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INDIANA JONES ET LE CADRAN DE LA DESTINÉE de James Mangold

Indiana Jones Et Le Cadran De La Destinée

James Mangold ressuscite Indiana Jones pour une nouvelle aventure à la recherche du Cadran De La Destinée qui a tout pour séduire les fans.

Avec le rachat de Lucasfilm par Disney, nous savions qu’un jour ou l’autre la firme aux grandes oreilles trouverait le moyen de relancer la franchise Indiana Jones après avoir usé jusqu’à la trame la saga Star Wars. Mais entre un Harrison Ford âgé maintenant de 80 ans et le duo de créateurs Steven Spielberg et George Lucas qui semblaient avoir tout fait pour saboter la saga avec un quatrième film loin d’être mémorable, le challenge était de taille. Et pourtant Disney a finalement réussi l’improbable en nous offrant une cinquième aventure qui devrait réconcilier tout le monde avec la franchise

Alors que Steven Spielberg semble traverser une période très nostalgique dans sa vie avec son très beau mais inutile remake de West Side Story et le très personnel The Fabbelman, il est étonnant de le voir faire l’impasse sur un cinquième épisode. Nous ne lui en tiendrons au final pas très longtemps rigueur tant Lucasfilm a su lui trouver un digne successeur en James Mangold. Faisant équipe avec le scénariste David Koepp déjà à l’œuvre sur le précèdent épisode, les deux hommes on su corriger le tir pour nous offrir un cinquième épisode à la hauteur de la trilogie d’origine avec l’aide des frères Butterworth déjà coscénaristes de Le Mans 66.

Indiana Jones Et Le Cadran De La Destinée

Que serait la saga Indiana Jones sans ses incontournables nazis ? C’est ce que les quatre scénaristes ont bien compris en débutant leur film par un prologue explosif qui nous ramène tout droit en 1944 avec un Indiana Jones à nouveau capturé par les allemands alors qu’il était encore dans une course à l’artefact légendaire qui le conduira à la découverte du fameux Cadran De La Destinée. Inventé par Archimède, celui ci aurait la capacité de permettre de voyager dans le temps offrant une opportunité unique de réécrire l’Histoire.

Comme s’il ne voulait pas tenir compte des événements du précèdent épisode, c’est un Indiana Jones en instance de divorce que l’on retrouvera après ce prologue en 1969. Venant de prendre sa retraite, il aura la surprise de retrouver sa fillieule Helena qu’il n’avait pas revu depuis 12 ans. Poursuivant les recherches de son père sur le Cadran De La Destinée, celle-ci a besoin du vieil archéologue qui vient tout juste de prendre sa retraite pour en retrouver la partie disparue. Bien que réticent à poursuivre cette recherche, une série d’événements ne lui donnera pas d’autre choix que de la suivre pour une nouvelle aventure.

Indiana Jones Et Le Cadran De La Destinée

Sans en faire de trop dans le fan service, James Mangold et David Koepp ont réunis tous les ingrédients pour faire de cinquième épisode une véritable réussite. Malgré une durée record de près de 2h30, nous n’aurons jamais l’occasion de nous ennuyer devant ce long métrage qui enchaîne les scènes d’action mouvementées et les moments de bravoure. L’exploit d’avoir réussi à faire sortir de sa retraite le mythique compositeur John Williams contribue aussi largement à retrouver l’ambiance épique de la saga culte.

Le plaisir de retrouver Indiana Jones nous fera même pardonner les nombreuses facilités scénaristiques et les improbabilités qui ont toujours émaillé la franchise pour profiter pleinement de cette intrigue digne d’un roman pulp. Une histoire riche en rebondissements et en habituelles trahisons avec toujours le même petit aspect un brin raciste dans le traitement des différentes cultures rencontrées à travers leur périple qui passera peut être moins bien aujourd’hui auprès de certains. Le film possédera tout de même lui aussi son moment assez gênant en poussant un peu trop loin l’aspect fantastique aussi irréaliste que les extra-terrestres du Royaume Du Crâne De Cristal. L’absence de George Lucas dans cette nouvelle production nous évitera au moins les animaux en image de synthèse totalement superflus du précédent film. 

Indiana Jones Et Le Cadran De La Destinée

Rajeuni numériquement pour le prologue du film de manière assez convaincante à quelques défauts près, l’âge avancé d’Harrison Ford ne se remarquera absolument pas dans le reste du film tant l’acteur garde encore une impressionnante forme olympique pour ses 80 printemps. Même s’il est épaulé par les effets spéciaux, il se donne clairement à fond dans cette nouvelle aventure comme s’il n’avait jamais quitté le personnage. Débarrassé du gênant Shia Labeouf, ancien protégé de Steven Spielberg qui a depuis bien craché dans la soupe, cette nouvelle aventure profite pleinement de son remplacement par Phoebe Waller-Bridge, l’héroïne de la série Fleabag, qui apporte tout son charme et son humour à ce nouveau personnage bien plus attachant.

Le choix de Mads Mikkelsen pour incarner le nouveau grand ennemi semble être une évidence tant l’acteur est parfait en scientifique Nazi avec ses hommes de mains patibulaires à souhait tout à fait caractéristique des aventures d’Indiana Jones. Sans oublier d’autres seconds rôles savoureux comme le jeune français Ethann Isidore dont le rôle rappelle Demi-Lune, Shaunette Renee Wilson en Agent du Gouvernement au look impeccable mais aussi d’anciens amis que nous n’avions jamais vu qui sont joués par Toby Jones et Antonio Banderas et le retour de têtes connues dont nous vous laisserons la surprise.

Indiana Jones Et Le Cadran De La Destinée

Sans chercher à innover, Indiana Jones Et Le Cadran De La Destinée nous offre juste un nouvel épisode à adorer dans cette  exceptionnelle saga souvent imitée mais jamais égalée. Plutôt que signer ce qui devait être la dernière aventure du célèbre archéologue, James Mangold nous donne au contraire l’envie de le retrouver au plus vite avec sa filleule dans une nouvelle aventure toute aussi réussie que celle-ci.
MON AVIS :
5/5

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