OPPRESSION de Farren Blackburn [Critique Ciné]

 

Oppression

 

Disparu avec la faillite de Relativity Media, Oppression a bien failli ne jamais sortir. Au vu du résultat cela n’aurait  finalement pas été une grosse perte.

 

 

SYNOPSIS : La pédopsychiatre Mary Portman doit s’occuper toute seule de son beau-fils victime d’un grave accident de la route qui l’a rendu paraplégique et qui a coûté la vie à son père. Elle s’est particulièrement attaché à Tom, un de ses jeunes patients sourd et muet qui va disparaître une nuit de forte tempête. Marqué par cette curieuse disparition, elle va commencer à avoir de drôles d’hallucinations.

 

Le scénario d‘Oppression figurait dans la fameuse Black List des meilleures histoires à adapter au plus vite. Il faudra alors nous expliquer pourquoi aussi bien la bande annonce que le synopsis officiel nous font croire à un film fantastique qui n’existe pas en réalité ? Loin de tenir ses promesses, ce second film de Farren Blackburn nous mènera complètement en bateau. Mais pour rétablir la vérité, il faudra spoiler, vous êtes donc prévenu.

 

Oppression

 

Oppression c’est encore le genre de film qui commence à vous raconter une histoire avant de vous dire en plein milieu que ce n’est pas du tout ce que l’on vous a fait croire depuis le début. Alors qu’elle ne pensait jamais revoir son petit patient Tom retiré de l’institut où il vit, Mary va avoir la surprise de le retrouver chez elle sans que l’on ne nous explique jamais comment il a pu revenir dans ce chalet isolé en pleine tempête de neige. Le film prend un temps fou à installer son intrigue à nous faire le coup plusieurs fois de nous montrer des choses donnant au film son aspect fantastique bien mis en avant dans la bande annonce mais qui s’avère être  en réalité des rêves ou des hallucinations. Il y en a tellement qu’on commence à ne plus vouloir croire à quoi que ce soit que l’on peut voir dans le film.

Puis dans la seconde partie tout s’écroule et tourne complètement au ridicule. SPOIL : Stephen le paraplégique a joué la comédie pendant six mois et il pête en réalité la forme. S’il restait aussi amorphe c’est pour rester la priorité de sa belle mère adorée qui avait voulu se séparer de lui et se retrouve désormais coincé à s’occuper de lui en permanence. Il devra cependant subitement arrêter de jouer la comédie lorsqu’il ressent que Mary souhaiterait adopter le petit Tom. A partir de là, au lieu de s’expliquer avec sa belle mère, il vire subitement au psychopathe de film d’horreur qui fait traîner son marteau sur tous les murs et entreprend de clouer toutes les portes et fenêtres de la maison. Il ne laisse aucun autre choix à Mary que de passer à l’attaque pour s’en sortir, oubliant subitement tout l’amour qu’elle a pu ressentir pour lui.

 

Oppression

 

Appâté par la présence dans le rôle principal de Naomi Watts, on ne pouvait pas se douter qu’Oppression puisse être aussi catastrophique. Mais qu’est venue faire dans cette galère la comédienne qui a tourné avant avec tant de prestigieux réalisateurs et scénaristes. On a une pensée émue pour le pauvre Jacob Tremblay qui nous avait tant épaté dans Room et qui est ici si mal exploité en victime sourde et muette. Pareil pour Charlie Heaton que l’on a découvert dans Stranger Things la meilleure série de l’année et qui se ridiculise complètement ici.

Encore inconnu, le réalisateur Farren Blackburn a fait parler de lui en réalisant une bonne partie de la première saison de la série Daredevil sur Netflix. Son premier Hammer Of The God est sorti directement chez nous en DVD probablement à juste raison comme aurait du le faire au final Oppression. La faute surtout à un scénario faiblard, première oeuvre de Christina Hodson inspiré par les bruits étranges qu’elle pouvait entendre dans son appartement. Dire qu’elle est désormais attaché à un spin off de Transformers consacré à Bumble-Bee, on craint déjà le pire.

 

Oppression

 

Oppression c’est encore une histoire catastrophique pour EuropaCorps, la boîte de production de Luc Besson habitué du genre. Ce scénario aurait plus eu sa place dans la liste des plus mauvaises idées que dans celles des histoires à adapter au plus vite. Tout d’abord ennuyeux, Oppression tourne au consternant. On se demande bien comment Naomi Watts a pu se laisser convaincre de jouer dans ce film. On ressort d’Oppression avec la désagréable impression de s’être fait sérieusement arnaqué. Une belle perte de temps et d’argent.

 

MON AVIS : 0/5

 

 

FICHE TECHNIQUE :

  • TITRE ORIGINAL : Shut In
  • RÉALISATEUR : Farren Blackburn
  • AVEC : Naomi Watts, Jacob Tremblay & Charlie Heaton
  • SCÉNARISTE : Christina Hodson
  • COMPOSITEUR : Nathaniel Mechaly
  • GENRE : Thriller
  • DURÉE : 1h30
  • NATIONALITÉ : Français, Canadien
  • DISTRIBUTEUR : Europacorp Distribution
  • SITE OFFICIELhttp://shutinmovie.tumblr.com/
  • DATE DE SORTIE : 30 novembre 2016

 

 

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