VENOM : LET THERE BE CARNAGE de Andy Serkis [Critique Ciné]

VENOM : LET THERE BE CARNAGE de Andy Serkis [Critique Ciné]

Venom : Let There Be Carnage

Suite du Spin-Off de Spider-Man, Venom : Let There Be Carnage arrivera t-il à corriger les nombreux défauts du premier film ?

Massacré au montage par les dirigeants de Sony qui n’ont pas assumé la violence du film tel qu’il avait été imaginé à l’origine par Ruben Fleischer, Venom était devenu un long métrage aseptisé à l’humour lourdingue pour satisfaire une plus large audience. Il faut croire que cela a marché puisque malgré la médiocrité du premier film, la suite arrive ce mercredi au cinéma.

Si tout le monde n’a pas compris ce que venait faire Woody Harrelson à la fin du premier film, l’histoire de Venom : Let There Be Carnage va se charger de leur expliquer. L’acteur joue un certain Cletus  Kasady que tous les fans du comic-book savaient qu’il deviendrait le célèbre Carnage, l’un des ennemis jurés de Venom. Tueur en série qui a toujours refusé de révéler où il avait enterré ses victimes, le seul à qui il veut bien se confier est le journaliste en disgrâce Eddie Broke. Ce qu’il ne savait pas c’est que grâce aux pouvoirs de Venom, il va découvrir le lieu où ont été enfouis certains cadavres. Alors qu’il est désormais condamné à mort, le tueur va entrer en contact avec le symbiote d’Eddie Brock et se transformer en Carnage.

Venom : Let There Be Carnage

Parti réaliser Retour A Zombieland, le réalisateur Ruben Fleischer a été remplacé pour ce second volet par Andy Serkis, célèbre Gollum du Seigneur Des Anneaux qui s’est spécialisé dans la motion capture. Réalisateur de la seconde équipe sur Le Hobbit, il a également réalisé le film Mowgli produit par Netflix. A vrai dire, ce changement de réalisateur ne changera pas grand chose par rapport au premier film. Il souffre exactement des mêmes problèmes de rythme et d’un humour lourdingue qui n’arrivera même pas à nous faire sourire. La première demi-heure sera consacré à la cohabitation difficile entre Eddie et Venom comme si nous n’en avions pas déjà assez vu dans le premier film.

Il faudra encore attendre plus d’une demi heure pour que l’on puisse enfin entrer dans le vif du sujet avec l’apparition de Carnage. Découvrant que sa petite amie Shriek rencontrée  à l’hôpital psychiatrique il y a 20 ans est désormais retenue dans un centre spécialisé, il va partir à sa recherche. Cela ne servira au fond à rien puisque Shriek est capable de lancer des attaques d’ultra sons qui empêchent Carnage d’utiliser ses propres pouvoirs. Rapidement rattrapé par Venom leur confrontation finale ne sera qu’une séquence d’image de synthèse sans aucun intérêt et au fond très similaire à l’affrontement entre Venom et Riot dans le premier film.

Venom : Let There Be Carnage

Voir autant d’acteurs généralement excellents être à ce point sous exploités est véritablement incroyable. Habitué à nous surprendre par ses rôles de composition, Tom Hardy ne ressemble à rien dans ce long métrage et n’aura pas une seule scène convenable à défendre. Choisi pour jouer Cletus Kasady en écho à son rôle dans Tueurs Nés, Woody Harrelson semble lui aussi complétement éteint dans ce long métrage. Et que dire de la présence totalement inutile de Michelle Williams juste là à chaque fois pour se transformer vingt seconde en She-Venom. Dans le rôle de Shriek on trouve Naomie Harris qui avec ses dreadlocks ressemble beaucoup au personnage qu’elle jouait dans la saga Pirates Des Caraïbes.

En terme d’effets spéciaux, on ne peut pas vraiment dire que d’immenses progrès ont été fait entre les deux films. Les scènes ou le symbiote est en interaction directe avec des êtres humains sont toujours aussi mal intégrés. Quand au design de Carnage, il est tellement similaire à celui de Venom que l’on ne voit pas l’intérêt du personnage. Jamais il ne paraîtra une véritable menace donnant un peu d’enjeux à leur affrontement.

Venom : Let There Be Carnage

L’affrontement entre Carnage et Venom aurait normalement dû être le point d’orgue de ce spin-off de Spider-Man en trois volets mais l’absence complète d’enjeux dans le scénario famélique de ce long métrage nous plongera à la place dans un ennui profond tant l’impression de ne rien voir de nouveau domine. Il n’y aura que la scène post générique pour titiller notre curiosité mais ce ne sera pas suffisant pour nous faire attendre avec impatience la suite. C’est plutôt un reboot que l’on espère maintenant pour vraiment faire honneur au personnage de Venom qui méritait bien mieux que ces  deux longs-métrages.
MON AVIS :
2/5

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