CinémaCritique Ciné

MANDIBULES de Quentin Dupieux [Critique Ciné]

MANDIBULES de Quentin Dupieux [Critique Ciné]

Mandibules

Quentin Dupieux entraine le duo du Palmashow dans son univers totalement absurde pour son nouveau film Mandibules.

Avec leur film La Folle Histoire De Max Et Léon, on ne peut pas dire que le Palmashow avait fait des étincelles pour ses débuts au cinéma. Pourtant après avoir dirigé Éric Et Ramzy dans son tout premier film Steack, le réalisateur Quentin Dupieux les a choisi pour devenir les héros de son nouveau film Mandibules. Lui qui avait déjà fait confiance à Grégoire Ludig pour l’un des rôles principaux de Au Poste, nous prouve qu’au fond il suffisait d’une bonne histoire pour que cela fonctionne.

Dans Mandibules, David Marsais et Grégoire Ludig jouent deux potes d’enfance vraiment pas très futés qui en volant une voiture pour une mission qu’on leur a confié vont avoir la surprise de trouver dans le coffre une mouche géante. En imaginant pouvoir faire un max de profits avec elle, ils vont se mettre en tête de l’apprivoiser.

Mandibules

Meme si le point de depart de Mandibules est totalement absurde, c’est peut être le film le plus normal imaginé à ce jour par Quentin Dupieux. Alors que la plupart de ses précédents films reposent sur un non sens absolu totalement revendiqué auquel il ne fallait surtout pas chercher une signification, cette nouvelle histoire repose simplement sur un humour totalement débile qui fonctionne à merveille. On ne pourra s’empêcher de penser notamment à Wayne’s World ou Dumb And Dumber en voyant ces deux héros aux cheveux longs complètement stupides mais ne débordant jamais d’imagination pour se fourrer dans des situations incroyables que nous suivrons avec étonnement.

Le duo du Palmashow n’a certainement pas eu besoin de beaucoup d’efforts pour jouer ces deux imbéciles. Pas loin du surjeu permanent il leur fallait cependant garder le bon équilibre pour rester un tant soi peu crédibles. En revanche, celle qui signe une performance incroyable c’est Adèle Exarchopoulos. Elle est limite méconnaissable tant nous ne sommes pas habitué à la voir dans un tel registre. Une fille atteinte d’un traumatisme qui la pousse à toujours parler très fort. En dehors d’un Bruno Lochet toujours impeccable, les quelques autres personnages secondaires ne sont que des faire-valoir amusants qui n’auront malheureusement pas vraiment d’occasion de se démarquer réellement.

Mandibules

Esthétiquement, Quentin Dupieux joue à nouveau avec des codes couleurs qui donne à ce film une ambiance un peu seventies comme dans la plupart de ses films comme si il se déroulait dans le même univers déjanté. L’amusante mouche géante aux ailes scotchées pour qu’elle ne s’enfuie pas n’est qu’une simple marionnette avec quelques retouches numériques pour lui donner vie de manière totalement crédible. Elle nous fera un peu penser au pneu de Rubber à la différence qu’elle est bien plus sympathique même si sacrément carnivore.

Mandibules

Meme avec deux débiles pour héros et une histoire totalement absurde, Quentin Dupieux arrive à faire une comédie pas comme les autres qui enterrent un peu plus la plupart des comédies françaises ultra formatée. Les fans du Palmashow risquent bien d’être surpris mais ne regretteront certainement pas d’avoir vu ce long métrage qui sort totalement de l’ordinaire. Encore une grande réussite pour le réalisateur.

MON AVIS :
4/5

A Lire Aussi

When Evil Lurks de Demián Rugna |Critique Ciné]

WHEN EVIL LURKS de Demián Rugna [Critique Ciné]

Récompensé au Festival Fantastique de Gérardmer, When Evil Lurks innove dans le film de possession.

Le Deuxième Acte de Quentin Dupieux [Critique Ciné]

LE DEUXIEME ACTE de Quentin Dupieux [Critique Ciné]

Quentin Dupieux est déjà de retour avec Le Deuxième Acte choisi  à juste titre comme film d’ouverture du Festival De Cannes 2024.

Blue & Compagnie

BLUE & COMPAGNIE de John Krasinski [Critique Ciné]

Après l’horreur, John Krasinski se lance dans le film pour enfants avec un Blue & Compagnie bien moins réussi que ses prestigieuses inspirations.

Comme Un Lundi de Ryo Takebayashi [Critique Ciné]

COMME UN LUNDI de Ryo Takebayashi [Critique Ciné]

Un Jour Sans Fin devient une semaine entière dans la délirante comédie japonaise Comme Un Lundi.

Wake Up de RKSS [Critique Ciné]

WAKE UP de RKSS [Critique Ciné]

Slasher sans aucun complexes, le sauvage Wake Up saura vous divertir malgré sa bêtise apparente.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.