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INSIDIOUS : THE RED DOOR de Patrick Wilson [Critique Ciné]

Insidious : The Red Door

Pour son grand retour,  Insidious The Red Door nous plonge dans l’horreur du wokisme.

Apres deux derniers films sous forme de prequels aussi inutiles que ratés,  nous nous étions juré de ne plus jamais aller revoir un film de la saga Insidious au cinéma. Et pourtant en reprenant la chronologie normale de la saga avec une véritable suite d’Insidious Chapitre Deux, la curiosité a pris le dessus sur notre bonne résolution. Grand mal nous a pris tant ce cinquième volet rivalise de médiocrité avec l’infâme Infamous : La Dernière Clé qui était censé mettre un terme au naufrage.

James Wan empêtré dans un Aquaman 2 dont la Warner ne sait quoi faire et que personne ne voir, c’est malheureusement sans lui que la saga fait à nouveau son retour. Parce qu’il n’a pas eu trop l’occasion de faire autre chose c’est l’acteur Patrick Wilson  qui passe pour la première fois derrière la caméra pour diriger ce cinquième opus. Visiblement pas plus motivé, Leigh Whannel, le co-créateur de la saga, a préféré laissé à Scott Teems le soin d’écrire le scénario de cet cinquième chapitre après avoir signé celui de la navrante nouvelle adaptation  de Firestarter.

Insidious : The Red Door se déroule neuf ans après le deuxième film en débutant par les funérailles de la mère de Josh Lambert. Nous découvrirons que le couple n’a sans surprise pas résisté au coup de folie traumatisant de Josh. Alors qu’il est sur le point d’entrer à la fac, Dalton est devenu un ado en crise qui ne supporte plus son père. Inscrit dans des études de dessin, sa professeur aux méthodes d’apprentissage non conventionnelles va sans le savoir faire revenir dans l’esprit du jeune homme les souvenirs oubliés de son expérience dans le « further ».

Il est amusant de voir que la réflexion de Jennifer Lawrence dans son dernier film Le Challenge sur ces fêtes de campus où plus personne ne couche ensemble se reflète particulièrement dans Insidious : The Red Door. Prenant la forme d’un campus movie horrifique à la Urban Legend ou Scream 2, le film étonne par son côté aseptisé et son wokisme déprimant où les jeunes boivent avec modération et semble être à peine intéressé par le sexe. Lorsque deux d’entre eux disent réviser dans une chambre, ils sont en effet réellement en train d’étudier sans ambiguïté. De même, alors que Dalton se retrouve à partager sa chambre avec une jeune femme, le puceau n’aura même pas l’idée de coucher avec elle. Et quand elle l’embrassera en alibi d’une manigance, elle n’oubliera pas bien sur de s’excuser de ne pas lui avoir demander son consentement.

Avant de parler de wokimse, il aurait été plus normal d’aborder le sujet de l’horreur dans une critique d’un nouveau Insidious mais l’aspect horrifique du film tardera tellement à apparaitre dans cette histoire que nous aurons presque le temps d’oublier que nous étions venu voir un film d’épouvante et non pas le nouveau American Pie. Nous aurions deja du nous alamer rien qu’a l’apparition du titre du film au début du générique où la musique stridente et derageante qui l’acompagnait habituellement a déja été adoucie.

Si Patrick Wilson emploie certaines des mécaniques de l’effroi qui avait fait la réussite du premier opus de la saga , il n’a clairement pas les talents de mise en scène de James Wan. Nous ne retrouverons jamais les brillants plan séquences ni le travail sur le son qui faisait du premier Insidious une très grande réussite. Dénué du moindre talent, l’apprenti réalisateur nous offre ici une réalisation digne d’un téléfilm au montage sans surprise et abuse de « jumpscares » faciles sans arriver un moindre instant à installer la moindre tension. 

En dehors d’évidentes raisons de se faire facilement de l’argent sur le dos des fans, nous ne voyons pas quel est vraiment l’intérêt de ce nouveau chapitre tant le scénario n’a aucun sens. N’ayant en effet jamais donné de raison à l’absence du père de Josh Lambert dans les deux premiers films, le scénariste Scott Teems s’est infiltré dans cette brèche pour nous sortir une histoire capilotracté qui ne nous éclairera toujours pas sur ce « Further » ni apportera un quelconque renouveau captivant à l’intrigue.

De jeune enfant plongé dans le coma, Ty Simpkins devient le personnage principal de Insidious : The Red Door en reprenant son rôle de Dalton. La preuve que le scénario est très important dans un film, il se montre ici bien moins convaincant que dans le récent The Whale de Darren Aronofsky. En plus de réaliser le film, Patrick Wilson est l’autre tête d’affiche du film mais lui aussi n’aura pas grand chose à défendre. Nous retrouverons aussi Rose Byrne dans le rôle de la mère aujourd’hui loin des problèmes de fantômes et Andrew Astor reprend lui aussi son rôle de petit frère réduit ici à trois scènes à tout casser. Bien que son personnage d’Elise soit décédé, Lin Shaye fait bien évidemment son retour à travers deux scènes qui font vraiment dans le fan service comme la brève apparition de ses compères Leigh Whannel et Angus Sampson. Nouveauté de ce cinquième film, le directeur de casting a cette fois ci ajouté un peu d’inclusion à un casting jusque là très blanc en confiant un rôle sans grand intérêt à l’actrice Sinclair Daniel juste pour la bonne cause.

Insidious : The Red Door

Confié à un scénariste médiocre et un réalisateur débutant, il n’est pas étonnant au fond que ce nouveau Insidious : The Red Door soit aussi râté. Nous avons bien eu tort de s’être laisser embobiner une nouvelle fois par Blumhouse Production qui n’a plus rien sorti de valable depuis bien longtemps. Passé la Fête Du Cinéma, ce cinquième opus ne mérite vraiment pas d’être vu sur grand écran tant il perd tout l’aspect cinématographique des deux premiers. Espèrons que cette fois ca la saga s’arrête vraiment là.

MON AVIS :
0/5

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