Critique Ciné : LE CONGRES de Ari Folman

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FICHE TECHNIQUE :

 – TITRE ORIGINAL : The Congress

 – REALISATEUR : Ari Folman

 – AVEC : Robin Wright, Harvey Keitel & Danny Huston

 – GENRE : Science Fiction / Animation

 – DUREE : 2h00

 – SITE OFFICIELhttp://www.arpselection.com/category/tous-nos-films/science-fiction/le-congres-140.html#team

 – DATE DE SORTIE : 03 Juillet 2013

 

 

BANDE ANNONCE :

 

 

SYNOPSIS : A force de rejeter la majorité des rôles qu’on lui a proposé, l’actrice Robin Wright est en pleine traversée du
désert.  Un jour son agent revient avec un contrat : la posibilité pour l’actrice de voir scanner son corps pour qu’un double numérique joue à sa place.

 

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CRITIQUE : Avec Valse avec Bashir, le réalisateur Israélien Ari Folman a été reconnu comme un des maîtres
du documentaire en animation. Pour son cinquième film, le metteur en scéne continue de mélanger film live et passage en animation pour une fiction dénonçant l’abus de modernité des studios de
cinéma américains. 

Cette fiction est à la base un livre du romancier polonais Stanislas Lem, un auteur plutot tourné vers la science fiction a qui l’on doit notamment Solaris,
oeuvre complexe adaptée par deux fois déjà au cinéma.  Du roman, le réalisateur Ari Folman n’en a gardé que l’idée principale. Celle d’un congrés de futurologues qui se retrouve perturbé par
une attaque terroriste. Cette histoire n’est d’ailleurs que la seconde partie du film.

La première partie est elle (presque) totalement inventé. Robin Wright y joue plus ou moins son vrai rôle. Celui d’un actrice dont les choix de carrière peu judicieux ont mené
dans une traversée du désert. Si la réalité n’est pas à ce niveau pour la comédienne qui n’a jamais cessé de tourner même si elle a vite quitté le haut de l’affiche, elle s’en rapproche pas mal.
Il faut du courage pour accepter ce rôle qui vous rabaisse au rand d’actrice has-been.

Cette première partie est vraiment interressante. Ari Folman balance pas mal sur le marketing qui a pris le pas sur la création à Hollywood. Une dénonciation en règle de la
surenchère Hollywoodienne qui se déverse en masse sur les écrans du monde entier sans laisser de chance aux films d’auteurs. Une observation très fine qui risque certainement d’en froisser
beaucoup, James Cameron et son Avatar en tête ! C’est ce qu’avait dénoncé également Andrew Niccol dans Simone, une autre histoire d’actrice virtuelle qui date
déjà de 2002. Une époque ou on en parlait avec crainte sans en avoir vu encore le résultat. Robin Wright avait d’ailleurs accepté en 2002 d’etre numérisée entièrement pour jouer
dans La Légende De Beowulf de Robert Zemeckis.

 

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Le succès de Valse Avec Bashir à travers le monde permet maintenant à Ari Folman d’avoir de grands acteurs dans son nouveau film. Après Robin
Wright
qui se prète au jeu de s’interpreter elle même, il n’a pas été dur de convaincre Harvey Keytel, Danny Huston (30 Jours De Nuit),
Jon Damm (Mad Men) et Paul Giamatti (La Jeune Fille De L’Eau) de faire ne serait ce qu’une courte apparition. Les enfants sont
aussi joués par deux petites valeurs montante Kodi Smit McPhee (La Route, Laisse Moi Entrer) et Sami Gayle vu en jeune prostituée dans
Detachment.

La deuxième partie du film se déroule 20 ans aprés que Robin Wright a accepté d’être entièrement numérisée et qu’ella a laissé son double poursuivre sa carrière d’actrice. Elle
se rend dans un congrès ou il faut se présenter sous une forme animée. C’est alors que le film bascule entierement en dessin animé, utilisant la vieille technique de la rotoscopie (A
Scanner Darkly
). Graphiquement le film semble basculer à l’époque des premiers dessins animés de Popeye ou Betty Boop avec le même genre de graphisme et
de situations totalement cartoonesque. Un parti pris graphique très sympathique qui se veut rétro pour se démarquer de tout ce qui se fait actuellement. De nombreux hommages au cinéma sont
glissés ici et là pour le plaisir des cinéphiles.

Là ou la première partie s’annoncait comme vraiment interressante pour tout ce qu’elle dénoncait, la seconde partie désarçonne completement. En intégrant à son récit une version arrangée du roman
de Stanislas Lem, Ari Folman réalise un film deux en un ou on ne voit pas vraiment le rapport entre la première et la deuxième partie à l’exception des
personnages que l’on retrouve dans les deux moitiées mais là encore cela rajoute à la confusion car ils ne sont plus forcement qu’ils étaient à la base. Voilà un dessin animé qui n’est absolument
pas pour les enfants ! car l’intrigue déjà difficile à suivre pour un adulte sera completement incomprehensible aux plus jeunes. Un film à conseiller aux fans d’animations rétro et à tout ceux
qui aiment se prendre la tête sur des scénarios incomprehensibles.

 

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MON AVIS : 2/5

 

 A LIRE AUSSI :

 – la critique de LA LEGENDE DE BEOWULF avec Robin Wrighthttp://xav-b.over-blog.com/article-14127228.html

 – la critique d’AVATAR de James Cameronhttp://xav-b.over-blog.com/article-41426929.html

 – la critique de A SCANNER DARKLY de Richard Linklaterhttp://xav-b.over-blog.com/article-3949020.html

 – la critique de 30 JOURS DE NUIT avec Danny Hustonhttp://xav-b.over-blog.com/article-15650889.html

 – la critique de DETACHMENT avec Sami Gaylehttp://xav-b.over-blog.com/article-97338700.html