CinémaCritique Ciné

THE BIKERIDERS de Jeff Nichols [Critique Ciné]

The Bikerides

Après sept ans d’absence, le réalisateur Jeff Nichols revient sur grand écran avec The Bikeriders, film hommage à tous les motards.

Depuis sept ans qu’il avait disparu, c’est à se demander si le cinéaste Jeff Nichols n’a pas passé tout ce temps à regarder en boucle la série Sons Of Anarchy. Impossible de ne pas penser en effet y penser en voyant son nouveau long métrage The Bikeriders sorti au cinéma ce mercredi 19 juin 2024. Mais c’est en fait de l’histoire vraie de la bande des Vandals qu’il s’inspire pour ce nouveau long métrages qui séduira tous les amateurs de motos.

The Bikeriders se déroule à cheval entre les années 60 et 70 pour raconter les heures de gloire des Vandals. Un club de bikers fondé par Johnny un tranquille père de famille qui avait pour modèle Marlon Brando dans le film Fureur De Vivre. Ce groupe de motards qui avait pour première ambition de se retrouver tout d’abord pour faire des courses entre eux le Week-End va devenir plus qu’un simple passe temps en se transformant en une véritable famille soudée par leur passion pour la moto avec ses bons moments et des moments plus difficiles.

The Bikeriders de Jeff Nichols

Inspiré par le livre du photographe Danny Lyon, l’histoire de The Bikeriders nous est racontée du point de vue de Kathy, une jeune femme pas vraiment futée et au drôle d’accent qui a flashé sur Benny, le plus beau mais aussi le plus casse-cou membre de cette bande de motards graisseux et repoussants. Un personnage que le jeune photographe avait longuement interrogée sur cette bande. Elle est interprétée ici par Jodie Comer, bien connue pour sers rôles dans la série Killing Eve et le film Le Dernier Duel de Ridley Scott, qui  s’est métamorphosé pour jouer ce personnage vraiment singulier qui parle beaucoup mais dont nous n’apprendrons pas grand chose sur ses origines.

Pour composer son gang de Bikeriders, Jeff Nichols semble avoir puisé dans les acteurs au physique le plus évident pour ce genre de rôles. En tête, nous trouvons sans surprise Tom Hardy qui retrouve un rôle proche de ceux qu’il pouvait tenir dans le film de mafieux Legend, la série Peaky Blinders ou autres qui lui donne encore l’occasion de s’inventer un look et un accent. Il y a aussi forcement Michael Shannon, acteur fétiche du réalisateur Jeff Nichols présent dans ses six films qui a lui aussi clairement la tête de l’emploi et bien évidemment Norman Reedus qui a subit une véritable transformation pour ne pas trop ressembler au motard Darryl Nixon qu’il incarne dans la série The Walking Dead et son propre spin-off. C’est cependant autour d’Austin Butler, révélation du film Elvis de Baz Luhrmann très bien choisi pour jouer Benny, le beau gosse de la bande que gravite cette histoire.

The Bikeriders de Jeff Nichols

Malgré un casting impeccable, c’est dans sa construction que The Bikeriders déçoit. Le film commence par l’agression de Benny par deux personnes qui n’apprécient pas de le voir afficher son appartenance aux Vandals. L’histoire fait ensuite un bond en arrière pour nous raconter toujours du point de vue de Kathy comment nous arriverons à cette situation. Mais si nous imaginions qu’il s’agirait là du véritable point de bascule de cette histoire, la suite du récit prendra en effet une allure plus dramatique mais pas aussi sombre que nous pouvions espérer.

Si The Bikeriders pouvait donner l’air d’une sorte de film de gangsters, il n’est en fait qu’une sorte de chronique de vie douce amère avec ses haut mais surtout ses bas. Le long métrage repose avant tout sur la relation particulière entre Kathy et Johnny pour être le plus proche du beau Benny qui fait passer son amour pour la moto avant tout le monde. Nous nous étonneront de voir que Danny l’apprenti journaliste interroge uniquement Kathy sur leur histoire alors qu’il pourrait très bien recueillir aussi l’avis des autres protagonistes qui ne sont jamais très loin. De plus, le montage donne l’impression parfois qu’elle a raconté strictement les mêmes anecdotes à trois périodes différentes comme si elle passait son temps à radoter.

The Bikeriders de Jeff Nichols

Pour tous ceux qui ont toujours rêvé de devenir membre d’un clan de bikers, The Bikeriders leur permettra  de vivre leur quotidien pas souvent très rose pendant près de deux heures comme s’ils y étaient. Une sorte de tranche de vie plaisante à suivre mais qui manque de scènes réellement mémorables pour se hisser au rang des grands classiques Easy Rider ou La Horde Sauvage qui ont inspiré Jeff Nichols.

MON AVIS :
3/5

A Lire Aussi

Kinds Of Kindness

KINDS OF KINDNESS de Yorgos Lanthimos [Critique Ciné]

Fort de tous les éloges faits à Pauvres Créatures, Yorgos Lanthimos revient déjà avec le déstabilisant Kinds Of Kindness.

Vice Versa 2

VICE VERSA 2 de Kelsey Mann {Critique Ciné]

Pixar tente de se relancer avec Vice Versa 2, une suite attendue depuis 9 ans qui n’arrive malheureusement pas à la hauteur du premier.

The Bikeriders

THE BIKERIDERS de Jeff Nichols [Critique Ciné]

Après sept ans d’absence, le réalisateur Jeff Nichols revient sur grand écran avec The Bikeriders, film hommage à tous les motards.

Love Lies Bleeding de Rose Glass [Critique CIné]

LOVE LIES BLEEDING de Rose Glass [Critique Ciné]

La réalisatrice de Saint Maud revisite avec brio le genre du thriller dans Love Lies Bleeding.

Les Guetteurs

LES GUETTEURS de Ishana Night Shyamalan [Critique Cinéma]

Suivant les pas de son père, Ishana Night Shyamalan passe à son tour à la réalisation de son premier film avec Les Guetteurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.