mots entre les chansons. Les années passant, Kyary Pamyu Pamyu reste cependant encore une formidable Idol dont nous attendrons avec impatience le prochain retour à Paris pour un nouveau grand concert.
≠ME
(NOT EQUAL ME)
Apres les Sakurazaka46, il y a trois ans c’est au tour des Idols superstars de ≠ME (à prononcer Not Equal Me) de nous faire l’immense honneur de leur présence à Japan Expo cette année. Un groupe habitué aux sommets des charts au Japon en vendant des dizaines de milliers d’exemplaires de leurs CDs et dont les places pour les concerts et autres événements ne peuvent s’obtenir que par loterie. Il n’est donc pas étonnant de voir la salle Ichigo pleine de fans venus exprès du Japon pour approcher le groupe comme ils en ont rarement l’occasion par chez eux. ≠ME s’inscrit dans la mouvance des groupes chorales à la AKB48 dont leur productrice Rino Sashihara était membre. La Rolls du groupe d’idols où chacune des membres incarne la perfection comme dans une sorte de concours Miss Japon. Brillantes de mille feux dans leurs costumes à paillettes, les onze membres du groupe ont cependant toutes leur propre personnalité qui nous fera craquer pour l’une ou l’autre ou bien pour l’ensemble d’entre-elles tant elles le méritent bien. Elles se produisaient uniquement le vendredi et samedi avec un spectacle parfaitement rodé et enchanteur. Il est franchement curieux qu’un groupe de cette trempe ne se lance pas dans une grande tournée mondiale à l’image des groupes coréens car elles feraient sans doute un carton.
AFTERS
C’est sur un intro amusante d’une voix en français un peu robotique de leur producteur que débute chaque concert du groupe d’Idols Afters pour présenter chacune des chanteuses. S’en suivait généralement en ouverture le titre « CHERRY XCX » accompagné par une chorégraphie au déhanchement sexy assez inhabituelle chez les idols japonaises. Il y aura de quoi être un peu géné la première fois car certaines membres du groupe paraissent très jeunes et que leur âge reste un secret. Formé il y a seulement deux ans et ayant déja connu bien des changements de line-up, il ne reste plus que la leader Asuka comme membre d’origine. Alors que la photo sur le site de Japan Expo les présentait toutes brunes dans des tenues blanches coordonnées, c’est avec un tout nouveau look lié à la sortie prochaine de leur nouvel album que les membres d’Afters ont performé durant les quatre jours. Des tenues dans un style Harajuku très cool faites d’assemblages de bouts de tissus qui reflète un peu la personnalité de chacune et les rend plus singulière. Afters joue sur un coté très kawaii avec des expressions qui donnent l’impression qu’elles sortent tout droit d’un anime d’idols. Chaque jour, elles ont fait l’effort de glisser des mots en français dans leur chansons et même de faire leur discours en fin de show en français. Ces Idols évoluent dans un univers musical original mêlant Pop et un peu de Metal avec aussi quelques sonorité K-Pop sur une base Electro Dance dont certains passages leur donnent toute la place pour de superbes chorégraphies entrainantes. Elles se démarquent par des mouvements sur la pointe des pieds. Avec plus de dix sept titres à leur effectif, elles ont pu varier leur différentes prestations quotidiennes sur les scène Kamo et Tsubame en reprenant tout de même à chaque fois certains des titres qui font leurs succès. Ces chansons nous sont clairement restées bien en tête et nous donneront envie de suivre attentivement leur parcours jusqu’à un éventuel retour à Paris.
MERCURO
C’est le groupe Mercuro qui se sont produites les premières sur la scène Kamo le jeudi 9 juillet 2026 dès 9h45. Les Idols en imposent d’emblée par la beauté de leurs costumes inspirés en partie du Visual-Key qui pourraient remporter haut la main tous les concours de cosplay de Japan Expo. Disposant chacune de trois tenues différentes qu’elles alterneront à chaque prestation, chaque membre affiche une personnalité différente par son style vestimentaire. Des styles militaire, traditionnel, japonais, horreur gothique ou lolita tous tellement riches en détails que nous pourrions ne regarder que cela. Mercuro s’inscrit dans un style maladif appelé « Yami Kawaii » comme Zenbu Kimi No Seida avec des chansons croisant un style J-Pop, et J-Rock et de véritables passages Death Metal aux ambiances d’horreur gothique. Disposant d’un large répertoire, Mercuro n’a pour le moment jamais encore sorti de CD. Très riches, leurs chansons ne sont pas si facilement mémorisables mais nous ferons fort effet. Si leur style musicale est très différent, les chorégraphies nous feront penser un peu par moment à celle des Banzaï Japan, grandes absentes de cette édition 2026. Elles ont elles aussi dans leurs membres, une toute petite chanteuse qui parait toujours très innocente au milieu de ces belles créatures horrifiques. Histoire de bien se distinguer leur dernier showcase sur la scène Ichigo était composé uniquement de leurs chansons les plus Death Metal. C’est avec la promesse de revenir en France qu’elles nous ont quitté et nous attendons leur retour avec beaucoup d’impatience.
KAGURAMUSOU
Découvertes en 2022 avec leur venue à Japan Expo accompagnées de Marty Friedman, l’ancien guitariste de Megadeth, Kaguramusou s’était imposé comme la révélation de cette année là confirmée par leur retour l’année suivante. Apres deux ans oùù le groupe a été mis totalement en pause, nous avons eu l’excellente surprise de les voir annoncées parmi les premiers artistes musicaux de l’année 2026. Leur style alliant instruments traditionnels japonais koto et shamisen à des riffs Metal puissants leur vaut de figurer encore une fois parmi les invités de l’espace Wabi-Sabi ou elles ont tenu un stand pendant quatre jours parmi les artisans japonais. C’est sur la petite scène de cet espace qu’elles ont donné une prestation acoustique intimiste composées de reprises d’anisong pour leur premier concert le jeudi. Avant de partir, elles ont promis des prestations bien plus Metal les jours suivants. C’est au final trois concerts sur la scène Sakura réservé aux attractions culturelles du Japon qu’elles se sont principalement produites avec un quatrième concert sur la scène Tsubame où le son était bien meilleur. Leurs shows débutaient par une nouvelle chanson inédite avant qu’elles ne reprennent quatre de leurs principales chansons dans des ordres différents. Au lieu d’une flute traditionnelle japonaise, c’est avec un flute classique que la nouvelle recrue Arisa s’est intégré parfaitement au répertoire de Kaguramusou. Annoncée quelques jours seulement avant leur venue à Paris, cette nouvelle membre était déjà connu par certains pour ses vidéos sur TikTok et Instagram. Ayant à nouveau fait forte impression durant ces quatre jours, Kaguramusou nous a déjà annoncé sa volonté de revenir à Japan Expo l’année prochaine.
UPIKO
Upiko est la nouvelle chanteuse à guitare de cette édition 2026 après Yukka et Mion les années précédentes Elle a son propre univers très différent et plus torturé que ces prédécesseuses. C’est par sa voix grave et la puissance de son interprétation que la chanteuse s’est fait connaitre sur YouTube et la voir se produire devant nous littéralement habitée par ses paroles est réelement impressionnant. C’est dans une élégante longue robe noire et pieds nus qu’Upiko performera sur scène les jeudi et samedi avec une autre tenue rouge et noire le vendredi. Avec ce ce look, elle fait parfois penser à de vieilles chanteuses rétro comme Edith Piaf dans sa manière de faire vivre ses chansons. Il est aussi amusant de regarder la gestuelle de ses pieds avec son habitude de se mettre sur la pointe des pieds pour appuyer certaines notes. Sa précieuse guitare n’a pas bien supporté le voyage jusqu’à Paris mais malgré une grosse entaille, Upiko arrivera à assurer ses trois prestations sur la scène Tsubame. Elle l’abandonnera de temps en temps le temps d’une chanson pour donner encore plus d’émotions. Totalement conquis par son talent, nous serons sans nul doute présent à son concert en tête d’affiche annoncé pour le mois de décembre 2026.
R!N
Plus connue sous son ancien pseudonyme Gemie sous lequel elle a enregistré plusieurs chansons pour L’Attaque Des Titans, R!N sest également fait connaitre d’un autre public en intégrant brièvement le groupe de Heavy Metal Aldious. C’est dans le cadre de sa première tournée mondiale que la chanteuse venait se produire pour la première fois en France à Japan Expo. Elle venait défendre son nouvel E.P. fraichement sorti. La chanteuse a maintenant abandonné son look Heavy Metal pour un style plus passe partout qui nous surprendra à sa première apparition sur la scène Ichigo le jeudi. Adepte des ballades, elle nous subjuguera avec sa très belle voix lors de set très courts ou elke n’interprétera jamais plus de cinq chansons dont forcement sa plus célèbre « Call Of Silence » générique de L’Attaque Des Titans. Un peu court pour une tournée mondiale mais la chanteuse aura le temps de démontrer tout son talent notamment lorsque laché par sa bande son, elle continuera sa chanson a cappela comme si de rien n’était. Ces premières représentations à Paris nous font encore plus regretter l’annulation du concert qu’elle aurait du faire avec Aldious si le Covid n’avait pas frappé.
SHŌ KIRYUIN
Les habitués de Japon Expo avaient peut être déjà eu l’occasion de voir le chanteur Shô Kiryuin du groupe de Visual Kei Golden Bomber il y a quinze ans au festival, il faisait lui aussi son retour à l’occasion de ce 25ème anniversaire avec son groupe d’air band pour une prestation très particulière les samedi et dimanche 11 et 12 juillet. Véritable OVNI de la programmation, le groupe à la particularité de jouer en playback sans le cacher mais nien au contraire en le surjouent au maximum. Le show commence dès leur installation avec un bassiste en costume noir d’une élégance et d’un charisme digne d’un personnage d’anime qui nou fera beaucoup rire. Chaque musicien à son style avec un batteur façon Visual Kei, un guitare avec des couettes et le chanteur Shô Kiryuin dans un look de chanteur Metal des années 80. Il est le seul à vraiment performer sur fond d’une bande musicale Hard Rock. Le pire c’est que chaque musicien semble être vraiment capable de jouer à la manière dont il le mime mais ils préfereront déconner à tout va sur scène mais aussi en descendant dans la foule. Le chanteur partira même avec une grande pancarte signalant où il est est jusqu’à la food court à proximité pour rameuter plus de spectateurs. Nous seront surpris de voir qu’il y a un vrai fan club de japonaises tout aussi déchaînées que le groupe qui ont fait le déplacement à Paris spécialement pour les voir. Si nous n’étions pas convaincu à l’annonce de ce concert, nous avons au final passer vraiment un moment hilarant et défoulant devant ce grand spectacle. Dommage que leur prestation du dimanche avait lieu en même temps que l’unique concert de Kyary Pamyu Pamyu car nous aurions bien remis ça.
LE RESTE DE LA PROGRAMMATION MUSICALE
Avec le planning très fourni de cette 25ème édition de Japan Expo, il n’était pas possible de pouvoir profiter de tous les concerts et spectacles dont nous n’avons vu que des bribes. Le groupe de rock The Sixth Lie faisait lui aussi son retour mais sous forme désormais d’un duo. Habituée du salon, Mika Kobayashi était encore une nouvelle fois très présente entre ses prestations en solo et ses apparitions dans les shows d’autres d’artistes et à l’Anisong Festa. Elle donnait aussi cette fois ci un concert sur la scène Ichigo avec son propre groupe nous permettant ainsi de mieux profiter de ses chansons. C’est de très loin que nous aurons vu les idols masculins D.O.L annoncé comme Idols Punk mais bien soft au final qui alternaient entre des costumes de bad boys et de gentils lycéens. Dans le même genre, les désormais bien connus U&Pia faisaient une nouvelle fois leur retour. Deux bandes de garçons à faire complexer n’importe quel otaku par leur charisme et dont les prestations sont vraiment faites pour faire craquer toutes les spectatrices. La scène Sakura ne manquait pas aussi de rendez-vous musicaux avec des têtes déja connues comme Ai Hisano qui s’est associé avec un producteur de musique des années 80 qui a mis de vieux beats bien démodés sur ces chansons. Un coté vintage qui va cependant bien à leur reprise du générique original de City Hunter. Il y avait aussi la violoniste Sarah Àlainn également de retour pour interpréter des génériques d’anime. Les spectacles de cette scène Sakura se ressemblent un peu tous chaque année et à moins d’être fan ou de venir pour la première fois, il n’y avait pas de quoi y passer beaucoup de temps cette année. Les deux principales scènes musicales était cette fois ci judicieusement regroupées à seulement quelques mètres l’un de l’autre dans un nouvel espace Oshi Para qui vendait tout leur merchandising et permettait d’organiser des séances de dédicaces gratuites et des session photos payantes avec les artistes. Il est juste dommage qu’il n’y ait pas eu d’animateur sur la scène Kamo réservée aux Idols masculins ou féminins pour introduire les artistes et y mettre un peu plus d’ambiance avant les concerts.
ANISONG FESTA
En marge de Japan Expo, le grand concert Anisong Festa faisait enfin son grand retour le vendredi 10 juillet 2026. Ce rendez-vous destinés aux plus grands fans de musique d’anime avait connu une première édition en 2019 mais n’était pas revenu depuis cinq ans. Pour cette deuxième édition, ce sont Cö Shu Nie, yama et Shoko Nakagawa qui se produisaient sur le scène Take. habituellement destinée aux conférence sur les jeux vidéo. Un événement spécial qui nécessitait d’acheter un billet supplémentaire vendu entre 40 et 200 € avec différents avantages à la clé.
En première partie de ce concert se déroulait un « Special Act » où le groupe français Starrysky devait normalement servir uniquement de musiciens supports à Umi Kun et Mika Kobayashi. Mais contrairement à ce qui avait été annoncé, nous nous sommes retrouvés devant un véritable concert de ce groupe qui compose des chansons en français inspirées par des séries japonaises populaires mais qui ne sont pas à proprement parlé des anisongs. Il aura fallu attendre la dernière partie de leur concert pour qu’enfin Umi Kun monte sur scène pour un medley de génériques pas toujours facile à reconnaitre puisque chaque extrait ne durait pas plus de trentes secondes. Après cela Mika Kobayashi est montée sur scène pour interpréter la chanson sur laquelle elle a été invitée à collaborer par Starrysky et une deuxième chanson accompagnée par le groupe.
CÖ SHU NIE
Après une bonne demi-heure d’attente, le temps que leur matériel soit installé et Cö shu Nie a pu enfin débuter ce concert. Formé en 2011, le groupe s’est fait connaître en interprétant les génériques de Tokyo Ghoul:Re, Psycho-Pass 3 et plus récemment Jujutsu Kaisen. Accueilli avec des lightsticks par le public, la musique de Cö shu Nie est tout de même très pointu et dépasse le cadre de la simple anisong. Ils jouent en effet un genre entre le Jazz et le Math Rock très complexe qui demande une écoute attentive pour bien être comprise. Il aurait été vraiment bien de les voir se produire durant les quatre jours au lieu de ce simple concert pour mieux les découvrir comme Asterism il y a deux ans. Après des changemens de line-up, Cö shu Nie se présente maintenant comme un duo composé d’une chanteuse claviériste et guitariste et d’un bassiste. Ils sont accompagné sur scène par un deuxième guitariste et un batteur au style Free Jazz. Pour leur premier concert en France, ils ont dû être étonné de se retrouver devant une forêt de lightsticks mais les génériques d’anisong sont toujours la voie pour se faire connaître au delà des frontières du Japon. Leur courte prestation d’à peine une demi-heure nous aura permis d’avoir un bel aperçu de leur talent et nous donne envie de plonger dans leur discographie pour en entendre plus. Leur concert s’est terminé par le premier extrait de leur prochain album à paraître d’ici une semaine. Espérons que cela leur permette de revenir sous peu à Paris pour un véritable concert en tête d’affiche.
yama
Il aura encore fallu vingt bonnes minutes d’attente pour voir yama monter sur scène accompagné d’un simple DJ. Nous pensions pourtant que l’artiste en pleine ascension serait la tête d’affiche de cet Anisong Festa. Un peu comme la chanteuse Ado, yama joue aussi le mystère en se présentant toujours les yeux masqués et en vêtements amples. L’artiste se déclare non-genré et même de près, il sera difficile de savoir. Sa voix et ses attitudes ferait pencher la balance vers le sexe féminin mais il/elle pourrait tout aussi très bien être un jeune homme androgyne. C’est par son single « Shikisai -Color-« », générique de fin de la deuxième partie de Spy x Family que l’artiste a commencé sa prestation avant d’enchaîner sur un générique de Pokémon qui avait très certainement déjà contribué à son succès. Préssé par le temps, yama préférera enchaîner les chansons à vive allure plutôt que de se lancer dans de longs discours. Des titres très courts taillés pour les génériques et les standards des plateformes de streaming qui passeront très vite et demanderons aussi de se repencher dessus à la maison. Sur cette petite scène, sa prestation ressemble plus à un petit showcase qu’à un véritable concert malgré les projections sur le grand écran derrière. Nul doute que si yama venait se produire en tête d’affiche à Paris, il/elle ferait le plein très vite de fans pour découvrir son véritable show.
SHOKO NAKAGAWA
Nous nous y attendions pas mais c’est la chanteuse Shoko Nakagawa qui était en quelque sorte la tête d’affiche de cet Anisong Festa en se produisant la dernière. Le privilège d’une carrière débutée en 2001 qui la faisait elle aussi fêter le 25ème anniversaire de ses débuts. Après les valeurs montantes que sont Cö shu Nie et yama, c’est le pouvoir de la nostalgie qui vaut sa place à la chanteuse. Ses plus grands succès sont déjà loin et son nom ne dira quelque choses qu’aux plus vieux fans d’anisongs. Ce n’est d’ailleurs pas avec ses propres succès que la chanteuse débutera sa prestation mais par le célèbre générique de Neon Genesis Evangelion que la véritable interprète avait performé l’année dernière à Japan Expo. Elle a ensuite enchaîné par le générique de Sailor Moon qui a rejoint depuis longtemps son répertoire de reprises. Shoko Nakagawa est la seule artiste de la soirée à avoir interdit photos et vidéo de sa prestation. Habillée comme une idol en robe rouge pailletée elle est tout clinquante mais passé ces deux grands classiques, le reste de sa performance ne nous laissera pas de souvenirs vraiment marquants si on n’est pas fan inconditionnel.
LES MANGAS
Comme chaque année, le grand hall 5 consacré aux mangas donnerait presqu’une impression de déjà vu avec les mêmes stands des grands éditeurs situés aux mêmes endroits. Les murs sont les mêmes mais il ne faudra pas hésiter à faire le tour complet des différents stands pour découvrir les nouveautés présentées parfois en première exclusivité. De nombreux titres font saliver mais le soucis c’est que lorsque nous commençons une série, nous ne savons jamais sur combien de tomes nous nous engageons. C’est à se demander comment les éditeurs s’en sortent et si toutes ses séries connaissent le succès qu’elles mériteraient. Peut être le signe d’un essoufflement du marché, il y avait beaucoup moins d’extraits gratuits à ramasser cette année et les goodies étaient bien souvent réservés aux acheteurs.
L’invité d’honneur manga de ce 25ème anniversaire était Keisuke Itagaki le mangaka à l’origine de la série Baki dont l’adaptation animée est disponible sur Netflix. Un style particulier qui ne sera pas au goût de tout le monde que nous pourrons découvrir grâce à l’exposition qui lui est consacrée. Juste à coté une autre exposition état consacrées aux oeuvres du mangaka Boichi à l’occasion de sa nouvelle sortie The Marshall King. Il y aussi une belle exposition Manga Festival avec des planches et des shikichis et une autre sur Jojo’s Adventure. De nombreux auteurs de mangas étaient présents mais pour le savoir, il fallait vraiment étudier le site de Japan Expo et les communications des éditeurs qui les recevaient directement sur leur stands.
LA JAPANIMATION
La japanimation était une nouvelle fois surtout présente via le stand de Crunchyroll mais aussi la présence de l’éditeur et distributeur All The Anime. Pour acheter encore Blu-Ray et DVD, il ne reste toujours que le stand d’Anime Store. Là aussi, il fallait allait étudier le programme du salon sur le site pour ne pas manquer les grands rendez-vous. Des présentations des nouveautés de Crunchyroll, des projections en avant première de nouvelles séries et de nombreuses conférences sur deux scènes avec la présence cette année de plusieurs doubleurs stars japonais. Une bonne partie de l’équipe qui a réalisé l’OAV anniversaire de Japan Expo avait fait le déplacement pour présenter leur travail. Le soir était aussi organisé une soirée spéciale où a été projeté le mythique film Cowboy Bebop précédé d’un concert par un groupe de jazz français. Detective Conan a aussi eu le droit à une soirée spéciale avec deux films proposés malheureusement en version française.
LES JEUX VIDEO
Rivalisant sans peine avec la Paris Games Week, la partie jeux vidéo de Japan Expo avait aussi de quoi pleinement satisfaire les fans. Nous y retrouvons en effet plein d’éditeurs qu’on ne trouve nul part ailleurs. Le gacha game prend une grande place avec les très beaux stands inédits d’Arknight Endfield et Silver Palace et un tout petit stand de Honkai Star Rail comme si l’Hoyoverse était en perte de vitesse. Comme l’année dernière le stand Crygame était vraiment énorme et proposaient de nombreuses animations toute la journée notamment avec des shows des acteurs japonais qui incarnent les héros de Granblue Fantasy: Relink – Endless Ragnarok. Nintendo était encore le seul des trois constructeurs à revenir avec son immense stand consacré uniquement à la Switch 2 mais n’a pas trouvé bon de ramener leur Pop Up Store qui a pourtant eu son succès les deux années précédentes. D’autres petits stands méritaient aussi de s’en approcher pour découvrir de nouveaux jeux plus confidentiels. Les fans de retrogaming pouvait profiter du grand stand de MO5 ou du plus petit asssz similaire du futur musée Odyssey. Les nostalgiques de Game One pouvaient aussi facilement retrouver Marcus et Kayane à différents endroits durant les quatre jours de Japan Expo.
A VOIR AUSSI
Pour son 25ème anniversaire, Japan Expo proposait également une grande exposition commémorative dans le nouveau Hall 3 ouvert pout l’occasion. Elle contenait une restropective de l’évolution du festival mais aussi surtout une très belle collection de shikishis signées par presque tous les artistes passés sur le salon. Des mangakas, des animateurs et tout un tas de musiciens et d’idols dont certains sont aujourd’hui disparus ou se sont simplement séparés, ce qui donnait une pointe d’émotion à cette exposition.
Ankama fêtait aussi son 25ème anniversaire dans le même hall avec un stand immense bourré de mini jeux sur toutes leurs franchises qui ont bercé tout une génération. Les fans on répondu présents pour participer aux différentes activités proposées. Le samedi soir, l’éditeur proposait également un concert symphonique des plus grands thèmes de leurs franchises mais il fallait acheter un billet d’entrée supplémentaire pour y assister.
C’est aussi dans cette zone que l’espace TCG s’est agrandit pour accueillir plus de compétition. C’est aussi là que nous pouvions rencontrer l’illustrateur Mitsuhiro Arita célèbre pour ses cartes Pokémon sur un stand dédié à l’accès payant qui permettait d’obtenir sa dédicace sur une carte ou un shikishi. Honnêtement nous nous attendions à un stand décoré mais il n’y avait rien d’autre à y voir que l’illustrateur. Sachant que certains n’hésiteront pas à revendre à prix d’or cette dédicace, nous ne pouvons pas lui en vouloir de prendre sa part en faisant payer sa dédicace.
Le Cosplay est aussi toujours aussi présent à Japan Expo. Une animation gratuite supplémentaire fournie par les visiteurs eux mêmes qui viennent se retrouver et parader au salon. Mais c’est aussi le rendez annuel de la finale de l’Extreme Cosplay Gathering et la séléction du prochain candidat pour représenter la France. Il faut vraiment être fan pour assister à ces longues démonstrations avec certaines candidats qui méritent vraiment le coup et d’autres qui font beaucoup plus amateurs.
Comme chaque année nous y trouvons du sport avec même du sumo et le retour du catch fémini avec la fédération Dana, des démonstrations de caruta popularisé récemment par un drama sur Netflix. Du tourisme avec la mise en avant d’une région et le second volet de l’exploration du Japon par des influenceurs ou bien encore de la cuisine avec des conférences et des leçons toute la journée sur une scène dédiée. Il y avait même cette année un concours pour élire le meilleur Saké.
Japan Expo c’est aussi des centaines de stands de commerçants, d’artistes ou de créateurs indépendants venus parfois directement du japon qui peut donner au salon une impression de supermarché géant. Il faudrait une bonne journée entière rien que pour faire le tour de tous ces stands. C’est pourtant eux qui causent chaque année le plus de problèmes avec des prix qui augmentent, des articles illicites et des œuvres en AI qui suscitent la polémique. Mais s »ils n’étaient pas là, Japan Expo paraîtrait beaucoup moins rempli mais cela ne doit en tout cas pas être considéré comme la partie principale du salon. Les organisateurs se battent chaque année pour faire venir des artistes du Japon et organiser des événements que nous ne verrons jamais ailleurs qui devraient plutot prendre tout votre temps.
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