ÇA, CHAPITRE 2 de Andy Muschietti [Critique Ciné]

 

Ça, Chapitre 2

 

Ça, Chapitre 2 c’est la conclusion tant attendue de la nouvelle adaptation du célèbre roman de Stephen King pour le cinéma. Après un premier volet très réussi, cette suite se montrera t-elle à la hauteur ?

 

 

SYNOPSIS : Les Losers se l’étaient promis, si  le clown maléfique Pennywise revenait, la petite bande devraient revenir à Derry pour l’exterminer pour de bon. Alors que la plupart d’entre eux avaient oublié cette promesse en quittant la ville, seul Mike était resté pour attendre ce retour. Vingt sept ans plus tard, ils vont cependant se précipiter à la suite de son appel sans trop savoir pourquoi. Peu de temps après, les souvenirs vont remonter à la surface et la peur aussi.

 

Il était temps ! Il aura fallu attendre deux ans pour enfin découvrir la conclusion de la nouvelle adaptation du roman culte de Stephen King par le réalisateur Andy Muschietti. Au lieu de tourner les deux films en même temps, la Warner avait préféré attendre de voir si le succès serait au rendez vous pour cette relecture après le téléfilm de 1990. Ce premier volet ayant été une réussite aussi bien artistique qu’en terme de box office, toute l’équipe est donc de retour pour achever l’histoire. Si l’on pensait tout naturellement que ce second volet ne pourrait être qu’à la hauteur du premier, il faut bien avouer que le résultat se montre au final plutôt décevant.

 

Ça, Chapitre 2

 

Ça Chapitre 2 commence par l’agression d’un couple homosexuel par une bande de jeunes. Une scène marquante du livre qui était absente de la précédente adaptation. Stephen King s’était servi d’un véritable fait divers arrivé dans le Maine au moment de l’écriture de son roman qui est tristement toujours d’actualité alors que ce genre d’actes sont encore malheureusement encore trop fréquents de nos jours. Alors qu’il s’attaquait généralement aux enfants, c’est le point de départ utilisé pour faire revenir Pennywise 27 ans plus tard. Passé cette première scène, il faudra ensuite attendre très longtemps pour que le film retourne vraiment à l’épouvante. Il lui faut en effet tout d’abord nous présenter souvent avec beaucoup d’humour les adultes que sont devenus les jeunes héros du premier film qui n’ont plus aucun souvenir de ce qu’ils ont traversé il y a vingt sept ans et fêteront joyeusement leur retrouvailles au restaurant chinois avant que cette réunion ne vire au cauchemar.

Ce qui est amusant c’est qu’à travers le personnage de Bill qui est devenu un romancier et un scénariste dont les fins sont toujours ratées, on ne peut s’empêcher d’y voir une sorte d’incarnation de Stephen King dont les romans souffrent quasiment à chaque fois de ce gros défaut. Le fait de souligner quasiment dès le début du film, la malédiction de l’écrivain semble être pourtant assez malvenu alors que nous sommes justement dans un long métrage censé conclure l’histoire. Le parallèle entre ce personnage de fiction et son auteur est d’autant plus souligné par une scène où le véritable Stephen King joue un brocanteur qui se moquera clairement des talents d’écritures de Bill. Le gros problème ici n’est cependant pas uniquement la scène finale mais carrément le film entier.

 

Ça, Chapitre 2

 

Si pour le premier volet, Andy Muschietti avait pu profiter des bonnes idées de Cary Fukunaga pour cette adaptation qu’il devait à l’origine réalisé lui-même, c’est cette fois ci tout seul que Gary Dauberman a du condenser ce qui restait à adapter des trois tomes de cette saga littéraire. Sans être véritablement ennuyeux, on pourra trouver le temps long devant ce long métrage qui n’arrivera que trop rarement à nous faire peur. Avec des acteurs adultes, le film perd son coté « Goonies » ou « Stranger Things » car à près de 40 ans, ces personnages sont bien moins attachants. De plus, ils ont désormais conscience que toute les manifestations de Pennywise ne sont la plupart du temps que des illusions. Le Clown ne fera donc plus vraiment peur ici d’autant plus que les victimes se compte facilement sur les doigts d’une seule main. On se consolera avec la beauté des décors et la qualité de la photo. En revanche les effets spéciaux numériques laissent souvent grandement à désirer.

Dés la fin du premier chapitre, tout le monde s’était fait dans sa tête son casting parfait pour retrouver les personnages adultes. Curieusement la Warner n’a pas voulu mettre le paquet pour s’offrir un casting All-Stars. Seuls trois d’entre eux sont vraiment connus avec comme une évidence Jessica Chastain qui avait déjà tourné avec Andy Muschietti dans Mama dans le rôle de Beverly. L’autre star du casting, James Mc Avoy incarne Bill l’auteur raté. A la demande de Finn Wolfhard, C’est Bill Hader qui incarne le vieux Richie caution comique du film. Héros de la série Beauty & The Beast en 2012, Jay Ryan est le nouveau Ben devenu beau gosse. Les quasi inconnus James Ransone et Isaiah Mustafa bouclent le casting avec un rôle très anecdotique pour le nouveau Mike qui était pourtant le seul à être resté à Derry. On retrouvera également tous les enfants du premier film dans de nombreux flash-backs.

 

Ça, Chapitre 2

 

Après la grande réussite du premier volet, on s’attendait logiquement à une seconde partie encore plus énorme. Mais curieusement Ça Chapitre 2 ne retrouve jamais l’attrait du premier. Si les décors et la photo sont sublimes et donne un sacré coup de vieux au téléfilm des années 90, l’histoire se traîne vraiment en longueur en oubliant bien trop souvent de nous faire peur. Cette nouvelle relecture d’un roman de Stephen King rejoint donc le rang des grosses déceptions sans être vraiment mauvaise mais bien loin de ce qu’on espérait. 

 

MON AVIS : 3/5

 

FICHE TECHNIQUE :

  • TITRE ORIGINAL : It, Chapter 2
  • RÉALISATEUR : Andy Muschietti
  • AVEC : Bill Skarsgard, James McAvoy, Jessica Chastain, Bill Hader, Isaiah Mustafa, Jay Ryan & James Ransone
  • SCÉNARISTE : Gary Dauberman d’après l’oeuvre de Stephen King
  • COMPOSITEUR : BenjaminWallfisch
  • GENRE : Épouvante – Horreur
  • DURÉE : 2h50
  • NATIONALITÉ : Américain
  • DISTRIBUTEUR : Warner Bros France
  • DATE DE SORTIE : 11 septembre 2019