GOOD BOYS de Gene Stupnitsky [Critique Ciné]

 

Good Boys

 

Douze ans après Supergrave, Seth Rogen et Evan Goldberg remettent le couvert en tant que producteurs de Good Boys une nouvelle comédie trash pour teenagers et tous ceux qui refusent de grandir.

 

 

SYNOPSIS : Maintenant qu’ils sont entrés en sixième Max, Thor et Lucas veulent se la jouer cool mais ils sont totalement paniqué à l’idée d’aller à la fête de Soren car ils n’ont jamais embrassé une fille. Pour se préparer, ils décident d’espionner la voisine de Max avec le drone de son père qui lui avait pourtant interdit de l’utiliser. Lorsque que leur tentative d’espionnage va tourner au fiasco, ils vont être obligé de sécher les cours pour trouver le moyen de racheter un drone avant que le père de Max découvre qu’il a disparu.

 

Alors qu’il y a encore une dizaine d’année, les Teen Movies comme American Pie et Supergrave parlaient la plupart du temps de jeunes lycéens sur le point d’entrer à l’université, Good Boys semble montrer que les années passant le temps de l’innocence a bien raccourci. Si l’inspiration première des scénaristes et réalisateurs Gene Stupnitsky et Lee Eisenberg est La Folle Aventure de Ferris Bueller, leur héros ont bien rajeunis, les Teens faisant place aux Tweens la génération entre dix et seize ans avec de jeunes héros qui n’ont techniquement même pas le droit de voir le film dans lequel ils ont tourné.

 

Good Boys

 

Si toute la promotion du film repose sur le fait que Good Boys est interdit aux moins de 12 ans aux Etats Unis, en France cette comédie est curieusement considérée comme tout public. Il serait pourtant bien inconscient d’y emmener ses enfants car plus qu’un nombre incalculable de jurons, c’est surtout pour toutes les bêtises que commettent le jeune trio et les allusions sexuelles que le film pourrait se montrer dangereux. Les avertissements passés, il faut tout de même avouer que c’est une sacrée bonne idée que le duo a eu ici. Ces Tweens proche des héros de Stranger Things renouvellent ce genre de comédies avec une innocence que n’ont plus les adolescents.

En lui même Good Boys n’a rien de franchement original mais pourtant on ne pourra s’empêcher d’être souvent vraiment mort de rire face à la bêtise des trois héros. Leur jeune age et leur innocence les poussent souvent à paniquer et à faire les pires choix possibles pour se sortir d’embarras créant souvent des situations encore pires. Même si il s’agit d’un Road Trip de seulement six kilomètres pour se rendre au centre commercial, MaxThor et Lucas arriveront toujours à se créer des tas d’ennuis. Si déjà ils commencent à être titiller par l’idée d’embrasser des filles, ils n’ont aucune connaissance sur le sexe et verront dans les sextoys des parents de Thor rien d’autres que des armes bien utiles dans leurs aventures.

 

Good Boys

 

Même si nos héros sont plus jeunes que d’habitude, il est tout de même encore question de maturité dans Good Boys comme dans la majorité des Teens Movies. Le film insiste sur la valeur de l’amitié et sur les choix à faire dans la vie. Très ancré dans son époque, il n’hésite pas aussi à évoquer les questions d’actualité sur le consentement et le harcèlement à l’école. Des morales qui aseptisent un peu trop un film pas aussi fou que l’on aurait pu croire au début.

Révélé par le drame Room, le jeune Jacob Tremblay était apparu par la suite dans d’autres histoires dramatiques tels que Wonder et The Book Of Henry. Après avoir perdu son temps dans le blockbuster The Predator l’année dernière, il est plutôt surprenant de le retrouver en héros de Good Boys. Il s’y montre en fait tout aussi excellent que dans ses premiers rôles au cinéma prouvant un potentiel qui pourrait continuer de le porter loin. Moins connus ses petits camarades Brady Noon vu dans Boardwalk Empire et Keith L. Williams vu dans The Last Man On Earth ne sont pas en reste pour la déconne et assument comme si de rien n’étaient toutes les situations que leur a fait jouer avec beaucoup de culot le réalisateur Gene Stupnitsky.

 

Good Boys

 

Quand La Folle Journée De Ferris Bueller rencontre Supergrave, cela donne Good Boys. Dans la veine des comédies de Seth Rogen et Evan Goldberg, les aventures rocambolesques de ces trois gamins sont source de très nombreux éclats de rire. Une comédie vraiment très réussie qui n’a peur de rien qui ravira les plus grands mais pourrait toutefois donner quelques mauvaises idées aux spectateurs de l’age des héros.
 
MON AVIS : 4/5

 

 

FICHE TECHNIQUE :

  • RÉALISATEUR : Gene Stupnitsky
  • AVEC : Jacob Tremblay, Keith L. Williams, Brady Noon, Molly Gordon & Midori Francis
  • SCÉNARISTES : Gene Stupnitsky & Lee Eisenberg
  • COMPOSITEUR : Lyle Workman
  • GENRE : Comédie
  • DURÉE : 1h30
  • NATIONALITÉ : Américain
  • DISTRIBUTEUR : Universal Pictures International France
  • SITE OFFICIEL : https://www.universalpictures.fr/good-boys
  • DATE DE SORTIE : 21 août 2019