Critique Ciné : DEAD MAN TALKING de Patrick Ridremont

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FICHE TECHNIQUE :

 – REALISATEUR : Patrick Ridremont

 – AVEC : Patrick Ridremont, François Berléand et Virginie Effira

 – GENRE : Comédie Dramatique

 – DUREE : 1h41

 – SITE OFFICIELhttp://www.deadmantalking-lefilm.com/

 – DATE DE SORTIE : 27 Mars 2013

 

AVERTISSEMENT 

DES SCENES, DES PROPOS  OU DES IMAGES PEUVENT CHOQUER LA SENSIBILITE DES SPECTATEURS

 

 

BANDE ANNONCE :

 

SYNOPSIS : Condamné à mort pour avoir assassiné les deux passagers d’une voiture qui venait d’écraser son chien, William
doit être exécuté ce soir. Avant de se voir injecté le poison mortel, il a le droit de s’exprimer une dernière fois. Ayant beaucoup de choses à raconter il arrive a retarder son exécution jusqu’à
Minuit, heure de fin de la procédure. Rapidement le prisonnier qui avait réussi à sauver sa peau en parlant devient la coqueluche des médias et des politiques au point qu’une émission télé
filmera tous les soirs le prisonnier en train de tenter de sauver sa peau. 

 

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CRITIQUE : Acteur de théâtre, Patrick Ridremont fait ses premiers pas de réalisateur avec une première oeuvre qu’il a lui
même écrit. Un récit inspiré par les Contes de Mille et Une Nuits où tel Shéhérazade, un condamné à mort va sauver sa peau en racontant avec passion sa vie. Un
film déjà récompensé dans de nombreux festivals ainsi qu’aux Magritte du cinéma Belge et qui sort enfin en France le 27 mars 2013.

Avec son premier long métrage, Patrick Ridremont prouve qu’il n’y a pas forcement besoin d’un budget énorme pour réaliser un grand film. On sent bien que le film n’a pas
bénéficié d’énormément d’argent mais pourtant les décors, les costumes et l’ensemble de la réalisation n’y laisse voir que du feu. Comme quoi la seule chose qui compte pour réaliser un bon film
est tout simplement d’avoir la bonne idée et les capacités pour la porter.

Trés rapidement on est impressionné par la richesse de l’histoire imaginé par Patrick Ridremont. On sent que le réalisateur a pris son temps pour creuser son histoire en
développant une véritable histoire aux personnages que l’on découvre au fur et a mesure et qui apporte beaucoup d’émotion à cette histoire. En plus d’une très bonne histoire, le metteur en scène
a aussi écrit de superbes dialogues souvent très drôles ou extrêmement touchant. Le réalisateur et scénariste pointe du doigt la télé-réalité qui fait de n’importe qui une star en quelques
secondes mais aussi les travers de la politique qui ne repose que sur des promesses non-tenues.

L’ombre de Victor Hugo plane sur ce Dead Man Talking. un poème de l’écrivain est  cité dans le film, le look du prisonnier fait penser à Jean
Valjean
et impossible aussi de ne pas penser au livre Les Derniers Jours D’un Condamné. Cette émouvante histoire n’est pas non plus sans rappeler La Ligne Verte de
Stephen King et son adaptation cinématographique par Frank Darabont. Le titre du film fait aussi écho au Dead Man Walking film de Tim
Robbins
. Une phrase que prononce les gardiens du couloir de la mort quand un condamné se dirige vers son execution.

 

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Si le film est aussi réussi c’est aussi grâce à la prestation de ses acteurs. En plus de réaliser le film, Patrick Ridremont s’est aussi donné le premier rôle. Celui de ce
condamné à mort qui ne cessera de parler. Facile pour cet ancien acteur de la ligue d’improvisation Belge ! Il est tout bonnement excellent et on regrette de ne pas l’avoir vu plus souvent au
cinéma avant. Le rôle du directeur de Prison a été confié à François Berléand. Le comédien trouve ici l’opportunité de jouer toujours de son caractère si drôle dans un long
métrage qui vaut réellement le coup d’etre vu. Dead Man Talking est aussi la dernière apparition de Christian Marin acteur connus comme tète de turc de
Louis de Funès dans de nombreux films dont la série des gendarmes. Il incarne ici le prêtre de la prison qui aurait du prendre une retraite bien méritée depuis très longtemps.

A film belge, acteurs belges on retrouve dans le long métrage Virgine Effira qui partagea un moment la vie du réalisateur et qui joue ici une attachée de communication vraiment
pas commode bien décidée a faire réélire le gouverneur incarné par Jean Luc Couchard, le héros de Dikkenek. La jeune actrice Pauline Burlet, vue
en jeune Edith Piaf dans la Môme, se montre elle aussi excellente en fille du directeur de la prison. Très bonne prestation aussi pour Denis
Mpunga
, metteur en scène et acteur de théâtre en Belgique qui joue aussi pour la première fois au cinéma ici en gardien de prison. Un rôle toujours en équilibre entre humour et émotion.

Pour un premier essai cinématographe, Patrick Ridremont s’impose immédiatement devant comme derrière la caméra qu’il soit acteur, réalisateur ou scénariste. Quel dommage que le
long métrage ne bénéficie pas d’une large distribution. Espérons que le bouche à oreille permettra tout de même au film de trouver un large public entièrement mérité.

 

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MON AVIS : 5/5

 

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