CAPTAIN AMERICA : BRAVE NEW WORLD de Julius Onah [Critique Ciné]
Nouveau Captain mais toujours la même chose dans Captain America : Brave New World.
Avec pour seule sortie l’année dernière un Deadpool & Wolverine loin d’être au niveau de nos attentes, le Marvel Cinematic Universe reprend sa route en 2025 avec Captain America : Brave New World. Un quatrième film en forme de nouveau départ puisque c’est désormais Anthony Mackie qji prend la relève de Chris Evans. Malheureusement, loin d’apporter du sang neuf au MCU, ce nouveau film ne fait que confirmer une fois de plus la décrépitude de cette saga.
Initié à la fin de Avengers : Infinity War. Il faudra avoir vu la série Falcon Et Le Soldat De L’Hiver sur Disney+ pour découvrir comment Samuel Thomas Wilson est devenu le nouveau Captain America. En revanche, ce à quoi nous n’avions pas été préparé, c’est de voir que suite à son décès l’acteur William Hurt qui jouait le Général Thaddeus E. Ross dans L’Incroyable Hulk et Captain America : Civil War a dû être remplacé par Harrison Ford dans Captain America : Brave New World. Au cœur de ce quatrième épisode, ce personnage vient d’être élu Président des États Unis. Son premier grand chantier est d’établir un accord avec le gouvernement japonais pour puiser l’adamantium de l’étrange structure apparue à la fin du film Les Éternels.

Alors que nous avons vu depuis passer huit films du MCU qui ne semblaient absolument pas prendre en compte cet évènement, il était temps de se préoccuper enfin de ce phénomène ! le plus dur sera d’accepter qu’on nous présente l’adamantium comme une nouveauté alors que c’est la matière qui recouvre normalement tout le squelette de Wolverine. Sauf qu’au moment où se déroule ce nouveau Captain America : Brave New World, les X-Men n’existent pas encore dans cette version de la Terre. De quoi perdre les spectateurs qui ne lisent pas les comic books et ne suivraient pas assidument l’évolution de toutes les franchises Marvel au cinéma.
Alors que la bande annonce de Captain America : Brave New World laissait penser qu’il avait été filmé en reproduisant la direction photo des grands thrillers politiques des années 70, nous serons surpris de voir que le film en lui même n’a pas du tout ce grain particulier. Cela ne se justifiait pas de toute façon puisque le long métrage se passe dans les années 2000 et quelques. Réalisé par Julius Onah ce nouveau Captain America s’inscrit en fait totalement dans la lignée des épisodes précédents des frères Anthony et Joe Russo sans chercher à y apporter quelque chose de nouveau. Y compris dans des scènes d’action, certes spectaculaires, mais qui ne présentent aucun véritables enjeux.
Car une fois de plus, le gros problème de ce nouveau long métrage du MCU est son scénario. Une intrigue complétement capillo-tractée de manipulation mentale orchestré par une espèce de savant fou extra-terrestre que seuls les lecteurs de comics connaitront. Quand à l’affrontement avec le Hulk rouge promis sur l’affiche et la bande annonce, il faudra attendre la toute dernière partie de ce Captain America : Brave New World pour y avoir le droit. Et pourquoi dans une histoire où le véritable Hulk aurait logiquement toute sa place, il n’apparait absolument pas ? Ni même sa cousine She-Hulk qui n’est jamais sortie de sa série. Cela aurait aussi pu être l’occasion de ressortir ces Eternals mais personne n’est vraiment pressé de les retrouver.
Si le Marvel Cinematic Universe a été freiné dans ses projets par la grande grève des scénaristes et des acteurs, tout laisse pourtant à croire que ce Captain America : Brave New World a quasiment entièrement été crée à l’aide de l’intelligence artificielle comme le montrait la série She-Hulk. Donnant une forte impression de déjà-vu, le scénario ne semble que reproduire les mêmes scènes d’action qui ne font plus effet. Anthony Mackie était bien en second rôle dans les précédents films du MCU mais n’a pas les épaules pour porter un film en tête d’affiche. Quand à Harrison Ford, il trouve ici l’un des pires rôles de sa carrière et n’avait vraiment pas besoin d’aller se fourrer dans le MCU. Recyclant toujours les mêmes acteurs, Giancarlo Esposito passe de Star Wars au Marvel Studios pour un nouveau rôle de méchant assez anecdotique puisque nous n’attendons que l’arrivé de ce Hulk Rouge qui se fera désiré. Quand à la présence de Liv Tyler, elle semble avoir été entièrement reconstitué par intelligence artificielle que ce soit dans sa voix ou sa brève apparition cachée par des barreaux.
On dit souvent que les plats sont meilleurs quand ils sont réchauffés mais pas dans le cas du MCU qui nous ressert encore la même vieille soupe qui a aujourd’hui perdu toute sa saveur. Mort et enterré en même temps que Tony Stark, la saga Marvel n’est plus aujourd’hui qu’une vaste supercherie incapable de se renouveler. Et ce ne sont certainement pas les prochains films à sortir qui relèveront le niveau. À part pour en prendre plein la vue dans quelques grosses scènes d’action, ce nouveau Captain America : Brave New World ne méritait pas mieux qu’une sortie directe sur Disney+.
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