LA BONNE ÉPOUSE, Juliette Binoche dans une comédie feministe [Actus Ciné]

 

S’inscrivant dans l’ère du temps, la comédie La Bonne Épouse viendra défendre la cause féministe avec humour la semaine prochaine au cinéma.

 

 

Oublions le scandale de la dernière cérémonie des Césars qui a célébré  Roman Polanski en tant que Meilleur Réalisateur malgré toutes les protestations car un véritable mouvement féministe s’installe bien dans les nouveaux films à venir. Deux représentants de ce courant viendront d’ailleurs se concurrencer le 11 mars 2020 dans les salles de cinéma, Radioactive sur la vie de Marie Curie et La Bonne Épouse qui viendra nous expliquer avec humour a quel point les femmes ont du batailler de longue date pour prouver qu’elles n’étaient pas uniquement faite pour s’occuper du foyer.

La Bonne Épouse se déroule dans les années 60 dans une école ménagère dirigée avec rigueur par Robert Van der Beck et son épouse Paulette chargés d’apprendre aux jeunes filles comment devenir une bonne épouse capable de tenir son foyer et se plier au devoir conjugal sans la moindre objection. A la mort de son mari, Paulette va découvrir que l’établissement est au bord de la faillite et qu’il va falloir que les choses changent pour pouvoir le garder ouvert. A l’approche de mai 68, un vent de liberté va dorénavant souffler dans le cœur de ces femmes.

 

 

 

Succédant à Sage Femme, La Bonne Épouse est le septième film de Martin Provost. Un réalisateur qui n’a pas attendu le mouvement #MeToo pour prendre le parti des femmes comme le prouve le reste de sa filmographie. Il est notamment le réalisateur de Seraphine récompensé de sept César en 2009. Accompagné de Séverine Werba, scénariste de la série Engrenages, c’est une nouvelle fois lui qui a écrit le scénario de La Bonne Épouse inspiré par le récit d’une dame de 80 ans qui lui avait expliqué avoir préféré rejoindre ce genre d’établissement plutôt que poursuivre ses études. Fort heureusement ces écoles ménagères ont fini par toutes disparaître au début des années 70 pour le plus grand malheur d’Eric Zemmour.

Dernièrement à l’affiche de La Vérité le premier film français du réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda, c’est Juliette Binoche qui incarne cette directrice d’école ménagère éprise de liberté. Martin Provost retrouve ici Yolande Moreau qu’il avait déjà dirigé par deux fois dans Seraphine et Où Va La Nuit. L’occasion aussi pour l’actrice de retrouver Noémie Lvosky avec qui elle avait joué dans Camille Redouble. Du côté des acteurs François Berleand sera le directeur autoritaire qui ne fera pas long feu, un rôle qui a du lui rappeler Les Choristes et Edouard Baer jouera l’ancien prétendant de Paulette prêt à ranimer la flamme. La Bonne Épouse puise aussi dans une génération montante de jeunes actrices avec en tète Anamaria Vartolomei révélation du film My Little Princess revue depuis dans L’Échange des Princesses ainsi que Marie Zabukovec vue dans le film d’horreur Play Or Die

 

Anamaria Vartolomei