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65 – LA TERRE D’AVANT de Scott Beck et Bryan Woods [Critique Ciné]

65 - LA TERRE D'AVANT de Scott Beck et Bryan Woods [Critique Ciné]

Adam Driver regrettera certainement un jour d’avoir joué dans 65 – La Terre D’Avant comme vous de l’avoir vu.

Les temps sont durs pour tout le monde y compris pour Adam Driver ! Ne pouvant certainement pas vivre décemment avec ce qu’il touche en jouant dans des films indépendants comme l’excellent White Noise, le voici contraint de répartir dans l’espace pour gagner décemment sa vie. Il est le héros de 65 – La Terre D’Avant, blockbuster S.F. décérébré  imaginé et réalisé par Scott Beck et Bryan Woods, les scénarises de Sans Un Bruit, et produit par Sam Raimi sorti très discrètement au cinéma le 22 mars.

Dans 65 – La Terre D’AvantAdam Driver incarne Mills un pilote de vaisseau spatial contraint d’accepter une mission qui l’éloignera pendant deux ans de son épouse et leur fille malade dans l’espoir de gagner assez d’argent pour lui offrir les soins nécessaires. Sur le chemin du retour, son vaisseau va se retrouver pris dans une pluie d’astéroïdes avant de s’écraser sur une planète hostile peuplée de dinosaures. Sans le savoir, il a fait un bon dans le temps le renvoyant dans le passé 65 millions d’années avant notre civilisation.

Voulant se donnant des allures de film dramatique, c’est par une bonne dose de pathos que commence 65 – La Terre D’Avant en montrant la déchirante séparation de Mills avec sa femme et sa fille. Passé le crash, nous aurons l’impression de nous retrouver dans un jeu vidéo survivaliste avant que l’astronaute ne découvre une jeune survivante dans le dernier caisson d’hibernation encore intact. Une fillette de neuf ans sortant d’une autre planète inconnue dont on ne saura rien et qui ne parle pas la même langue que lui. Ensemble, ils vont devoir traverser des territoires hostiles pour atteindre l’autre partie du vaisseau où se trouve la navette de secours.

Rapidement nous comprendrons que les intentions des réalisateurs Scott Beck et Bryan Woods étaient de faire leur propre Jurassic Parc. D’une conception assez différente de celles de la saga culte, ces dinosaures nous offriront exactement le même genre de séquences que la saga culte. C’est sans frissons ni enthousiasme particulier que nous suivrons les pérégrinations de ce duo avec son lot de situations totalement improbables déjà vues mille et une fois ailleurs.

Au crédit du film il faut reconnaitre que la Columbia a mis le paquet en terme de budget pour les effets spéciaux. Les dinosaures sont parfaitement intégrés dans ces décors de végétation luxuriante sans le moindre défaut apparent.  Ca nous change des dernières productions Marvel aux effets numériques médiocres.

Cela fait toujours bizarre de voir Adam Driver dans un rôle très physiques radicalement diffèrent de ceux qui l’ont fait connaître avant d’incarner Kylo-Ren dans la dernière trilogie Star Wars. Même s’il se retrouve dans cette galère probablement pour payer ses factures, l’acteur s’implique pour nous faire croire à cette improbable histoire. D’autant plus qu’il peut être considéré comme le seul véritable acteur du film. Particulièrement horripilante, la gamine en détresse jouée par Ariana Greenblatt nous saoulera avec ces caprices en borborismes extra-terrestres.

Il faudra vraiment être un gamin de huit ans passionnés de dinosaures pour trouver le moindre intérêt a ce resucé de Jurassic Park. Si les effets spéciaux sont vraiment à la hauteur de ce que nous sommes en droit d’attendre d’un blockbuster, c’est bien la seule qualité de 65 – La Terre D’Avant qui prend les spectateurs pour des imbéciles. Avec son compte en banque bien rempli, nous attendons maintenant de retrouver Adam Driver dans des projet plus inspirés.

MON AVIS :
1/5

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