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LES INTRUS de Renny Harlin [Critique Ciné]

Les Intrus de Renny Harlin

Même si nous ne l’attendions pas, la saga The Stangers repart pour une nouvelle trilogie aux allures de mauvais remake sous le titre Les Intrus.

Malgré une bande annonce qui avait de quoi bien mettre les chocottes et la présence de Liv Tyler, le premier film The Strangers était sorti en France directement en DVD en 2012. Cependant, six ans plus tard une suite baptisée Strangers : Prey At Night voyait le jour cette fois ci sur grand écran pour un résultat qui  ne méritait pourtant pas un tel honneur. Productions à petit budget rentrant dans ses frais et réussissant à devenir culte pour certains spectateurs, il n’en fallait pas plus pour les producteurs pour remettre le couvert avec un troisième film baptisé ce coup ci Les Intrus.

Si cela n apparait pas sur l’affiche française, ce troisième film de la saga est en fait le premier volet d’une trilogie qui ne nécessitera pas d’avoir vu les précédents volets. Bryan Bertino, le créateur du premier The Strangers n’étant plus que crédité comme producteur exécutif, c’est étonnamment Renny Harlin, célèbre réalisateur de 58 Minutes Pour Vivre et Cliffhanger que nous trouvons à la barre de cette trilogie dont les trois chapitres ont été tournés à la suite en Slovaquie près de Bratislava pour des soucis d’économies alors que cette histoire est pourtant censée se dérouler aux États Unis.

Les Intrus de Renny Harlin

N’allez pas croire que les scénaristes de cette nouvelle trilogie ont trouvé une idée révolutionnaire pour motiver ce projet. Comme le tout premier film qui se disait inspiré d’un histoire vraie, Alan R. Cohen et Alan Freedland voudraient nous faire croire qu’ils se basent sur de véritables statistiques sur le nombre impressionnant d’homicides commis chaque jour aux États Unis. Pour illustrer leur propos ce premier volet suivra l’histoire d’un jeune couple qui vont faire l’éternelle erreur de faire un détour lors de leur voyage pour aller déjeuner dans un petit bourg aux sinistres habitants. Au moment de reprendre la route, leur voiture refusera de démarrer obligeant les amoureux à passer la nuit dans un chalet.

C’est là que Les Intrus reprendra sa forme initial de film d’invasion de domicile lorsque trois inquiétantes silhouettes masquées, identiques à ceux des précédents films, vont commencer à roder autour du chalet. Alors que le film nous donnait une moyenne impressionnante de morts par minute, il faudra prendre son mal en patience avant que ces Intrus passent réellement à l’action. L’impression d’avoir déjà vu le même genre d’histoire des centaine de fois créera plus d’ennui que de tension en attendant qu’il se passe enfin quelque chose. C’est à se demander si ce nouveau film n’est pas une sorte de remake du premier tant certaines scènes semblent avoir été totalement décalquées.

Les Intrus de Renny Harlin

L’affiche des Intrus nous prévient de ne pas chercher de raison mais il ne faudra pas plus chercher le moindre réalisme ou preuve d’intelligence dans ce film où le couple enchainera comme toujours les décisions les plus idiotes et illogiques. Les trois tueurs peuvent même donner l’impression qu’ils sont dotés de pouvoirs spéciaux pour se déplacer en silence, anticiper les mouvements de leurs proies ou en étant capable de les retrouver même lorsqu’ils sont cachés loin de la maison.

N’ayant rien réalisé de mémorable depuis près de trente ans, Renny Harlin n’a rien à nous offrir en terme de mise en scène. Si nous pouvons le reconnaître comme un maitre de l’action, il n’a en revanche pas le même talent quand il s’agit d’horreur. Il accumule les scènes bien clichées de vieux piano, de clou rouillé et de scène de douche cadrée aux épaules sans y inclure le moindre moment de réelle sauvagerie, très peu d’hémoglobine et même pas de quoi un peu se rincer l’œil. C’est bien là un véritable paradoxe de vouloir faire un film d’horreur sans vouloir choquer pour ne pas se retrouver avec une interdiction aux moins de seize ans alors que seuls les ados pourront trouver leur compte devant un long métrage aussi peu inspiré.

Les Intrus de Renny Harlin

Avec deux morts et demi au total, Les Intrus est probablement l’un des slashers comptant le moins de victimes faisant mentir les statistiques qu’il devait illustrer. Il ne se passe tellement rien de neuf et d’original dans ce premier volet de Les Intrus qu’il faudra vraiment être motivé pour subir deux autres suites certainement aussi peu inspirées.

MON AVIS :
0/5

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